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A la une / Récit d'accouchement

Mon accouchement déclenché : le déclenchement aura bien lieu !


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Tu l’auras compris, je vais donc être déclenchée avec une perfusion d’ocytocine.

J’arrive à la maternité vers 9h. Ma sage-femme des cours de préparation à l’accouchement me reçoit. Elle vérifie mon col : 4 cm. Youhou !! Finalement, entre la méthode italienne et le décollement des membranes, j’aurai quand même gagné pas mal de centimètres !

Elle me pose le doppler et on attend une demi-heure. J’ai des contractions, mais elles sont faibles.

Elle me refait un décollement des membranes (complet, cette fois-ci) et me monte dans ma chambre. Soit le décollement est efficace, et je dois les appeler pour redescendre en salle de travail, soit ça ne marche pas et ils viendront me chercher à 13h pour me perfuser.

De 10h à 12h, j’ai des contractions. La douleur est supportable. Je respire bien pendant la contraction, et c’est bon. Mais à midi, ça s’arrête… NAAAAAN !!!

À 13h, ma sage-femme me met en tenue pour l’accouchement et me descend dans la salle. Elle contrôle mon col : j’en suis à 5 bons centimètres !! Bon, au moins, même si mes contractions ne veulent pas tenir dans le temps, je sais qu’elles sont hyper efficaces ! Et c’est très rassurant.

Elle me pose la perfusion d’ocytocine avec, pour commencer, un débit faible. Dès que j’en aurai envie, je pourrai demander la péridurale, et on pourra augmenter la dose d’ocytocine.

À partir de là, j’avoue que j’ai complètement perdu la notion du temps.

La perfusion me re-déclenche des contractions. Au bout d’un certain temps, une à deux heures peut-être, je commence à avoir vraiment mal. Je suis loin d’être en train de hurler, je serais clairement capable de supporter plus, mais je préfère avoir la péridurale.

C’est effrayant, la péridurale. Même sans regarder l’aiguille. J’ai mal au moment où l’anesthésiste me fait la petite piqûre pour anesthésier la zone, mais ensuite, ce n’est pas douloureux. Pas agréable, mais pas douloureux. On dirait une pression dans le bas du dos, puis comme un pincement.

Pour moi, l’effet est immédiat : je sens le liquide couler dans mon corps. Un de mes pieds devient tout froid et l’autre bouillant. Super bizarre. Mais plus de contractions. La sage-femme en profite pour percer la poche des eaux et augmenter la perfusion.

Puis, comme je ne sens plus les contractions, je me repose. Je crois même que je dors un peu.

accouchement

Crédits photo : Photo personnelle

Après la péridurale, ça va mieux !

Ma copine Mademoiselle H, qui arrive à son terme aujourd’hui, profite de sa visite de contrôle pour me faire un coucou. L’avantage d’avoir pour sage-femme la personne qui nous a fait la préparation à la naissance à toutes les deux, c’est que Mademoiselle H peut entrer dans la salle de travail quelques minutes. J’espère qu’elle accouchera avant que je ne sorte de la maternité, histoire qu’on se croise !

En fin d’après-midi, j’offre à l’Homme une « boîte à papa ». J’ai trouvé l’idée sur internet. Dedans, il y a un casse-tête pour le faire patienter, un pyjama personnalisé pour notre fille, un livre d’images pour les futurs papas, des gâteaux, de l’eau et des pièces pour la machine à café.

Pendant qu’il déballe le tout, je commence à avoir de nouveau mal. Mais ce qui est bizarre, c’est que ce n’est pas vraiment une douleur. Plutôt une grosse gêne. Qui va de pire en pire. Du coup, j’appelle la sage-femme.

Elle vérifie mon col : je suis presque à 10. Et la gêne que je ressens, c’est le bébé qui descend. Aaaah, c’est pour ça que j’ai envie de faire caca !! Mais par où ça sort, les bébés ?? Sérieux, je me suis posé la question : la sensation n’est vraiment pas là où je l’attendais.

En descendant dans le bassin, le bébé écrase le rectum : c’est pour ça qu’on a comme une « envie de faire caca » et c’est aussi pour ça qu’on fait parfois caca pendant l’accouchement. (Je n’ai pas demandé, ni regardé pour moi, donc je ne sais pas et ça me convient très bien ! Mais comme c’était quelque chose qui m’inquiétait, j’avais pris un médoc pour aller aux toilettes avant.)

