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A la une / Vie de maman

Les tâches ménagères

« Mets la table », « Range ta chambre », « Fais ton lit »… Arrrg, que je les ai détestées ces petites phrases ! Toi aussi tu les as sans doute entendues… et dites. Aujourd’hui, tu l’as compris on va parler tâches ménagères !

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De notre enfance à celle de Schtroumpfette

M. Chéridamour et moi avons tous les deux grandi avec une maman au foyer. Pour autant, il était hors de question pour elles de se charger de tout. Avec 4 enfants d’un côté et 3 de l’autre, elles avaient chacune suffisamment à faire et nous avons toujours mis la main à la pâte. Il est inenvisageable pour moi que mes enfants ne participent pas aux tâches ménagères, pareil pour M. Chéridamour.

Nous avons commencé assez tôt à demander à Schtroumpfette de se charger de ce qui était à sa portée. Pour qu’elle devienne autonome, qu’elle apprenne que la vie est faite de jeux mais aussi de contraintes, qu’elle participe et ainsi se sente intégrée complètement au foyer. Et puis j’ai une réputation de marâtre à tenir non mais !

Des tâches en fonction de l’âge

2-5 ans

Toute petite, elle avait pour consigne de ranger un jeu dès qu’elle en sortait un autre (le plus souvent avec notre aide) car nous ne voulions pas que le séjour devienne une salle de jeux. Dans sa chambre en revanche elle pouvait laisser du bazar car c’était son espace rien qu’à elle.

A partir de 4 ans, elle devait réparer ses bêtises quand elle en faisait (renverser son verre d’eau, casser de la vaisselle, abîmer un objet…) En général nous ne la grondions pas (même si l’agacement pointait parfois le bout de son nez) mais nous l’aidions, nous lui expliquions que ce n’était pas grave tant qu’elle arrangeait son erreur.

Vers 5 ans, nous lui avons demandé de tenir sa chambre rangée. Pas très exigeants en la matière, nous avons acheté des bacs, elle peut y mettre tout mélangé. La chambre paraît ainsi nette et tout le monde est content. Schtroumpfette a parfois des « crises de rangement » : elle va tout sortir et ranger proprement d’elle-même. Aujourd’hui c’est bien fait, mais à l’époque c’était assez drôle : « regarde comme j’ai tout bien rangé » dixit la demoiselle en me montrant son petit train de bois et ses playmobils bien gentiment alignés par terre le long des murs (difficile de se retenir de rire pour ne pas la vexer !)

6-8 ans

Dès ses 6 ans, son lit était à faire tous les matins. Cela consistait à rabattre sa couette, rien d’insurmontable pour elle.

A partir de 7 ans, elle a dû mettre la table. Quand nous avons des invités nous l’aidons mais d’ordinaire c’est elle qui s’en occupe.

Pour ce qui est de ses vêtements, elle doit les poser proprement sur une chaise le soir et les mettre dans la machine à laver quand ils sont sales. Le plus dur encore aujourd’hui c’est de lui faire comprendre de ne pas les laisser en boule et de vider les poches ou de ne pas remettre des affaires sales mélangées avec les propres.

Quand elle a eu 8 ans, nous avons acheté un lave-vaisselle. Révolution pour nous et pour elle puisqu’elle s’est vu confier un nouveau travail : le vider quand il a fini de tourner. Pas le remplir, ce n’est pas forcément évident de tout bien organiser (il est assez petit) et nous avons longtemps préféré le faire nous-même.

Crédits photo (Creative Commons) : laterjay

Schtroumpfette a eu envie d’avoir une plante dans sa chambre. Accordé ! En contrepartie, la partie arrosage lui revenait si elle voulait qu’elle reste en bonne santé.

9-12 ans

Vers 10 ans, nous avons commencé à lui demander de nous aider ponctuellement pour certaines tâches : débarrasser ses couverts sales dans le lave-vaisselle, essuyer la table après le petit-déjeuner et avant d’y travailler/jouer, nous aider à ranger les courses, ouvrir les volets le matin, ranger ses chaussures et son sac en rentrant de l’école, nous aider à étendre puis plier le linge…

12 ans – ad vitam æternam (ou jusqu’à ce qu’elle quitte la maison)

Dans les années qui viennent, nous allons faire en sorte qu’elle mette la main à la pâte en cuisine. C’est quelque chose qui ne l’intéresse pas du tout mais c’est indispensable selon moi. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’étant enfant puis ado, je n’ai jamais mis les pieds dans la cuisine sauf pour manger les crêpes chaudes, lécher la cuillère de chocolat ou faire chauffer mon lait le matin. Et quand à 20 ans tu te retrouves seule face à un paquet de riz pour la première fois, tu te sens légèrement bête (EUPHÉMISME !! Et on ne se moque pas, je ne suis certainement pas la seule, si ?) Je préfèrerais que Schtroumpfette soit capable de se nourrir toute seule, sache éplucher les légumes, faire une salade, cuire des œufs, cuire des pâtes, préparer un gâteau… Ça tombe d’ailleurs bien : après un séjour d’une dizaine de jours chez ses grands-parents cet été, elle nous a d’elle-même dit qu’à partir de maintenant elle préparerait un plat par semaine (avec notre aide). Merci super mamie de l’avoir encouragée dans ce sens !

