Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Tousse pour un et rhume pour tous !


Publié le 22 mai 2019 par Madame Fleur

Tout bon jeune parent te le dira, le premier hiver de ton bébé est synonyme de tout un tas de choses plus ou moins sympathiques. De médecins (une carte de fidélité ne serait pas un luxe), de journées « enfant malade » (tu comprends mieux pourquoi cela existe), de chouinements et de râles intempestifs, de nuits perturbées (plus que d’habitude, pour les chanceux aux bébés marmottes, pour les autres dont je fais parti, c’était comme d’habitude), de petits vêtements couverts de morve, quand ce n’est pas d’autres substances bien moins sympatoches.

Comme cette année, il s’agissait de notre second hiver de jeunes parents, je pensais naïvement que nous serions épargnés. Alors oui, notre fille a été plutôt bien lotie, des petits rhumes, quelques quintes de toux et une otite, nous nous en sortons plutôt bien (EDIT de dernière minute, la scarlatine s’est invitée chez nous).

En revanche moi, je peux te dire que je déguste.

Crédit photo (creative commons) : Capri23auto

On commence en douceur

Tout à commencé en octobre, la fatigue de la rentrée aidant. Alors que j’ai beaucoup de mal à reprendre le rythme, je décide de m’octroyer une pause couture en compagnie de Louna et de Hermy. J’ai donc passé l’une des pires nuit de ma vie avant que le verdict ne tombe, bonne grosse gastro-entérite. Quoi de mieux pour te requinquer ? Mais alors que je me pensais au bout de ma vie, j’ai vite compris que ce ne serait que le début.

Alors que la préparation des fêtes de fin d’année et que mes obligations professionnelles se faisaient plus pressantes, la gastro-entérite décida une nouvelle fois de faire de moi sa victime !

Note au passage, qu’à chaque fois mari et enfant ont été épargnés. Je me pose encore la question de la résistance de mes colocs ou de la propension des bactéries et virus à cibler le maillon faible de la famille.

Les fêtes se passent sans encombres du point de vue médical (enfin sans maladies évidentes, je te raconterais le reste dans un prochain article) et je commence à souffler un peu.

Le combo fatal

A la mi-janvier, en rentrant d’une soirée, je constate que mon œil gauche est rouge et un peu enflé. Cela sent la conjonctivite à plein nez (ou œil, en l’occurrence). Ni une ni deux, j’applique tous les conseils éprouvés et validés sur ma fille chérie, et je me dis que le lendemain, tout ira pour le mieux.

Je te le donne en mille, mais le lendemain c’était pire ! L’œil était collé, rouge et enflé. Une horreur, je me faisais peur en me regardant dans le miroir. Evidemment, nous étions dimanche, je n’avais donc aucune possibilité de voir mon médecin. Le soir, la situation avait tellement empiré que j’ai fini par appeler SOS médecin. Afin de ne pas trop effrayer mes collègues et de me reposer un peu, j’ai posé une journée de congé et je me suis rendu chez mon médecin traitant. Elle m’a indiqué qu’il fallait attendre un peu pour que le traitement fasse effet, mais que cela devrait aller mieux dans les prochains jours.
Je suis donc retournée travailler le lendemain. Tu te doutes bien que personne n’osait me regarder et que je déclenchais des sourires de compassion à chaque fois que je levais les yeux.

Et puis au moment de la pause déjeuner, je commence à me sentir fiévreuse. Tu sens venir le combo fatal ? Conjonctivite et syndrome grippal !
Evidemment, je retourne chez le médecin qui est tellement horrifiée en voyant mon œil de nouveau, qu’elle m’encourage à consulter mon ophtalmologue en urgence. Coup de bol (une fois n’est pas coutume), j’arrive à avoir un rendez vous inespéré le soir même. Je repars avec un arrêt de quelques jours pour me reposer et traiter mon œil.

L’ophtalmologue confirme le verdict de la conjonctivite (virale et vraisemblablement refilée par ma fille), extrêmement contagieuse (sinon ce n’est pas drôle), douloureuse et très longue à guérir (au moins 15 jours). Je repars avec une ordonnance longue comme le bras et diverses recommandations d’hygiène. Mon passage à la pharmacie déclenche son lot de paroles réconfortantes et de regards compatissants. Ce qui devait arriver, arriva, mon œil droit s’est retrouvé lui aussi contaminé. Il a donc fallu que j’applique le même traitement à chacun, en désinfectant mes mains entre chaque soin.

J’ai donc passé mes trois jours d’arrêts à avoir des pics de fièvre entre chaque prise de doliprane et à devoir me mettre divers collyres toutes les deux heures. Evidemment, je suis sortie rincée de cette horrible semaine. Fort heureusement, et comme me l’avait annoncé le médecin, après une première semaine affreuse, mes yeux ont cessé de me faire mal. Ce n’est qu’au bout des quinze jours de traitement qu’ils ont été parfaitement guéris. Je ne te cache pas que je suis sortie traumatisée de tout cela et j’ai une trouille monstre que cela puisse revenir.

Depuis lors, je souffre quand même de maux de gorge persistants qui vont et qui viennent. Mais finalement, après tout le reste, je le prends avec beaucoup de philosophie.

A l’heure où j’écris cet article, le printemps est enfin là, et j’espère que tous ces petits maux sont derrière moi pour au moins une bonne année. Je souhaite même que l’année prochaine, les maladies m’oublient complètement, je crois que j’ai déjà trop donné !

Je vais te laisser avec cette petite phrase de ma diététicienne concernant ma conjonctivite : “C’est typiquement le genre de maladies que l’on a enfant, puis adulte quand on a des enfants pour nous les refiler”.

Comment s’est passé ton hiver ? Tu as pu échapper aux diverses maladies ?

Commentaires

Mélinda

Haha le titre est excellent. Tu as vraiment dégusté ma pauvre ! C’est incroyable que ta fille n’ait pas attrapé la gastro et ai si peu souffert de sa conjonctivite. Nan mais ho qui est censé faire son immunité ??

le 22/05/2019 à 07h47 | Répondre

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