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A la une / Récit d'accouchement

Mon accouchement pas si programmé – Partie 1

Comme tu le sais avec mes précédents articles sur le déroulement de ma grossesse, je vais accoucher par césarienne et pour diverses raisons : j’ai déjà eu une première césarienne et le gabarit du bébé s’annonce important et il ne passera pas dans mon bassin.

S’il y a bien une chose de certaine avec la grossesse, c’est qu’il est rare que tout se passe comme « prévu ».

Je t’avais donc laissé la dernière fois avec mes contractions super régulières. Je suis à presque un mois du terme et à dix-huit jours de la date de ma césarienne programmée.

On arrive à la maternité

Une fois PetitePerle installée dans le siège auto de son papi, Mari Barbu et moi prenons notre voiture. Les contractions sont toujours très régulières et nous arrivons à 20h30 à la maternité. C’est le calme plat ! Tant mieux !

Une adorable sage-femme s’approprie mon dossier puis me fais une échographie. Grosse surprise ! Barbouille s’est retourné la tête en bas ! Le col est ouvert à 1 malgré la régularité des contractions…

Mari Barbu et moi pensons que nous allons rentrer à la maison mais la sage-femme nous installe en salle de pré-travail. Si la césarienne programmée doit avoir lieu, ça sera ce soir ou demain ! Je suis à 37 SA + 2 et lorsque que le travail se lance spontanément à 37 SA, les médecins de l’hôpital ne font rien pour l’arrêter.

Avec Mari Barbu on se pose pleins de questions ! Ce n’est pas un peu tôt pour Barbouille de sortir maintenant ? Dire qu’on s’était organisés pour le jour-J ! Et bien c’est le cathéter sur ma main et une jolie blouse sur le dos que je me retrouve ! Je pleure parce que je n’ai pas du tout anticipé mon épilation… Le maïeuticien qui me suivra cette nuit se présente et me rase le pubis en vue de la césarienne. Voilà qui est réglé pour l’épilation !

Quand la question fatidique est posée

A ce stade, les contractions se rapprochent, s’intensifient et la gestion de la douleur est de plus en plus compliquée.

Je décide de marcher un peu dans la chambre quand le maïeuticien refait son entrée mais avec la gynécologue de garde cette fois. Il est 1h du matin, la césarienne est prévue mais elle me propose une autre option. Pour elle, si Barbouille peut rester au chaud encore quelques jours ce n’est pas plus mal. Contre toute attente elle me donne le fameux cachet qui arrête les contractions de faux travail. Il sera bien sûr inefficace…

Elle me dit bien comprendre que la césarienne est prévue et que j’y suis préparée mais me propose tout de même de tester la voie basse pour ne pas avoir de regrets. On pose les conditions : pas d’ocytocines à haute dose, pas d’acharchement, pas de toucher vaginal tous les quarts d’heures, recours aux méthodes naturelles pour accélérer le travail. J’accepte toutes les conditions mais elle en émet une dernière : la péridurale ne devra pas être posée trop tard si besoin de filer en urgence au bloc.

Je fais une petite heure de ballon et à 2h30 du matin, on me bascule en salle d’accouchement pour la péridurale. Ma salle est entre le bloc opératoire et une salle de néonatalogie ! Me voilà complètement rassurée !

J’ai très mal au moment de la pose de la péridurale mais je sais que c’est un mal pour un bien !

A 3h, le maïeuticien m’examine (rien n’a bougé) et propose la première alternative naturelle : le décollement des membranes. Bon je ne sens absolument rien ! Si ce n’est qu’à la fin de son intervention, j’ai beaucoup de mal à respirer. Comme si quelqu’un appuyait très fort sur mon diaphragme. Et je commence à perdre connaissance. Je ne vois que du noir, j’entends des gens qui m’appelle très loin, je sens parfois qu’on me met des claques. Puis plus rien. Le noir total. Je n’ai plus mal nulle part et je me demande même si je respire encore. Nouvelle grosse claque, j’entends à nouveau des voix qui m’ordonnent de serrer une main et d’ouvrir les yeux. Comme je ne peux pas faire les deux, je me concentre sur les yeux et essaie de les ouvrir dans un effort surhumain. Je perçois beaucoup de silhouettes qui s’agitent, je sens qu’on me branche à pleins de machines qui font bip bip de partout.

Progressivement, je reprends conscience. J’arrive à serrer la main qui est dans la mienne, mes yeux s’ouvrent plus longuement et je respire même si ça me fait mal. Tous les gens dans la salle me regardent dans le plus grand silence avec une tête complètement paniquée. Pendant près de cinq secondes, personne ne parle. Et c’est le maïeuticien qui me demande comment ça va. Je lui réponds que ça va mais je n’ai pas compris ce qu’il s’est passé. A vrai dire, personne n’a compris.

L’anesthésiste me surveille comme le lait sur le feu et vient prendre des mesures tous les quarts d’heures. Elle écarte l’embolie pulmonaire mais précise qu’au moindre petit coup de moins bien on m’emmènera faire une radio des poumons et une échographie du cœur.

Mari Barbu s’endort sur le fauteuil mais moi j’ai peur de fermer les yeux et de ne plus jamais les réouvrir…

Crédit photo : pixabay

L’attente

J’essaie de me reposer tant bien que mal. J’apprécie énormément que l’équipe médicale ne fasse pas des touchers vaginaux à répétition !

A 6 heures du matin, le super maïeuticien revient et me propose de percer la poche des eaux pour accélérer le travail. Il en profite pour vérifier le col qui n’a pas bougé ! Mais il est très positif et me souhaite un bel accouchement par voie basse avant de finir sa garde !

Et ensuite… on attend.

Des heures et des heures !

A 9 heures, l’équipe de jour prend le relai et une sage-femme m’injecte une légère dose d’ocytocines, avec mon accord, pour essayer de faire avancer le travail.

Ce qui est rageant c’est que les contractions sont fortes et hyper régulières, mais toujours sans effet sur le col !

Du coup, j’attends encore ! Des heures et des heures !

Vais-je avoir droit à l’accouchement par voie basse dont je rêve ? Je me projete en train de pousser pour me donner du baume au cœur !

La suite bientôt !

Et toi ? Ton bébé aussi a décidé de son jour alors qu’il était prévu à une date ? As-tu espéré accoucher par voie basse après une césarienne ? Le travail était long ? Dis-nous tout ! 

A propos de l’auteur

Salut moi c'est Doupiou ! Je suis mariée, maman d'une PetitePerle née à l'été 2015 et d'un petit Barbouille né peu avant le printemps 2018. Tatouée, motarde, fan de foot mais aussi très coquette, addict aux robes et aux talons : je suis pleine de contradictions ! Je viens ici te raconter mon quotidien avec mes deux enfants et mes expériences de la parentalité. J'essaie toujours de positiver !