J’augmente un peu la péridurale, car la gêne devient douloureuse. La sage-femme attend encore un peu, puis elle appelle le gynéco. On va s’installer. Le stress monte.

Mon gynéco arrive, prend l’Homme dans ses bras pour le féliciter, et vient tout contrôler. Apparemment, on voit la tête. Je mets les jambes sur la barre (ou plutôt, ma sage-femme me les met, car elles sont toutes engourdies), puis le gynéco me vide la vessie.

Et là, ma pire hantise devient une grosse blague. Durant toute ma grossesse, j’ai été effrayée à l’idée qu’on me mette un tube dans la vessie pour la vider. Mais finalement, avec la péridurale, tu ne sens rien. Essaie donc de t’imaginer la scène. J’ai les jambes écartées devant mon gynéco, il met la sonde, on entend un gros et long « pshiiii » bien significatif… Et à ce moment-là, le gynéco s’accoude contre mon étrier et se met à siffloter !! Épique !

Puis vient le moment de pousser. Je tente les deux techniques apprises en préparation à l’accouchement : souffler et retenir ma respiration. Mais je me fais gronder : quand je souffle, ma poussée est inefficace. Il faut donc seulement que je retienne ma respiration.

Poussée suivante. C’est mieux, mais le gynéco et la sage-femme me font changer de position. Je n’ai plus les jambes en l’air contre la barre, mais les pieds sur le lit, contre mes fesses, et les genoux qui retombent sur les côtés. Ça va, je suis assez souple. Et je préfère, car avec l’engourdissement, je n’arrivais pas à bien maintenir mes jambes sur la barre.

Si pendant les deux ou trois premières poussées, je blaguais avec l’Homme, la sage-femme et le gynéco, j’arrête rapidement. Je me mets à faire de l’hyperventilation : je pousse l’air que je retiens dans ma figure au lieu de pousser avec mes abdos. Résultat : des fourmillements dans les mains, des joues qui me font mal et le pire : une poussée totalement inefficace !

L’Homme veut m’aider en me vaporisant le visage avec un brumisateur : MAUVAISE IDÉE ! Je ne peux plus respirer ! Je continue… et je galère toujours. Je ne pousse bien qu’à la fin de chaque poussée. Je sens bien où il faut pousser, mais c’est tellement dur que je ne le fais que très peu.

Je regarde mon gynéco. Je ne sais pas pourquoi, mais je devine que si je ne fais pas mieux rapidement, il va aller chercher la ventouse ou les forceps. Alors j’y vais à fond. Crois-moi, à ce moment-là, je ne suis plus là pour accoucher de mon bébé. Non, je suis seule et j’ai un truc très très gênant de coincé, qu’il faut que j’expulse au plus vite. Alors je pousse. Au maximum. Et si tu veux savoir où, c’est facile : c’est exactement comme pour une très grosse constipation.

Mon gynéco me dit qu’il va devoir faire une épisiotomie. Je pousse, il coupe et il me dit de ne plus pousser. Je crois qu’il tourne le bébé, mais je ne sais pas vraiment, en fait.

Il me redemande de pousser… Et hop, la gêne disparaît, et on me pose un truc tout blanc sur le ventre. Je suis surprise, car pendant quelques secondes, j’avais oublié que j’étais là pour avoir un bébé. Ça crie et ça devient tout rose.

La première chose que je me dis, c’est : « Elle est belle. » Je m’étais préparée à voir un truc moche, plein de sang, de vernix caseosa, voire de lanugo (si tu te demandes de quoi je parle, clique sur les liens !). Mais non, elle est juste parfaite. Je regarde l’Homme, et je lui dis : « Elle est belle. » Et je vois qu’il pleure. Je verse aussi une petite larme.

Voilà, notre Princesse est née. C’était le 18 décembre 2013 à 19h42.

nouveau-né

Crédits photo : Photo personnelle

Et toi ? Tu as été déclenchée ? Comment s’est passé ton accouchement ? Tu as aussi eu du mal à pousser ? Viens nous raconter !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Madame D depuis septembre 2015, je suis la maman (comblé) de Princesse, 5 ans et de PetitLion 1 an et demi (à peu près). Absente par ici depuis quelques temps, je reviens te raconter cette seconde grossesse et notre nouvelle vie à 4 (oui je te raconte ma vie quoi !)