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A la une / Vie de maman

Ce que la maternité m’a appris

Avec la naissance de MiniChat, nous sommes officiellement passés dans la case « famille nombreuse », celle qui te permet d’avoir des réductions sur le train, qui provoque parfois des questions un peu incongrues (« et ensuite vous vous arrêtez, hein ? »), celle qui n’était pas forcément un objectif en soi mais qui est devenue une évidence avec le temps, celle qui m’a appris beaucoup de choses.

S’affirmer

Avant j’avais des principes, aujourd’hui j’ai des enfants. Combien de fois je l’ai répété… et aujourd’hui je reviens dessus. Ce ne sont pas des principes, en revanche, j’ai aujourd’hui des certitudes. Je me connais, je connais mes enfants et ma famille, et il y a des choses que je sais. Mieux que ma belle-mère, que la voisine ou que toute autre personne, parce que je les sens et parce que je sais vers où nous voulons aller. Bien sûr, j’avais déjà des certitudes à la naissance de Biquette, mais elles étaient moins affirmées, moins certaines, et encore bien fragiles à côté des conseils des uns et des autres.

Aujourd’hui, bien sûr que je n’ai pas la science infuse et que je me retrouve parfois face à une situation sans savoir quoi faire, et dans ces situations soit mon mari sait réagir, soit on demande conseil, mais sur ce qui compte, ce qui fonde notre famille, je ne suis plus cette primipare nez au vent qui doute du moindre de ses gestes.

Lâcher prise

Il y a le plan, et il y a ce que les enfants font du plan, et parfois entre ces deux données, un fossé s’étend. Il y a quelques années, l’écart m’aurait fait paniquer, ou tout remettre en question. Aujourd’hui, s’il y a un écart, on lâche prise, on s’adapte et on voit ce qu’il advient. Je rejoins pas mal Madame Irbis sur les questions d’organisation par exemple. MiniChat est un troisième enfant qui a deux grandes sœurs qui vivent à leur rythme, ont des demandes bien de leur âge, et vont à l’école. Le plan des grandes et celui de MiniChat est souvent discordant, et pourtant on s’adapte, on trouve une troisième voie, et tu sais quoi ? On s’en sort bien mieux comme ça ! Chacun apprend à faire des concessions (non mon lapin, la sieste qui commence à 16h15 dans ton lit, avec l’école qui se termine à 16h30 ce n’est pas une option. Non ma louloute, jouer à la dame qui chante juste à côté de la chambre de ton frère qui dort ça ne va pas aller, en revanche tu peux le faire dans le jardin), et roule !

Crédit photo (creative commons) : pixel2013

Être heureux de ce qu’on a

J’ai longtemps rêvé devant ces filles parfaites, aux enfants sages, en vacances entre deux avions, qui faisaient découvrir des endroits paradisiaques à leurs enfants. Je m’en suis voulu aussi de ne pas proposer une telle vie à mes enfants, mais soyons honnête, si certaines y arrivent, moi, avec 3 enfants de moins de 5 ans, non seulement le budget vacances très très loin ne rentre pas dans mon budget vacances, mais en plus je ne gère pas assez bien l’incertitude, la vadrouille, les rythmes différents pour me permettre ce genre de choses.

En revanche, j’ai pris conscience que ce que j’offrais à mes enfants était déjà très précieux. Nous sommes en bonne santé et c’est une chance, nous ne partons pas loin, j’ai parfois l’impression d’être une maman canard quand je me promène dans la rue avec une poussette et un enfant de chaque côté, mais nos enfants retrouvent fréquemment leurs cousins en vacances et se créent ainsi une histoire et des souvenirs communs, des amis encore mieux que ce qu’on aurait pu rêver, nous leur offrons du temps en famille, et aux plans oniriques à l’autre bout du monde, je préfère les plages de la façade atlantique et investir sur les moments de qualité.

J’ai appris que le bonheur ne se mesurait pas au nombre de miles ni à la surface en mètre carrés de ma maison, mais en sourires et souvenirs, et que ce qui comptait, ce n’était pas de savoir ce que nous pourrions avoir mais ce que nous avons et ce que nous sommes les uns pour les autres. Et ça me va bien.

En fin de compte, il aura fallu attendre la naissance de MiniChat pour que je prenne conscience de la chance énorme que j’ai d’être la femme de mon mari et la mère de mes enfants, et que pour tout l’or du monde je n’échangerais pas ma place (cela dit, si quelqu’un peut me donner quelques heures de sommeil supplémentaires, je les accepte bien volontiers 😉 )

Et toi ? Que t’aura appris la maternité ? Viens en parler en commentaires !

A propos de l’auteur

MamBat au rapport, 28 ans et presque toutes mes dents ! Maman de Biquette (2015), PetitChou (2016), et future maman de MiniChat, j'aime lire, faire de la musique, coudre, prendre du temps avec ma famille et mes amis... rien que de très ordinaire donc !