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A la une / Récit de grossesse

Mon troisième trimestre de grossesse : des achats, une préparation et un choix étonnant

Le début du trimestre, c’est l’enfer total ! Tous mes amis sont au travail, l’Homme aussi, le mauvais temps est déjà de retour, je ne ferme plus mes manteaux et je m’ennuiiiiie !

Femme enceinte fatiguée

Crédits photo (creative commons) : Kyle Pearson

D’un point de vue personnel

Je passe un mois d’octobre affreux ! À ne rien faire de la journée !

Je me lève vers 12/13h, car je n’arrive à bien dormir que lorsque l’Homme part au boulot, vers 7h. Je mange un truc vite fait (très mauvaise hygiène alimentaire pendant cette grossesse, je l’avoue).

Je reste tout l’après-midi devant la télévision, à regarder des trucs tous plus nuls les uns que les autres. Il y a même des jours où je reste assise sur le canapé, sans télé, sans radio, sans livre, et j’attends… Pourtant, j’en ai, des projets, pendant ce congé !

Le mois de novembre, ça va mieux.

Mon amie Madame L est enfin en congé maternité aussi ! Son fils à venir a deux semaines et demi de plus que ma fille à venir. Du coup, nous passons le mois à nous voir deux à trois fois par semaine (on habite quand même à vingt-cinq minutes l’une de l’autre) et nous faisons les magasins ! Beaucoup ! Voire trop !! Je n’ai pas regardé, et je ne veux même pas savoir combien j’ai dépensé…

En tout cas, je m’éclate ! Tout y passe ! De la chambre complète neuve, à la poussette trio, aux vêtements… Heureusement que j’ai de l’argent de côté !

En plus, je fais enfin mes cours de préparation à l’accouchement !

J’ai rencontré la sage-femme à la clinique où j’accoucherai dès le sixième mois de grossesse, mais je ne commence réellement les cours qu’à 7 mois.

Je commence par un cours de sophrologie. Pas par choix : c’est une erreur dans le planning de la sage-femme.

Mais je n’accroche pas. Effectivement, c’est relaxant, mais ce n’est pas ce dont j’ai besoin. Je veux des informations, des détails sur l’accouchement par voie basse, mais aussi sur la césarienne, sur le travail, sur les situations d’urgence, sur l’après… tout, dans les moindres détails ! Pour me permettre d’imaginer les situations, et de mieux les appréhender le moment venu.

Dans mon cours normal, nous sommes un groupe de trois femmes, toutes enceintes de notre premier enfant. J’accroche bien avec une des filles, Mademoiselle H, mais pas du tout avec l’autre. (Mademoiselle H est devenue une très bonne amie, nous nous voyons régulièrement, et c’est super de voir nos deux bébés grandir ensemble.)

Le cours en lui-même est parfait, je peux parfaitement visualiser différents scénarios pour le jour J (ce qui m’a beaucoup aidée).

J’ai un seul regret : le baby blues. Bien que nous en ayons discuté, nous n’avons jamais abordé le ressenti. Je croyais que c’était le manque du bébé dans le ventre qui rendait dépressive. Et je croyais naïvement que j’y échapperais, ayant vraiment hâte de rencontrer mon bébé. Ha ha…

Le mois de décembre passe encore plus vite, car c’est la dernière ligne droite ! Il ne me reste plus que quelques jours. Bébé serait assez grand et aurait un poids suffisant si j’accouchais demain ! Et ça, c’est le meilleur moment de la grossesse !

Cependant, j’ai droit à de jolis débats avec mon homme et sa famille, concernant le déclenchement de confort que je souhaite pour l’accouchement.

Oui oui, je te vois faire les gros yeux ! Mais je n’en suis pas à ma première « provocation » ! Entre ma pilule en continu et ce déclenchement, j’en entends des belles. Laisse-moi t’expliquer.

