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A la une / Récit de grossesse

Attendre son deuxième enfant, ça change quoi ?

À l’heure où je t’écris, mon fils aîné vient de fêter ses 2 ans, et il sera grand frère en août. Je suis donc dans mon cinquième mois de grossesse, déjà !

Concrètement, qu’est-ce que ça a changé, par rapport au premier bébé ?

Changements d'une deuxième grossesse

Crédits photo (creative commons) : Ben Grey

La décision

Pour prendre notre décision, peu de différences. On avait envie d’un autre enfant tous les deux, on se sentait prêts.

À la base, je voulais attendre plus longtemps, trois ans/trois ans et demi d’écart, pour bien profiter de chacun dans la petite enfance. Mais je ne me sentais pas de tout recommencer plus tard. Là, déjà, notre fils dort jusqu’à 9h, et même jusqu’à 10h souvent le weekend (oui, tu me détestes, je sais…). Il mange de tout, on l’emmène partout : en soirée, au resto, en balade, en voyage, à la piscine, à vélo… Il est sage en voiture et aime voir du monde.

Des fois, il pique des crises, mais c’est normal, il est encore petit ! Mais à côté de ça, on se sent libres, pas « bloqués », donc on n’a pas eu envie d’attendre encore, et d’être « déçus » de se bloquer à nouveau. Donc l’envie est venue plus tôt, dans le courant de sa deuxième année, doucement.

Attention, je ne critique pas les grands écarts d’âge ! Je suis d’ailleurs issue d’une fratrie aux différences d’âges plus conséquentes, et je l’ai très très bien vécu ! Seulement, notre façon de penser a été celle-ci.

La découverte

Occupée par mon fils, je prêtais moins attention aux « symptômes », même si j’en cherchais quand même.

Pour ne pas être déçue, j’ai attendu longtemps pour faire mon test : 5 semaines d’aménorrhée (SA). Mais j’étais déjà à quasi 4 semaines de grossesse, en fait, car je ne suis pas très régulière (taux de 7800 à la prise de sang le lendemain !). Du coup, pas de faux négatif chez moi ! J’avais d’ailleurs déjà attendu un moment pour le premier.

Je le « sentais » bien un peu, mais je n’arrivais pas trop à y croire. C’était moins flagrant que pour mon aîné, où j’en étais presque sûre.

Je l’ai annoncé à mon mari, et hop, c’était reparti : on allait avoir un bébé !

Le premier trimestre

J’avais les mêmes symptômes que pour mon aîné : nauséeuse et barbouillée, le matin essentiellement. Mais mon fils étant une marmotte, je le réveillais après moi, et je déjeunais donc seule et tranquillement, le temps de faire passer les malaises. Donc, en gros, ça n’a pas changé grand-chose à mon quotidien. Quand j’arrivais au travail, c’était à peu près passé.

J’ai refait une migraine, qui a duré près de cinq jours, mais une seule, alors que j’en avais eu deux, plus violentes, pour mon aîné.

Niveau fatigue : pour mon premier, je pensais être au bout de ma vie tellement j’étais fatiguée ! Alors avec en plus un petit de 22 mois à gérer, je n’osais pas imaginer ! Mais en fait, non, ça allait !

J’étais un peu fatiguée, mais je gérais le boulot, le petit, etc. Comme avant. Mon mari faisait beaucoup de choses à la maison aussi, donc le quotidien ne me fatiguait pas tant que ça. Je pense que psychologiquement, comme je savais qu’il « fallait tenir », mon cerveau ne sombrait pas en mode « J’en peux plus, je veux mon lit ! ».

Par contre, le soir, une fois posée dans le canapé, impossible de reprendre une activité : toute la fatigue venait d’un coup. Il m’arrivait de m’endormir subitement pendant dix ou quinze minutes, vers 19h, pendant que le petit buvait son biberon avec son papa !

