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A la une / Vie de maman

Mes séjours à la maternité

Tu vas te moquer de moi mais j’aurai pu mettre le même titre que pour mon article sur ma menace d’accouchement prématuré : « New game, same player » tellement mon dernier séjour à la maternité a ressemblé à celui que j’avais vécu pour Petit Habitant.

Laisse moi te raconter…

L’arrivée en chambre

Après un accouchement qui s’était très bien passé je découvre donc la chambre ou je vais passer les prochains jours.

N’ayant au final presque pas eu de péridurale je suis super en forme mais surtout j’ai super faim!!! Je n’ai pas mangé depuis dimanche midi et il est bientôt 5h du matin je suis affamée.

Sauf que… le brancardier m’a laissé dans mon lit, Petit Excité dans les bras, les barrières remontées, le lit pour bébé à l’autre bout de la chambre et que je ne sais plus comment descendre ces satanés barrières…

Heureusement la sage femme de l’équipe de nuit arrive rapidement pour se présenter. Je lui saute presque dessus en lui disant que je vais me lever tout de suite avec elle pour que cette formalité soit faite et que je puisse être libre de mes mouvements.

Elle est étonnée que je sois si en forme mais je me sens extrêmement bien.

Je n’ai aucun contre coup de la péridurale (j’en avais déjà eu très peu pour Petit Habitant ça avait étonné le brancardier, je m’en souviens encore… il m’avait même dit « Hé bien vous pouvez remettre ça demain si vous crapahutez déjà comme ça ») mon bébé va super bien, je suis un peu euphorique.

Elle repart en me disant que le petit déjeuner ne devrai pas tarder et que je ne la reverrais surement pas car la relève de jour arrive bientôt.

Le début de la fin

(J’ai un truc pour les titres dramatiques je crois :-D)

Lors de mon séjour à la maternité pour Petit Habitant j’avais eu trois jours sur cinq une sage femme que j’avais « affectueusement » surnommé « sage-femme connasse ». Je sais, ça peut paraître puéril et irrespectueux mais elle avait dit d’énormes bêtises durant mon séjour et était une des raisons principales (si ce n’est la seule et unique raison) à mes nombreuses crises de pleurs dans les jours suivant la naissance de Petit Habitant.

Donc qui vois-je arriver dans ma chambre en ce premier jour! Et oui Bingo c’est bien elle.

Je mets un sourire crispée sur mon visage pendant qu’elle commence à discuter avec moi de l’accouchement et de la suite du séjour puis j’ose lui dire :

« J’ai accouché de mon fils aîné il y a 18 mois et vous vous étiez déjà occupé de moi. Vous ne vous souvenez surement pas de moi avec toutes les mamans que vous croisez mais je me rappelle de vous. » Je la vois se décomposer légèrement et juste avant de sortir de ma chambre elle revient sur ses pas et me dit « J’espère que vous n’avez pas gardé un mauvais souvenir de moi ».

Bon je ne suis pas une peste (malgré ce que certains pensent de moi) donc je l’ai rassuré en lui disant que non je n’avais pas un mauvais souvenir d’elle (un mensonge vaut parfois mieux qu’une vérité qui blesse). Et à ceux qui se demandent, oui elle a réussi à dire une connerie même lors de cette brève entrevue en me demandant si Petit Excité était un accident étant donné l’âge de son grand frère…

Puis comme raconté dans mon article sur l’allaitement les galères ont commencé. Petit Excité ne savait pas téter, je me retrouvais avec un clone de son frère jaunisse inclue.

Crédit photo : Photo personnelle

Je vois la vie en bleu

S’il y a bien quelques choses qui aura marqué mes deux séjours à la maternité c’est cette satanée lumière bleue.

Le Symbole des jaunisses de mes fils.

Ce qui m’a rappelé que même sans être estampillé prématuré ils avaient un mois d’avance, et que ce mois entraînait des inconvénients, dont la jaunisse assez forte faisait partie.

Je me suis donc retrouvée à tirer mon lait à côté de mon bébé entrain de « bronzer » attendant ma montée de lait.

Différence avec la dernière fois : cette fois ci je comptais les heures avant de voir mon grand bébé.

La deuxième rencontre s’est donc faite avec le petit frère sous les UVs. Comment rajouter de l’incompréhensible pour un bébé de 18 mois qui ne comprenait déjà pas très bien pourquoi maman était à l’hôpital, et qui était ce bébé avec elle.

La première session de lumière bleue à eu lieu le mercredi (oui tu as bien lu « première »….) forte de mon expérience avec Petit Habitant je savais donc qu’il ne fallait pas que j’espère sortir le jeudi. Je misais donc tout sur le vendredi.

Quand la blague a trop duré…

Le vendredi arrive. Tout est au vert. Ma montée de lait est là. Le poids de Petit Excité a augmenté. Tous les papiers sont fait.

Monsieur Génial arrive et je suis entrain de finaliser ma valise.

J’ai déjà eu l’aval de tout le monde pour sortir mais il faut quand même celui du pédiatre qui passera mesurer le taux de bilirubine (pour savoir ou en est la jaunisse) avant de donner son accord.

Le pédiatre arrive (il faut savoir que c’est l’interne) et nous dit qu’il donne son accord. A ce moment là j’étais au toilette et je hurle depuis la salle de bain qu’il fallait qu’il fasse le test pour la jaunisse.

