Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Mode survie enclenché


Publié le 20 janvier 2020 par Mélinda

C’est le mode des premier mois.

Celui durant lequel la vie n’est que chaos.

C’est le temps des nuits (ultra) hâchées.

Celui de l’incompréhension face à un bébé qui pleure, de l’impuissance devant un bébé qui a mal.

C’est quand ton compagnon craque et que tu prends la relève sans sourciller. Parce qu’il faut bien que quelqu’un assure.

Et quand c’est toi qui craque, il passe en mode survie à son tour.

Un mode qui se prolonge.

Pendant des mois voire des années.

A cause du quotidien avec des enfants en bas âge.

A cause des maladies, des déménagements, des reprises d’étude, un travail très prenant ou un chômage, des problèmes de famille.

A cause de soucis qui s’accumulent.

Autant de choses très prenantes à mener de front.

La sensation d’être dans une machine à laver qui tourne en continu.

De ne plus toucher terre.

Tu enchaînes les hauts et les bas. Parfois les très bas.

Mais tu avances car il le faut.

Le mode survie ne dure qu’un temps.

Pendant lequel tu t’oublies.

Mais qui est oublié dès que tu en sors.

Lorsque tu étais en plein dedans, tu désespérais. La fin du tunnel n’existait pas.

Un jour c’est fini et tu te retournes. Rétrospectivement, cette période apparaît moins dure.

Crédits photo (creative commons) : Pixabay

Le mode survie, c’est cette nouvelle capacité insoupçonnée que tu reçois à la naissance de ton enfant. C’est cet état qui te permet d’avancer quoi qu’il se passe, de garder confiance en toi quoi qu’il advienne.

Tu es un parent. Tu as maintenant la responsabilité d’un tout petit bébé et tu vas gérer.

Le mode survie te permet de traverser le cataclysme que représente l’arrivée d’un enfant. Grâce à lui, tu endures ce que tu n’aurais jamais imaginé pouvoir accepter jusque là. Diminuer drastiquement son sommeil. Accompagner des crises. Garder son calme. Répondre aux besoins de l’enfant. Rester là alors qu’on n’aurait envie que d’une chose, se réfugier au fond de son lit.

On en plaisante souvent avec mes amies, quand on galère avec nos bébés et nos enfants. On sait que passé un certain stade, c’est le mode survie qui prend le relais. Alors on râle pour se soulager mais on sait qu’en serrant les dents, ça va passer et que les beaux jours reviendront.

Oui, c’est normal d’en ch*** avec un enfant, oui c’est normal d’être épuisé à la fin du week-end, oui c’est normal d’avoir l’impression de ne rien faire d’autre que s’occuper d’eux, oui c’est normal d’avoir l’impression de ne rien faire correctement, oui c’est normal de se sentir impuissante.

Garde confiance en toi, écoute la petite voix dans ta tête qui te dicte ce qui te convient le mieux, retiens ton souffle et persévère.

Tu vas y arriver. Tu vas t’habituer. Ça va passer.

Crédits photo (creative commons) : Pixabay

Et toi, ça te parle le mode survie ?

Commentaires

13   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Bobette (voir son site)

Bon bah voilà, maintenant, je suis plus sûre de vouloir un deuxième enfant… Je crois que finalement, on va arrêter les FIV 😉
Même s’il y a beaucoup de vrai, je trouve quand même ton tableau très noir. Parce que le « mode survie », on en survit car un enfant nous apporte tellement plus que ce chaos. Sans ça, mode survie ou pas, je crois que j’aurais abandonné au 3ème jour 😉

le 20/01/2020 à 10h10 | Répondre

Mélinda

😊 c’est très personnel comme ressenti, je me rends bien compte que tout le monde ne trouve pas la maternité si difficile à gérer.
Mes enfants m’apportent un immense bonheur et j’aime ma vie avec eux. Mais en ce moment, j’ai vraiment l’impression de ne pas toucher terre 😊 Plus qu’un constat sombre, je voulais dire que parfois c’est la folie, mais qu’on finit toujours par s’en sortir, parfois sans même savoir comment on y est arrivé. C’est plus positif non ? 😋

