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A la une / Récit d'accouchement

Mes accouchements – Partie 1

Comme je te le disais tantôt en conclusion, autant mes grossesses ont été similaires autant j’ai vécu mes accouchements de façon très différentes.

1er accouchement

Photo personnelle

Un vendredi de janvier. Il est 2h du matin. Je me réveille avec une sensation de mouillé entre les jambes. Je me maudis intérieurement. On m’avait dit que c’était possible qu’à terme on ne contrôle plus notre vessie, mais je ne pensais pas que ça m’arriverait ! Rien de catastrophique cependant. Je vais au toilette, change de slip et puis c’est tout. Sauf qu’au moment de me recoucher, ma culotte toute propre est à nouveau mouillée : ce n’est pas ma vessie qui me joue des tours, ce liquide c’est du liquide amniotique. Le grand jour est arrivé ! Évidemment, je suis euphorique et toute excitée. Je réveille l’Homme qui roupille encore et file me préparer et finir ma valise de maternité (il manquait les trucs de dernières minutes type brosse à dents). Quand je reviens dans la chambre, l’Homme n’a pas bougé. Non mais allô ! Que fais-tu ? Faut aller à la maternité ! Réponse culte : « ah… faut que je m’habille ? » (oui, l’Homme a quelques soucis avec les réveils en pleine nuit, et en plus il n’avait pas encore l’habitude !)

Nous voilà donc partis vers la maternité, qui par chance est à 5 minutes à pied de chez nous. Nous n’avions pas de voiture (suite à une sombre histoire de verglas sur l’autoroute alors que j’étais enceinte de 8 mois, mon fils pas encore né est déjà un survivant !) et donc pas le choix du moyen de locomotion. Heureusement que je n’avais pas de contractions !! Il fait froid mais j’avance comme un escargot (le gros votre toussa) On arrive à la maternité, je suis tout de suite examinée et on me confirme que j’ai bien une fissure de la poche des eaux. Mais comme je n’ai aucune contraction, on m’envoie finir ma nuit dans une chambre d’hôpital lambda. Arf ! Si j’avais su, je serai resté confortablement chez moi ! L’Homme, qui reste aussi, doit dormir dans le fauteuil. Quant à moi, je dors très mal dans cette chambre impersonnelle à guetter ces contractions qui ne viennent pas.

A 8h, toujours rien. L’équipe décide de me déclencher. Je vais en salle de travail et la perfusion d’ocytocine est posée. Au début, le produit est délivré à très faible dose puis la dose augmente jusqu’à obtenir les contractions voulues. Très efficace comme machin : à 10h je douille ! Je réclame la péridurale. « Ah non madame, c’est trop tôt » Comment ça trop tôt ?! J’ai trop mal !! « oui mais il faut attendre au moins midi, je pense que ça devrait être bon à ce moment » Quoi ??? Tu es en train de me dire qu’il faut que je gère ça pendant 2h ?! Je douille, je ne pense qu’à la douleur, je rêve que ça s’arrête et je ne suis qu’à un lamentable 2. A ce moment, tout me semble compliqué.

A 11h30, je re réclame la péridurale. Cette fois, l’équipe médicale accepte. Joie !!! A 11h45, je ne sens plus rien. Et je m’endors ! Enfin, pour être exacte, je sens vaguement les contractions et je somnole entre chacune. J’écoute RTL2 qui est diffusée à ce moment dans la salle de travail. Dès que je recommence à avoir un peu mal, hop, j’appuie pour avoir le produit magique. L’après-midi se passe comme ça. L’Homme s’ennuie.

A un moment, on me perce la poche des eaux pour « accélérer le travail ». Ah oui, quand même. Heureusement que dans mon lit cette nuit je n’ai eu qu’une fissure et pas une rupture ! (combien de temps peut prendre un matelas pour sécher ?!)

Et puis, vers 17h30, les choses se précisent. On m’annonce que ça y est, c’est le moment de pousser. Ah. Je ne sens aucun changement mais si vous le dites. La péridurale est tellement dosée que je ne sens plus les contractions. Une sage-femme a les mains sur mon ventre et c’est elle qui me dit quand pousser et  quand arrêter. Je trouve ça dur. Mais je me console en me disant qu’en théorie c’est rapide.

A 17h48, j’ai ma toute première vision d’Alphonse. Effrayante. La sage-femme ou puéricultrice le tient par les pieds, la tête en bas (ça c’est mon souvenir, je ne garantirai pas que c’était vraiment le cas, shootée comme j’étais !) mais surtout, il est tout bleu et ne dit rien. Je panique. Je crois que j’ai donné naissance à un mort-né. J’ose poser la question « mais c’est normal cette couleur de peau ? » « Oui oui, ne vous inquiétez pas, c’est le temps qu’il s’oxygène » Effectivement, ça n’a pas duré longtemps et j’ai entendu son 1er cri. Un beau bébé de 3,980 kg et 54 cm. Sans épisio, forceps ou ventouse. Quelques points naturels qui ne m’ont pas dérangés. Yeah ! I did it !!!

Et promis, je reviens très vite te raconter la naissance d’Ernestine !

A propos de l’auteur

Je suis maman d'un "grand" garçon (6 ans) qui a combattu un cancer à l'aube de ses 4 ans, d'une petite fille (4 ans) et d'un petit garçon (2 ans). Grande lectrice, amatrice de cinéma adorant voyager, j'ai mis beaucoup de choses entre parenthèses pour me consacrer à mes petits monstres !