Le début du deuxième trimestre

À l’heure où j’écris, je suis donc à 20 SA révolues, et je me sens très bien. Comme pour l’aîné, la magie du deuxième trimestre a opéré : regain d’énergie, petit bidon bien rond, cheveux brillants… Je me sens super bien, et je savoure ces moments, car je sais que tout peut basculer d’un moment à l’autre…

Je me sens maman ET future maman à la fois, ce qui est très différent (pour moi en tout cas !) de la sensation que j’ai eue à me sentir uniquement future maman, puis maman. Je trouve ça agréable.

De plus, mon bébé bouge autant que le premier, et ça, je ne m’y attendais pas. Je ne pensais pas qu’on pouvait avoir un autre bébé aussi actif ! Je l’ai senti très très tôt, du coup, vers 13/14 SA (17/18 SA pour le premier) ! Incroyable ! Et il donne déjà des coups qui me déforment le ventre depuis quelques semaines. Bref, niveau activité, il a l’air comme son frère !

Ai-je une attitude différente ?

Alimentation et mises en garde

Je fais autant attention que pour le premier, en me prenant moins la tête. S’il est pasteurisé, je mange du fromage, croûte ou pas croûte, par exemple. Mais globalement, j’ai la même attitude. Le gros changement réside dans le fait que j’ai repris quelques petites habitudes de « diabétique » (surtout au petit-déjeuner et en cas de fringale) et que je vérifie ma glycémie.

Je sais aussi comment faire plus attention pour éviter les douleurs ligamentaires, et quels changements de position (me lever rapidement, par exemple) me font mal : je me suis donc adaptée plus vite. Par contre, je découvre aussi de nouvelles « douleurs » (saleté de symphyse dès le quatrième mois !!).

État d’esprit

Pour mon premier, j’avais hâte d’atteindre chaque échéance : première écho, contrôle des 4 mois pour connaître peut-être le sexe, deuxième écho, ventre qui se voit, etc. etc. Le temps me paraissait passer si lentement !

Là, je suis confrontée à une dualité : le temps passe lentement quand on est enceinte, mais si VITE quand on a son enfant avec soi ! Et donc moi, je vis les deux ! Et c’est largement le fait que le temps passe trop vite qui l’emporte. Au lieu de me dire : « Pfioooou, encore une semaine avant mon écho… », je me dis : « QUOOOI ? Je suis déjà à 3 semaines de mon écho morpho !! Déjà à presque 21 SA !! »

J’ai aussi une plus forte volonté de profiter absolument de cet état, même si ce n’est pas toujours agréable, car je sais que je vis sans doute mes dernières semaines de femme enceinte. Il me reste moins de cinq mois, et je suis déjà presque nostalgique…

Du coup, pour le moment, je relativise plutôt bien l’éventualité d’une hospitalisation ou d’un alitement… On en reparle quand je serai au troisième trimestre, hein ! Mais pour l’instant, je PROFITE !

Les questions que je me posais et pour lesquelles j’ai ma réponse

« Comment je vais faire avec un petit ?? Il faudra le porter, s’en occuper… Je vais être exténuée, je n’y arriverai pas ! »

Eh ben, on fait avec ! Le porter, on limite au max, mon mari le gère quand il est là (il le met pour moi sur la table à langer, par exemple, même si c’était moi qui m’en occupais à ce moment). Je lui ai appris à monter seul dans son siège auto, mais il n’en était de toute façon pas loin. Je joue avec lui, je m’en occupe autant qu’avant, même si quelques mouvements deviennent plus difficiles.

« Je suis sûre que je me ménagerai beaucoup plus pour éviter l’alitement ! »

Euh, ben… non, en fait. C’est même l’inverse : tant que ça va, je profite à fond, et je fais toutes les activités que je veux ! Je nage seule une fois par semaine, on va à la piscine à trois le weekend. On sort, on vadrouille… Et quand je suis fatiguée, je le dis, et on fait une pause.

« Est-ce que, parce que les sensations sont connues, on stresse moins ? »

Oui, quand même. Je suis tombée dans l’escalier à près de 2 mois de grossesse, et comme tout allait bien, je n’ai pas consulté avant mon écho officielle, qui tombait trois semaines plus tard… Je reconnais des douleurs, d’autres sont plus inhabituelles, mais je stresse beaucoup, BEAUCOUP moins !