D’un point de vue médical

Le jour où j’ai appris que j’étais enceinte, j’ai bien évidemment calculé ma DPA (date prévue d’accouchement, pour les non-initiées). Et ça tombait le 31 décembre 2013… De mon point de vue, une mauvaise date d’anniversaire !

Mais il y a pire : mon gynéco, après l’échographie de datation, rectifie la date en un 7 janvier 2014… La cata !

Trois raisons qui expliquent mes réticences :

  • l’école ! Ma sœur et mon cousin sont de janvier : ils étaient prêts à aller à l’école avant leur rentrée officielle, mais ils n’ont pas eu le droit…
  • les impôts : bah oui, une demi-part sur une année complète, ça change tout !
  • je veux absolument un bébé de 2013 !!

(Oui, tu peux me trouver égoïste.)

Mais j’ai un super gynéco qui, en plus de me faire un suivi et une échographie tous les mois, s’occupe aussi des accouchements de ses patientes.

Il ne fait pas un suivi à l’hôpital, car il y aurait un risque d’avoir un autre médecin de garde. Non, mon gynéco a un cabinet privé, sa propre machine à échographies, un numéro de téléphone personnel, qu’il donne à ses patientes enceintes, et un contrat avec la clinique où il fait ses accouchements ! Que ce soit à 15h, pendant ses consultations, ou à 3h du mat, s’il le faut ! (Ça m’est arrivé une fois de venir pour un rendez-vous alors qu’il partait faire un accouchement.) Alors oui, il a quotidiennement une heure de retard, voire plus. Mais il est là à n’importe quelle heure si besoin !

Donc ce gynéco, quand je lui fais part, en rigolant (à moitié), du fait que ça m’embêterait que le bébé naisse en janvier, ou pendant les fêtes, il me propose un déclenchement de confort. SI, et seulement si, les conditions sont parfaites ! C’est-à-dire, si mon bébé est assez gros, la tête en bas, et si j’ai un col court et mou… et sûrement d’autres choses dont il ne me parle pas.

Le mois de décembre arrive et, j’ai de la chance, je peux cocher toutes les cases ! Reste à convaincre mes proches.

L’Homme est facile à convaincre : un tour chez le gynéco, un tour chez la sage-femme, et c’est ok pour lui. Tant qu’aucun risque n’est pris, c’est bon.

Il m’a même avoué plus tard qu’en réalité, ça l’arrangeait bien. En effet, une de ses plus grandes peurs était de ne pas arriver assez vite à la maternité (on habite à quarante-cinq minutes), et que j’accouche dans la voiture, sur le bas-côté. (Je n’ai pas encore osé lui dire que ce n’était pas pour le premier bébé que j’étais inquiète, mais pour le second… Bah, je lui en parlerai le moment venu. Je ne vais pas le stresser alors que notre deuxième n’est pas -encore- en route.)

Obtenir l’approbation de ma famille est simple. Ma mère a compris dès le début de ma grossesse que ce n’était pas parce qu’ « à son époque, on ne faisait pas tout ça » que je devais m’en priver. Bref, même si elle n’est pas d’accord, elle ne dit rien et nous soutient dans nos choix.

Mes beaux-parents, c’est une autre histoire. Mon beau-père, médecin généraliste, ne trouve pas ça normal. Et pour ma belle-mère non plus, ce n’est pas naturel. Certes, mais c’est notre choix. J’ai confiance en mon médecin, et s’il me dit ok, c’est ok ! Je sais qu’il ne prendra pas de risques inutiles.

Je te raconte bientôt mon accouchement !

Et toi, tu t’es ennuyée durant ton troisième trimestre ? Tu as fait des folies pour ton bébé ? Tu avais une date d’accouchement détestée ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Madame D depuis septembre 2015, je suis la maman (comblé) de Princesse, 5 ans et de PetitLion 1 an et demi (à peu près). Absente par ici depuis quelques temps, je reviens te raconter cette seconde grossesse et notre nouvelle vie à 4 (oui je te raconte ma vie quoi !)