Ce que nous ne lui demanderons pas

Il y a par contre des tâches dont elle n’aura pas à s’occuper :

  • le repassage : je trouve ça peu évident. Je lui montrerai et apprendrai plus tard comment faire si elle a besoin de se repasser quelque chose en urgence. Mais au quotidien, c’est une tâche assez pénible que je préfère ne pas lui imposer (flash info : en plus c’est un moment où je réquisitionne la télé et où j’ai le pouvoir absolu dessus, je ne veux pas perdre ce privilège !)
  • laver la voiture.
  • nettoyer la cuisine ou la salle de bain : le four, les toilettes, les plaques de cuisson… Clairement, j’ai du mal à l’imaginer s’en occuper. Rincer la douche et le lavabo s’ils sont sales après qu’elle les ait utilisés oui, mais pour le reste M. Chéridamour et moi continuerons à nous en charger.
  • s’occuper du jardin : passer la tondeuse, désherber…
  • Nous aider pour faire des travaux.

Nous lui apprendrons, lui montrerons mais ça restera nos tâches. Parce que si elle fait tout, on va s’ennuyer non ? (on me souffle que non !)

L’organisation

M. Chéridamour a parfois tendance à accomplir les tâches de Schtroumpfette car il n’a pas envie de la déranger et il trouve qu’elle a déjà beaucoup à faire avec l’école. Je lutte contre mais ce n’est pas évident et j’ai parfois tendance à faire pareil. Nous avons très rarement eu à affronter un refus d’accomplir quoi que ce soit de sa part. Elle est assez obéissante. Quand elle rechignait un peu, nous faisions avec elle pour la motiver. Et parfois, ce sont les concours qui venaient à la rescousse : « on va chronométrer et voir si tu peux ranger les Légos en moins de 30 secondes », « tu ne finiras pas de remettre ton puzzle dans la boîte avant que j’ai fini de passer l’éponge sur la table ! »

Ce que nous faisons quasi systématiquement quand nous lui rappelons quelque chose qu’elle doit réaliser, c’est de toujours dire « s’il te plait » et de la remercier une fois que c’est fait. Cela peut sembler idiot, mais c’est important pour nous. Simplement reconnaitre et montrer que l’on apprécie l’effort qui a été fait. A contrario, nous avons toujours été opposés au fait de distribuer des « bons points » ou de l’argent quand elle faisait ce qu’elle devait (mais si elle désire pour gonfler un peu son argent de poche nous aider sur certaines tâches qui ne lui sont pas dévolues en temps ordinaire nous lui donnons un petit quelque chose).

Une évidence pour nous est également de montrer l’exemple. Honnêtement, nous n’avons jamais été très à cheval sur le lit fait. Comment reprocher à Schtroumpfette de ne pas le faire tous les jours ? Depuis, nous avons changé nos habitudes et par conséquent elle aussi.

Lors de l’agrément, l’assistante sociale a parlé avec elle de cet aspect de son éducation. Schtroumpfette a évoqué le fait qu’elle n’aimait pas ses corvées. Au mot « corvées », l’assistante sociale a bondi et nous a traité de bourreaux d’enfant l’a requalifié en « participation aux tâches collectives familiales » (#positiveattitude). Cela nous a été utile car nous avons pu discuter et comprendre que Schtroumpfette en voyait l’intérêt et ne le contestait pas mais que ça l’embêtait d’être interrompue dans ce qu’elle était en train de faire. Dans la mesure où elle accomplit ce qu’elle doit, nous avons un peu levé le pied avec M. Chéridamour et modifié nos attentes. Excepté quand c’est urgent (et nous lui expliquons pourquoi), elle s’organise comme elle veut. Après tout, que le lave-vaisselle soit vidé à 17h15 ou 19h30, cela n’a pas d’importance. Elle sait ce qu’elle doit faire et agit en conséquence ce qui va dans le sens de l’autonomie que nous souhaitions lui donner… et nous en sommes très fiers.

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Et toi, fais-tu participer tes enfants aux tâches ménagères ? Que leur demandes-tu ? Ton enfant a t-il une manière bien à lui de ranger ses jouets ?

A propos de l’auteur

Coucou ! Moi c'est Mme Espoir. J'ai 37 ans, mon mari et moi sommes ensemble depuis 9 ans et je suis l'heureuse belle-maman d'une Schtroumpfette de 12 ans. Après des années de galère en PMA, mon mari et moi avons décidé de nous lancer dans l'adoption. La route est encore longue avant de devenir maman !