Menu
A la une / Récit de grossesse

Ma 3ème grossesse : dernier trimestre

Je passe le dernier trimestre à me plaindre à mon mari d’avoir mal partout et à répéter que je ne ferai plus jamais ça. Il me rétorque que je dis la même chose à chaque fin de grossesse… oups !

Le dernier trimestre n’est franchement pas le plus sympa de la grossesse.

Alors oui, je trouve ça chouette d’avoir un gros ventre qui en impose et sentir les coups de Petite Merveille, mais les insomnies à répétition alors que tu as deux petites filles à gérer le lendemain, bof…

Et ne plus savoir dans quelle position se mettre pour dormir quand tu arrives à dormir, c’est pas terrible non plus.

Mais bon, globalement, je reste valide : je peux continuer de ramasser les jouets qui traînent partout à la fin du mercredi, marcher jusqu’à l’école pour aller chercher la grande le mercredi midi…

Crédit photo : 4lifelv

La troisième échographie révèle que Petite Merveille a des cheveux : tiens donc, c’est nouveau, pour les deux premières, c’était plutôt pas de cheveux le credo !

Cette échographie révèle aussi un léger surplus de liquide amniotique, à vérifier lors d’une prochaine échographie. Étant donné que j’avais eu une biopsie, et que le caryotype est bon, les médecins ne s’inquiètent pas plus que ça, autrement, il aurait fallu vérifier qu’il n’y avait pas d’anomalie chromosomique, l’excès de liquide amniotique peut être le symptôme d’une trisomie.

Après une échographie de vérification, le gynéco me laisse rentrer chez moi, en me disant qu’à présent, il n’y a plus qu’à attendre, c’est bébé qui décidera.

Dans les dernières semaines, je fais un peu de sophrologie avec ma sage-femme pour m’aider lors de l’accouchement, je prépare ma valise maternité, je règle les ressentis négatifs que je peux avoir vis-à-vis de ma mère… Et voilà, je dis à Petite Merveille que je suis prête, qu’on est tous prêts à l’accueillir et qu’elle peut arriver.

Étant donné que mon aînée est née à J+4 et que ma seconde est arrivée certainement grâce au décollement des membranes, je commence à sérieusement douter que Petite Merveille arrivera avant terme. Je m’apprête, tranquillement à aller jusqu’au bout, voire jusqu’au déclenchement à J+6 dans ma maternité… J’ai beau l’avoir sentie descendre, je n’ai pas plus de contractions. Aucun signe que Petite Merveille souhaite quitter le cocon…

Depuis que je suis arrêtée et que j’ai ralenti mon rythme, j’ai beaucoup moins de contractions. Je profite de mes moments de solitude à la maison pendant que les filles sont à l’école ou à la crèche.

Les mercredis sont sportifs puisque la petite reste à la maison avec moi, et nous récupérons la grande le midi à l’école. Deux semaines avant le terme, Little Girl est même obligée de m’encourager sur le chemin de la maison : « allez maman, on est presque arrivé, encore un petit effort ! », tellement je me traîne, la chaleur s’installant n’aidant pas.

Le jour du terme finit par arriver. Je suis assez patiente, sans doute parce que je sais que c’est ma dernière grossesse, je sais que je ne revivrai plus jamais ces moments, alors je ne me plains pas, j’attends que Petite Merveille se décide. On aura tout le temps pour faire connaissance… Elle aura tout le temps de m’épuiser avec les réveils nocturnes !

Nous nous rendons à la maternité le jour du terme.

On me met sous monitoring, puis échographie. Petite Merveille a encore beaucoup de liquide amniotique, elle peut encore bouger, elle est bien au chaud, pas de raison de sortir. Mon col est à peine ouvert. Bref, c’est pas pour aujourd’hui. Rendez-vous dans deux jours.

A J+2, il y a grève de cantine à l’école, il faut récupérer Little Girl, et la crèche de Poupoune ferme plus tôt. Honnêtement, accoucher aujourd’hui ne nous arrangerait pas du tout, ma mère doit arriver le lendemain soir. Petite Merveille doit sentir que je ne suis pas prête. A la maternité, toujours aucun signe qu’elle va sortir, le col est au même point que précédemment, il y a toujours du liquide. Rendez-vous dans deux jours.

Dans ma maternité, ils déclenchent à J+6, elle a encore le temps de se décider. J’avoue qu’un déclenchement ne m’enchanterait pas tellement, et l’équipe médicale n’y est pas trop favorable non plus à cause de mon utérus cicatriciel.

Le soir, je sens que mon utérus travaille, je pressens que ça va arriver bientôt.

Le lendemain soir, ma mère arrive chez nous.

Le psychisme joue un rôle important, j’en suis certaine, parce que maintenant, au fond de moi, je suis entièrement rassurée pour mes filles. Je sais que si je dois partir à la maternité, elles seront avec leur mamie qu’elles adorent.

Nous allons tous nous coucher, j’ai plutôt l’impression que rien ne se passera cette nuit, j’ai peu de contractions.

Mais… A minuit et demi, Petite Merveille me fait comprendre que c’est THE night !

Et toi, comment as-tu vécu ton dernier trimestre de grossesse ? As-tu eu le sentiment que c’était la dernière fois ? As-tu dépassé le terme ?

A propos de l’auteur

Trentenaire (eh oui !) mariée, maman d'une géniale Little Girl et d'une ravissante Poupoune, j'aime écrire, lire et commenter mes séries TV et films préférés. J'adore voyager, d'ailleurs, avec Chouchou, nous avons fait un tour du monde d'un an : que nous rêvons de réitérer, avec notre tribu !