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A la une / Récit de grossesse

Ma grossesse : le premier et le deuxième trimestre

Après la découverte de ma grossesse, je me suis lancée avec enthousiasme dans cette aventure. Qui n’a pourtant pas très bien commencé…

Les nausées

J’ai des nausées quasi dès le début, et pendant les trois premiers mois. Elles n’ont pas d’heure : je les ressens toute la journée. Il faut vraiment que je sois active pour que je n’y pense pas.

J’ai aussi quelques vomissements, mais pas tant que ça… sauf pendant une journée à la fin du troisième mois, où je vomis du matin au soir. Ça me vaut une visite chez le médecin, qui me prescrit des médicaments, que je ne prends pas.

J’ai surtout un changement de goûts alimentaires. C’est ce qui m’a le plus perturbée de toute ma grossesse, d’ailleurs. Je n’aime plus ce que j’aime habituellement, même mon sacro-saint chocolat de fin de repas ne passe plus ! Le petit-déjeuner, qui était mon repas préféré, est devenu un cauchemar : le thé me donne la nausée, je dois passer au chocolat chaud, sans grande conviction.

C’est une période vraiment difficile, je prends un gros coup au moral. Je ne sais pas trop bien comment l’expliquer, mais je pense que je tire normalement une grande satisfaction de mes repas quotidiens (ça doit être ça, la gourmandise !). Sauf que là, je ne mange plus avec plaisir, mais uniquement par obligation.

Les prises de sang

Dès la confirmation de ma grossesse par le test de grossesse, je prends rendez-vous chez une sage-femme libérale. Elle remplit un dossier, et prescrit surtout une prise de sang pour un bilan sanguin. La première d’une loooongue série (rappelle-toi, j’ai horreur de ça). J’ai même droit à un petit bonus, car il faut en faire deux à la suite pour la détermination de mon groupe sanguin.

Malheureusement, lors du résultat, mon taux de glucose dans le sang est légèrement trop élevé (0,93 au lieu de 0,92). On me donne donc rendez-vous à l’hôpital, car je ferais soi-disant du diabète gestationnel.

Moi, je suis persuadée que c’est une erreur. Je ne corresponds à aucun critère : je mange peu (du fait de mes nausées), je ne suis pas en surpoids, je mange d’ailleurs très peu sucré de manière générale, il n’y a pas de diabétique dans ma famille… Et puis, 1 mois de grossesse, je trouve ça un peu tôt, pour un tel diagnostic !

Je suis tellement persuadée de mon truc que je demande à la sage-femme de me re-prescrire une prise de sang (pour te dire !) à jeun, pour vérifier. Mais elle me rétorque qu’il suffit d’une seule mesure au-dessus du seuil pour considérer que c’est un diabète gestationnel et qu’il faut que j’aille passer cette journée à l’hôpital.

J’y vais résignée et à reculons, accompagnée de mon adorable mari, qui a pris sa journée pour me soutenir dans cette « épreuve » (bah oui, il y a des piqûres au programme !). Je tourne de l’œil quand l’infirmière m’explique le fonctionnement des appareils, et je me dis en mon for intérieur que je n’ai rien à faire là. De toute façon, je ne me piquerai pas !

Je négocie pour faire une seule piqûre sur le doigt au lieu de deux, et c’est l’infirmière qui doit la faire tellement je me sens mal.

Je finis par voir un médecin qui m’écoute, me comprend et décide d’attendre le sixième mois et le test HGPO pour vérifier que je fais bien du diabète gestationnel. Elle me prescrit quand même une prise de sang à jeun en attendant, pour être sûre.

La veille de ma prise de sang, je ne mange que des légumes, et juste une soupe et un yaourt le soir… Ce qui fait que je me retrouve dans la limite basse lors du résultat, presque en hypoglycémie ! Mais je jubile : je suis tranquille jusqu’au sixième mois.