« Est-ce que je serai plus sereine à l’idée de gérer un bébé, puisque je sais ce que c’est ? »

Ben justement, je sais ce que c’est, et combien c’est DUR de ne pas dormir pendant dix ou onze semaines (oui, mon fils a fait ses nuits tôt, je sais que tu me détestes… désolée !). Mais surtout : je sais ce que c’est de gérer UN bébé, oui. Un SEUL bébé. Sans grand frère. Donc si, je stresse un peu en pensant à cette organisation à deux enfants. Mais je suis sûre que ça ira : d’autres y arrivent bien !

« L’accouchement me fera-t-il plus ou moins peur ? »

Les deux !! J’ai bien plus peur maintenant que je sais ce que ça peut être : j’ai eu mal comme jamais de ma vie, et j’ai cru mourir de douleur. (Oooups, désolée future maman si je t’ai effrayée ! Ne lis surtout pas mon récit d’accouchement, alors !) MAIS je me dis aussi que j’ai survécu, que j’en suis fière, et que la naissance est tellement belle que ça vaut le coup !

« Vais-je avoir du ventre plus vite pour mon deuxième ? »

Pas vraiment, ça a fait comme pour le premier. J’ai réussi à le cacher jusqu’à 13 SA sans souci. Mes parents n’ont même pas compris mon annonce, tant ils n’avaient rien remarqué ! J’ai bien géré les fêtes, je n’ai pas été démasquée. Comme j’ai toujours un peu de bidon, le bidon du début est passé inaperçu. Par contre, entre 3 et 4 mois, mon ventre est bien sorti, d’un coup ! Et là, plus de place au doute !

Les questions sans réponse à ce stade

  • « Est-ce que j’aurai du diabète de grossesse de nouveau ? Un alitement ? Une pré-éclampsie ? » (Je suis suivie pour la pré-éclampsie, j’ai de l’aspégic nourrisson, on verra si ça marche… Pour le diabète, je fais attention, je prends ma glycémie de temps en temps, et à 24 semaines, je ferai le test… Et pour l’alitement, ça m’inquiète avec un aîné, mais j’y échapperai peut-être !)
  • « Est-ce que je vais prendre plus de poids ? » (Je suis bien partie pour, là…)
  • « Est-ce que mon fils aîné sera jaloux ? »
  • « Est-ce que, cette fois, j’accoucherai en moins de vingt-quatre heures ? »
  • « Est-ce que je vais réussir à me tenir à mon souhait de limiter les visites ? »
  • « Est-ce que je vais survivre à deux enfants ??? »
  • « Est-ce que mon deuxième dormira aussi vite et aussi longtemps que le premier ? » (Pitié, oui !!)
  • … et tant d’autres !

(Petite mise à jour avant publication : OUI, j’ai du diabète, et je devrais savoir à la parution de l’article si j’ai droit à l’insuline, car je suis limite…  La pré-éclampsie me pend au nez vu mes analyses, et niveau poids, je suis pareille. Mais mon ventre est énorme ! Enfin, pour la réponse vis-à-vis de l’accouchement, il te faudra tout de même encore attendre !)

Et toi ? Tu as géré comment la deuxième (ou troisième, quatrième, etc.) grossesse ? Ou bien, si tu ne t’es pas encore lancée, tu l’imagines comment ? Tu as envie d’un autre enfant, ou pas encore ? Raconte !

A propos de l’auteur

Trentenaire, mariée, maman, propriétaire en campagne, cadre (pas trop) dynamique, sportive (à mes heures), coquette, gourmande..... et j'en passe! Je suis mariée depuis début 2013 et maman depuis début 2014 pour la première fois. J'adore manger, cuisiner, tricoter, lire, me promener, jouer du piano .... et les chats! Je jongle entre ma vie de femme et de maman, en incluant le boulot là dedans. Pas facile tous les jours mais quel bonheur :-) Au point que nous avons récidivé: nous avons accueilli notre deuxième fils tout récemment! Et je suis évidemment totalement folle de mes deux enfants :-)