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A la une / Témoignage

Ma grossesse par don d’ovocyte : le début de l’attente

Dans mon article précédent, je te parlais des interrogations qui se sont bousculées au fur et à mesure du temps qui passait. Le problème d’attendre sans n’avoir rien d’autre à faire, c’est que nous réfléchissions beaucoup !

Pourtant, nous avons eu l’organisation du mariage à gérer, la construction de notre maison, la naissance de la fille de ma meilleure amie, puis l’organisation de notre voyage de noces à New-York. Beaucoup de projets qui ont pris du temps, et de la bande passante dans nos cerveaux !

Mais malgré ces superbes projets, j’ai eu une année plutôt difficile par moments. Ces petits moments où une période creuse venait chambouler ma sérénité apparente. Ces moments où, en navigant sur des forums, je trouvais des raisons d’espérer encore une grossesse naturelle « miraculeuse ».

Attente

Crédits photo (creative commons) : Olga

J’ai demandé à ma gynécologue des examens complémentaires, parce qu’au final, je n’avais fait qu’une prise de sang avec mes taux d’hormones. J’ai donc réalisé une échographie pelvienne et un dosage d’AMH (hormone antimullérienne). Ces deux examens devaient déterminer si j’avais encore quelques ovocytes bien cachés.

Résultats : l’échographie a montré des ovaires atrophiés, qui dormaient comme s’ils avaient fait leur boulot et profitaient d’une retraite méritée, et le taux d’hormone rasait les pâquerettes.

Je me suis sentie tellement bête ! Je le savais : on m’avait bien dit qu’il n’y avait pas d’espoir… Et pourtant, j’y ai cru avant chaque examen. Et j’ai toujours eu une douche froide lors des résultats, et la culpabilité d’y avoir cru.

Mon traitement hormonal était plutôt lourd au quotidien, entraînant de grosses fatigues, nausées, migraines, etc. Et comme on n’apprend jamais rien, je me suis surprise quelques fois à penser que j’étais enceinte, à faire des tests de grossesse, toujours négatifs, quand Monsieur Aragorn n’était pas là, et à me flageller d’y avoir cru… jusqu’à celui d’après.

Je faisais mes tests quand Monsieur Aragorn n’était pas là pour deux raisons :

  • une partie de moi savait qu’ils seraient négatifs, et je ne voulais pas lui infliger cette peine, ni lui montrer que j’y avais cru,
  • et la partie de moi qui y croyait malgré tout se disait que ce serait vachement cool de lui annoncer la bonne nouvelle !

J’ai même arrêté complètement mon traitement hormonal, car j’avais des symptômes qui correspondaient à une surdose d’œstrogènes. J’ai alors pensé que mes ovaires avaient décidé de se remettre au boulot ! Au bout de dix jours d’arrêt, les bouffées de chaleur et les kilos sont revenus, la désillusion qui les accompagnait également…

J’ai écumé tous les forums, blogs et articles traitant du don d’ovocytes. Je lisais les échecs douloureux et les réussites miraculeuses. Je lisais des parcours de PMA qui me faisaient me dire qu’on avait encore beaucoup d’épreuves devant nous, et d’autres histoires où les choses avançaient beaucoup plus rapidement.

Entre intenses bonheurs, projets à mener, ponctuelles déceptions et mini-dépressions, l’année 2013 s’est écoulée. L’année 2014 s’annonçait dans la même veine.

Jusqu’en août 2014, où j’en ai eu franchement marre d’attendre !

Et toi ? Est-ce que tu as attendu longtemps que les choses sérieuses commencent en PMA ? Comment as-tu géré cette période ? Que faisais-tu ? Viens en parler…

Pssst ! Coucou, c’est Camille ! Pense à revenir à 11h : il y aura un joli concours sur le blog ! 😉

A propos de l’auteur

Mariée depuis octobre 2013 avec Monsieur Aragorn, nous savions depuis plusieurs mois que l'aventure de la parentalité ne serait pas simple pour nous. Une pointe d'attente et un gros soupçon de destin nous permettent aujourd'hui d'attendre un heureux évènement pour octobre 2015. Je te propose de plonger dans notre histoire, qui est surtout mon histoire et que Monsieur Aragorn a accepté de partager et de rester à mes côtés malgré les difficultés.