le 20/01/2020 à 11h54 | Répondre

Neige

J’aurais rien changé à ce texte… à part le « garder son calme ». Non, ça clairement il y a des périodes où je n’y arrive plus…

le 20/01/2020 à 10h56 | Répondre

Mélinda

Je te rassure…. Tu n’es pas seule 😉

le 20/01/2020 à 11h54 | Répondre

Vee

Moi je ne trouve pas ton texte négatif, au contraire il y a même une lueur d’espoir !
Sinon, je pense que j’ai vécu la première année pareil, le manque de sommeil fait beaucoup sur la façon dont on perçoit la vie en général je trouve, en tout cas moi ça m’atteint beaucoup. On a beau oublier à mesure qu’on en sort, et que ça va de mieux en mieux, je suis contente de me dire que les nouveaux nés c’est fini pour moi et que je ne revivrai jamais ça !

le 20/01/2020 à 12h56 | Répondre

Muscadine

Oh, comme je suis à 100% d’accord avec toi ! Tout le monde autour de toi dit: ça grandit tellement vite! Mais je me souviens des 6 premiers mois de ma puce. J’avais des cris de nourrissons dans mes cauchemars, en plus de ceux de la réalité. Je me souviens aussi de la réaction molle du toubib quand je lui ai parlé, désespérée, des 3-4 heures de pleurs non-stop de ma fille tous les soirs: ah, ce sont les coliques, ça disparaît vers 3-4 mois… Franchement, je ne voyais pas le bout du tunnel. Mais le temps a passé, et ça va mieux. On arrive à avoir à nouveau des nuits entières de sommeil, l’énergie de sortir dehors etc. Heureusement ! Bon courage jusqu’à ce moment clé où on dort la tête de l’eau.

le 20/01/2020 à 16h13 | Répondre

Madeleine

C est clair que le nerf de la guerre, c est le sommeil. Si t arrives à dormir, même un peu, ça va. Sinon, c est l enfer.

le 20/01/2020 à 18h02 | Répondre

MAman-de

Enfin les mots sont posés ! Ca fait du bien de ne pas se sentir seuls dans cette galère qui, malgré ce qu’on pense quand on est en plein dedans, ne dure pas éternellement !

le 20/01/2020 à 21h00 | Répondre

melibie

ça me parle tellement ton article.. enfin on lit ce genre de choses, car oui c’est l’enfer j’ai eu deux bébés quasiment en même temps que toi (juillet 2017 et janvier 2019) et c’est clair que je suis descendue plus bas que terre, j’ai même entrepris un suivi psy pour arriver à m’en sortir car même si on dit que ça grandit vite, les jours et les semaines sont longues à passer, à tenir, dans la patience, et sans sommeil..
merci

le 20/01/2020 à 21h11 | Répondre

La Piu

100% pareil ici. Un bébé de 2017 et un de 2018. Nuits complètement destructurées depuis l’arrivée du 2e… c’est à dire aucune nuit complète depuis plus d’un an. Des fois jusqu’à 12 réveils par nuit en cas de maladie ! Heureusement que le mode survie existe ! Sinon c’est le petage de plombs. C’est une défense ultra forte. On a des boulots prenant en plus de ça, on est des warriors ! Bravo à vous, bravo à nous. On se reposera dans 2-3ans ! Courage d’ici là.

le 21/01/2020 à 01h10 | Répondre

Cécile

Cela fait vraiment du bien de lire ces quelques lignes : je suis en plein dans le mode survie (depuis de très nombreux mois) et c’est bon de savoir que 1. je ne suis pas la seule, 2. ça finit par passer. Merci d’avoir mis des mots sur cette longue « traversée du désert » en rédigeant cet article.

le 21/01/2020 à 22h11 | Répondre

Sophia

Le mode survie, que j’appelle autrement … la trentaine ! La décennie (en moyenne hein) ou tu : fais tes enfants, achètes un appart/une maison, remets en cause tes premiers choix professionnels mais où en même temps t’es sensé être au top professionnellement, changes de région – rayez la mention inutile (ah, vous ne barrez rien ?). Bref, vivement la quarantaine ^^!

le 23/01/2020 à 17h05 | Répondre

Mélinda

😂😂😂 c’est bien vu !

le 23/01/2020 à 21h22 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?