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A la une / Témoignage

Rendez-vous pré-conception et essais bébés

Faire un bébé. On attend ça depuis longtemps. En fait, j’attends ça depuis dix ans. (Non, je n’ai pas 35 ans, mais bien 23, au début de ce récit.)

Divers imprévus ont retardé les essais. À la base, je n’avais vraiment pas envie de faire un bébé dans notre appartement anxiogène. Et puis, l’envie étant ce qu’elle est, on trouve un compromis : lancer les essais dans cet appartement, en faisant en sorte que, si jamais ça marchait tout de suite, nous n’ayons pas à y vivre avec le bébé. Nous visons donc huit mois avant l’emménagement supposé dans notre maison en construction.

Couple complice

Crédits photo (creative commons) : John Hope

Depuis le temps que j’ai envie d’avoir des enfants, je côtoie bien des mamans et futures mamans sur internet.

Du coup, je sais déjà que je prendrai de l’acide folique dès le début des essais (bien que l’idéal soit, en réalité, de commencer à en prendre deux mois avant la conception : ça peut être prévisible dans le cadre d’une PMA, mais pour ma part, je table sur le fait qu’il est très peu probable que ça marche du premier coup). Je considère que prendre une petite pilule tous les soirs est une bien maigre contrainte face à ce que ça permet d’éviter. Et puis, ça ne change guère mes habitudes : avant, c’était la pilule contraceptive, que je prenais tous les soirs !

Je me questionne aussi préventivement sur les vaccins. En effet, si pour l’immense majorité des gens, la vaccination va de soi, ça n’a jamais été le cas pour mes parents. Pendant longtemps, leur vision a été évidente pour moi. Jusqu’à ce que je rencontre mon mari, qui m’a permis de réfléchir à certaines choses.

Les années précédentes, je pouvais parfaitement jouer à l’autruche, et me dire : « Je ne me prononce pas, je ne sais pas. » Mais cette fois, avec un projet bébé approchant, il faut que je me décide pour de bon.

D’autant plus que le vaccin contre la rubéole impose de ne pas tomber enceinte dans les trois mois qui suivent, au risque que le fœtus développe d’importantes malformations. (Comme quand on attrape la rubéole enceinte, en fait.) Je dois donc obligatoirement avoir fait mon choix trois mois avant la date de début des essais prévue. Après moult tergiversations, je choisis finalement de faire les vaccins obligatoires et la rubéole.

En même temps que la prescription des vaccins, je demande à me faire prescrire une prise de sang, pour vérifier, outre la traditionnelle immunité à la toxoplasmose, si mon taux de fer est bon. (Rapport à mon végétarisme, souvent accusé de causer des carences – ça arrive quand on n’équilibre pas bien ses repas, or je n’y suis justement pas très attentive. Ceci étant, on peut être omnivore et carencé également !) Oui, je préfère être prévoyante et combler avant la grossesse un manque éventuel. Il s’avère que je n’en ai aucun.

Je reviens quelques jours plus tard pour me faire vacciner, et je m’informe auprès du médecin des effets secondaires possibles. Bonne initiative, car j’ai effectivement mal à la tête le jour-même, et mal dans la zone du vaccin quinze jours plus tard. Ça m’évite de me demander ce que je couve, ou de m’inquiéter de cette douleur (« Oh mon Dieu, je fais une réaction, ça n’a pas marché ?! »).

Deux mois et demi plus tard, je termine ma dernière plaquette de pilule. Pendant encore quinze jours, nous prenons nos précautions.

J’attends avec impatience mes premières règles hors hormones de synthèse. En effet, je n’envisage pas vraiment que ça puisse marcher immédiatement (enfin, suffisamment tout de même pour en avoir tenu compte dans le choix de la date de début des essais !). Elles finissent par arriver, un mois après l’arrêt de la pilule.

Je suis ravie de constater que mon corps a retrouvé un rythme normal rapidement. Je décide de noter sur un calendrier le jour de ces règles, ainsi que tous les jours où les essais sont vraiment « mis en pratique ». Non pas que je sois déjà stressée, mais je me dis tout simplement que ça pourrait être pratique pour une datation plus exacte de la fécondation !

Environ un mois plus tard, les nouvelles règles arrivent. Cette fois encore, je suis contente de les voir : c’est signe que tout va bien dans mon p’tit corps nouvellement déshormoné. Il ne s’est pas mis à faire la nouba : « Tiens, d’abord un cycle de trente-trois jours. Et puis hop, un cycle de soixante-dix-neuf jours. Et puis un de dix-sept jours ! Tralala ! »

Et puis, il faut bien dire qu’une grossesse dans les deux premiers mois d’essais aurait été assez ric-rac par rapport à nos projets : ça nous aurait menés à une date vraiment très proche de la fin du chantier, peut-être même trop proche pour qu’on puisse avoir déjà emménagé (d’autant que les bébés décident souvent de sortir avant la date d’accouchement prévue !).

Mais à partir du troisième mois d’essais, c’est tout bon. Le délai maximum (calculé bien large normalement) de livraison de la maison nous mènerait donc, dans le « pire » des cas, à un mois avant l’accouchement, si ça marchait dans ce cycle. En fait, c’est pile le moment à partir duquel je considère que ça pourrait marcher…

Et toi ? Quelles précautions as-tu prises avant de lancer les essais ? Comment se sont déroulés ces premiers mois d’attente ? Dans la sérénité ou l’impatience ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

J'ai 27 ans et un mari super-chouette ! Notre fille "Pimprenelle" est née à l'été 2015 et nous régale de sa bonne humeur... "Ninette" nous a rejoint au printemps 2018. Je m'occupe d'elles à plein temps. Moi, je suis une lutine lunatique, mais généralement très joyeuse et espiègle. Écolo, féministe, non-violente, végane, cousette, fana de prénoms et de vieilles comédies musicales ! Tu peux aussi me retrouver sur le blog Sous Notre Toit et sur Instagram @danslamalledenilith