Le temps de sortir de la salle de bain il est revenu avec l’appareil et fait le test. Je le vois se décomposer et il dit dans un petit rire gêné « Allez bébé on fait pas de blague… »

A ce moment j’ai déjà tout compris. Il refait le test mais la valeur n’a pas changé en 10 secondes. La jaunisse est trop forte pour qu’ils acceptent de laisser sortir Petit Excité. Il va voir avec sa titulaire mais il ne sait pas quoi me dire.

Je m’écroule, je n’en peux plus d’être à la maternité, je n’aimais déjà pas ça avant mais là avec Petit Habitant à la maison, que je n’ai vu que deux heures depuis le dimanche 16h, je suis physiquement impossible de me contrôler quand je réalise que je ne sors pas.

Je fais des aller-retour dans la chambre avec Petit Excité dans les bras. Monsieur Génial essaie de me « calmer » en me disant que ce n’est pas grave que c’est mieux qu’on sorte avec un bébé en pleine forme. Je le sais tout ça, mais sur le moment, je ne suis plus rationnelle. Je me demande si je ne peux pas juste partir en courant, là, maintenant.

Et puis la titulaire met un temps fou à arriver. Quand enfin elle arrive j’ai un peu repris mes esprits mais je refuse de les regarder (j’ai peur de réussir à les désintégrer rien qu’en les fixant étant donné mon état de colère).

Elle m’explique qu’elle a réfléchi, et qu’étant donné son premier traitement à la lumière bleue, elle accepte de façon exceptionnelle de lui faire faire une session de tunnel et de nous faire sortir dans la foulée sans les 24 a 48 h d’observation. Elle nous dit qu’on sera sorti a 17h.

Je respire, mais les larmes coulent. La pédiatre et la sage-femme commencent à me « sermonner » en me disant que c’est pour le mieux, et qu’elles ne comprennent pas pourquoi je pleure. A ce moment j’abandonne d’essayer de leur expliquer la claque que je me suis prise il y a environ 1h et je me contente de parler de Petit Habitant…

« Ha mais il est grand il est à l’école il s’en fiche que vous ne rentriez qu’à 17h ». Euh non il a 18 mois il est chez nounou et on avait prévu d’aller le chercher AVANT 17h. Bref…

Alors tu te demandes peut être pourquoi j’étais en colère. Et bien parce que entre le traitement lumière bleue de mercredi et ce fameux vendredi midi personne n’avait eu l’idée de vérifier ou en était l’état de la jaunisse de Petit Excité.

Donc, en gros, on te fait rester en observation pendant 24h mais on ne fait pas de test régulier pour voir ou en est la jaunisse. Donc quel est l’intérêt de te garder?! Pourquoi c’est moi qui ai du demander à ce qu’on vérifie ou en était mon fils? Est-ce normal d’être capable de donner son aval à une sortie sans prendre la peine de vérifier ce pour quoi on nous a gardé plus longtemps?! Bref.. (oui encore)

Le tunnel arrive pour la deuxième session de lumière bleu. Et là l’auxiliaire de puériculture règle le timer sur 6h. Il est midi, sauf espace temps différent à la maternité je ne vois pas comment je pourrais être dehors a 17h… Sans compter les pauses pour l’allaitement…

Après avoir osé demander s’ils ne s’étaient pas trompé sur le timer j’ai eu le droit à une deuxième session de sermonnage… (ils se sont quand même pointé à trois dans ma chambre) Comme quoi j’étais chanceuse d’être tombée sur cette pédiatre, que tous les autres ne m’auraient même pas autorisé à sortir ce soir, et que il fallait que je réfléchisse un peu c’était idiot de vouloir partir si c’était pour revenir dans 48h aux urgences avec un bébé en mauvaise santé.

Si tu te demandes c’est « sage femme connasse » qui parlait. J’en ai conclu qu’elle n’avait pas changé en 18 mois et j’ai le plus possible évité l’équipe médical jusqu’à la fin du traitement en lumière bleue (sous peine de risquer la condamnation pour meurtre).

Je suis partie, comme une voleuse, dès le timer fini, le plus vite possible avec mon bébé sous le bras, mon mari et mon fils aîné.

Crédit photo : Photo personnelle

Ouf! Notre vie allait enfin pouvoir commencer. On était vendredi 02 juin, 19h30 et je retrouvais enfin mon appartement, mes deux bébés, mon mari et mon lit!

 

J’aurai, cette fois encore, passé cinq jours à la maternité. Cinq jours qui m’ont paru une éternité.

 

Et toi? Comment as-tu vécu tes séjours à la maternité? Tu as trouvé qu’on avait tendance à ne pas du tout aider les parents? Tu t’es senti infantilisé? Au contraire tu as adoré et tu étais triste de partir? Viens nous raconter!

A propos de l’auteur

Mariée a un mari hyper protecteur depuis ma grossesse extra utérine j'ai commencé par être piquée par le virus des blogs grâce à mademoiselle dentelle avant de découvrir les deux autres blogs "Dans ma tribu" et "Sous notre toit". Je suis la maman chat d'une grande minette de salon qui ne porte de félin que le nom. Mais surtout la maman comblée de Petit Habitant et Petit Excité qui ont 18 mois d'écart. Je viens te raconter mon quotidien de maman et mes grossesses qui pourraient mieux se passer 😉 !