Bon, par contre, je dois quand même aller tous les mois au laboratoire pour me faire piquer, car malheureusement, je ne suis pas immunisée contre la toxoplasmose. Mais je décale malicieusement la prise de sang de quelques jours chaque mois pour réussir à en faire une de moins sur la totalité de ma grossesse ! Et comme j’ai un mari en or, il accepte de se lever tôt une fois par mois pour m’accompagner avant d’aller au travail.

La première fois, c’est la crise de nerfs. Les deux fois suivantes, c’est la crise de larmes. À chaque fois, c’est la crise d’angoisse la veille. Mais ça va quand même un peu mieux sur la fin : je ne pleure plus, et je ne tremble presque plus en sortant.

Un déménagement

À 2 mois et demi de grossesse, nous déménageons à l’autre bout de la France, à plus de 600 km. Mais comme la première échographie n’est pas encore passée, nous ne voulons rien dire à personne. Je dois donc faire bonne figure, malgré la fatigue et les nausées, et ruser pour limiter le port de charges lourdes.

Et tout le monde n’y voit que du feu ! J’apprends d’ailleurs ce jour-là qu’une amie qui est venue nous aider à charger le camion est enceinte et que son terme est prévu dix jours avant le mien !

La première échographie est programmée deux jours après le déménagement. Comme tout s’annonce bien, nous commençons à l’annoncer à nos familles et amis la semaine suivante.

Enceinte heureuse

Crédits photo (creative commons) : Vladimir Pustovit

Un deuxième trimestre au top

Pendant le deuxième trimestre, tout va bien : je n’ai plus de nausées, mon ventre s’arrondit gentiment, et j’aime ça. Pour la première fois de ma vie, je suis vraiment bien dans mon corps. Je pourrais presque dire que je me trouve « belle ».

Je prends peu de poids, et je sens le bébé bouger à partir du quatrième mois. C’est le soir de Noël que mon chéri le sent bouger pour la première fois : un beau cadeau !

Je ne me prive de rien concernant la nourriture : je mange du foie gras et du saumon fumé à Noël. De manière générale, je fais juste attention aux fruits et aux légumes (je les lave bien, j’enlève la peau des pommes, etc.) et je fais bien cuire ma viande. J’ai seulement abandonné les sushis et le rôti de bœuf !

À la deuxième échographie, tout va toujours bien. On découvre le sexe du bébé, mais nous décidons de garder le secret. Il sera gardé jusqu’à la fin. A priori, il n’y a pas eu de bourde, mais beaucoup de gens ont quand même de sérieux doutes. Ma famille, notamment, qui ne se prive pas pour nous tendre des pièges et essayer de nous faire avouer !

Au sixième mois, malgré mes prières intérieures, ma sage-femme ne m’a pas oubliée et me prescrit l’HGPO. Une vraie torture pour moi ! Je passe une matinée horrible. En plus, mon chéri peut être là pour la première prise de sang, mais doit aller travailler et me laisse seule pour les deux suivantes. Lorsque le résultat tombe, je jubile à nouveau : j’avais raison depuis le début, je ne fais pas de diabète, ma glycémie est parfaite !

En février, nous partons à la montagne. À 6 mois de grossesse, je ne peux pas me permettre de faire du ski. Alors pendant que tous les autres sont sur les pistes, je fais des balades, et je les rejoins pour manger le midi. Je me permets quand même une descente en luge. Elle s’est très bien passée, mais avec le recul, je me dis que c’était quand même osé !

Cette semaine me fatigue pas mal, et à la fin des vacances, ma sage-femme me met au repos, car le bébé est très bas et appuie sur le col, qui s’est « relâché ».

Et toi, as-tu gardé le secret du sexe de ton bébé ? Ou bien l’as-tu annoncé dès le début ? Aurais-tu osé faire de la luge ou du ski ? Raconte !

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

A propos de l’auteur

Nous nous sommes mariés en mai 2014 et la famille s'est agrandie pile 1 an après avec l'arrivée de notre premier fils. Crapouillou est devenu grand frère 20 mois plus tard. Madame vélo parce que je me déplace beaucoup à vélo, normal je travaille dans le développement durable (bonjour le cliché !).