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A la une / Vie de maman

Mon bébé et moi : beaucoup d’amour !

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de ma relation avec mon bébé. Je pense que cette relation est unique, et dépend finalement de chaque couple maman/bébé. Je n’aborderai pas dans cet article le rôle du papa (et de mon mari en particulier), car j’en parlerai un peu plus tard.

Relation maman-bébé

Crédits photo (creative commons) : Donnie Ray Jones

Avant la naissance : un bébé très désiré

Avec ma grossesse à risque, il faut savoir que les médecins m’avaient vivement conseillé d’avoir mes enfants pas trop tard. En effet, avec l’âge, certains risques peuvent s’accentuer. Comme j’avais pu l’expliquer précédemment, la naissance de mon fils a donc été planifiée avec le corps médical.

Il n’en reste pas moins que c’était un bébé très désiré, très attendu, pour lequel je me suis fait beaucoup de souci pendant ma grossesse. Avec ses problèmes de croissance, j’avais peur pour lui. Parallèlement, j’avais envie qu’il grandisse dans mon ventre sereinement, sans ressentir mes potentielles angoisses.

En outre, pendant ma grossesse, je n’ai pas réussi à l’imaginer. C’était certes mon bébé, je le sentais dans mon ventre et je ressentais son affection, mais pas grand-chose d’autre… Je n’arrivais pas spécialement non plus à appréhender l’après-accouchement. Je m’étais dit : « On verra bien. »

L’accouchement : créer le lien et s’apprivoiser

Quand bébé est né, les premiers gestes ont été intuitifs. Je l’ai bercé dès qu’on me l’a posé sur mon ventre, mais il me faut le reconnaître, bébé était un petit être un peu « inconnu » les premières heures.

C’est grâce au « premier regard », le lendemain de mon accouchement, que j’ai réalisé que j’étais sa maman et que, surtout, ce lien indéfectible s’est créé entre nous deux. Je ne sais pas si ça arrive à toutes les mamans, mais lorsque nous nous sommes regardés dans les yeux pendant quelques minutes, j’ai compris, et je sais que lui aussi. C’est à ce moment-là que j’ai eu la certitude que l’on pouvait se faire confiance.

Oui, parce que la première nuit à la maternité, je vais être honnête, ce n’était pas facile d’être seule avec un tout-petit ! J’ai serré les dents pour ne pas laisser l’angoisse me submerger. Après ce regard, les choses m’ont paru plus simples, car j’avais enfin l’impression de le connaître.

Le retour à la maison et les premières semaines : se découvrir

Dès le départ, j’étais certaine d’une chose : je voulais juste lui donner beaucoup d’amour et de douceur. Je savais à quel point il avait besoin de moi.

Je me souviendrai toujours de son regard perdu à quelques jours de vie, lorsque nous l’avons ramené de l’hôpital, comme je me souviendrai aussi de son premier hoquet, qui m’a fait fondre en larmes et qui m’a rappelé quand je le sentais dans mon ventre…

Bref, je n’ai pas eu trop de mal à mettre en place une « routine » . J’aime m’en occuper, même à 3h du matin (même si je suis épuisée). Malheureusement, les premières semaines sont quand même fatigantes, avec un rythme soutenu. Finalement, on se limite en tant que maman à combler les besoins primaires, à rassurer, etc. Mais heureusement, on peut déjà faire plein de câlins !

J’ajouterais aussi que ces premières semaines/premiers mois, la relation est très exclusive. Eh oui, en congé maternité, tu es quand même toute seule avec bébé. Le hic, c’est que la relation peut être presque trop exclusive. Pour ma part, je surveillais systématiquement ce que faisaient mon mari ou mes parents lorsqu’ils s’occupaient de lui, persuadée que j’étais la seule à pouvoir répondre correctement à ses besoins.

Aujourd’hui, à 6 mois

Par la force des choses, la reprise du travail a mis fin à cette exclusivité et m’a appris à lâcher du lest (heureusement pour moi et pour lui !), mais je pense que nous avons toujours un lien particulier et très fort. Je suis sans doute la personne qui le fait le plus rire et qui le rassure.

Chaque soir, quand je rentre du travail, il est toujours aussi heureux de me voir. Notre quotidien, même si nous ne sommes pas ensemble la journée, est toujours fait de chants, de lectures, de jeux… (Oui, oui, je prends toujours un peu de temps pour lui quand je rentre le soir !) Et surtout, avant le dodo, il y a systématiquement une cession « câlins ».

J’ai besoin d’embrasser mon enfant, de lui sourire, de le faire rire… C’est un besoin viscéral que de le rendre heureux. En fait, je crois que cette phrase résume bien notre relation. Lorsque son papa et moi, nous nous disputons parfois, ça me rend malade qu’il puisse le ressentir et être triste. Heureusement, c’est rare, et surtout, je calme justement le jeu tout de suite, en pensant à bébé.

Cependant, j’ai peur d’une chose : est-ce que cette relation faite d’autant d’amour n’est pas trop étouffante pour lui ? Peut-on trop aimer son enfant ?

Pour moi, lui donner beaucoup d’amour, c’est construire son équilibre d’aujourd’hui, mais surtout de demain. C’est lui donner les clés pour avoir un minimum confiance en lui lorsqu’il grandira et pour qu’il croie en lui, lui montrer aussi que je suis là pour lui, ainsi que son papa, et surtout le faire grandir dans la joie, la fantaisie…

Bref, j’espère qu’il gardera son innocence d’enfant le plus longtemps possible, loin des soucis d’adultes, et que son papa et moi, nous serons capables de lui donner de bonnes bases pour en faire un adulte heureux !

Et toi ? Comment définirais-tu ta relation avec ton bébé ? Comment s’organise votre routine ? As-tu l’impression d’être trop exclusive ? Viens en discuter !

A propos de l’auteur

Je suis la maman de Petit Prince né en 2015 et de Petit Poussin né au printemps 2019. Après deux grossesses bien surveillées, j'assume pleinement ma vie professionnelle avec le soutien sans faille de mon mari et beaucoup de flexibilité & d'organisation. Depuis un peu plus d'un an maintenant, nous avons quitté la région parisienne pour vivre dans l'Est de la France suite à une opportunité professionnelle. Bref beaucoup de changements pour notre famille en très peu de temps !