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A la une / Récit d'accouchement

Mon accouchement : plus rapide que prévu !

Je t’ai laissé la dernière fois avec un article sur le déroulement de mon dernier trimestre, où je t’avouais qu’à 20 jours de mon terme, j’avais hâte d’accoucher.

Ce jour-là, je remarque que mon ventre semble beaucoup plus bas que d’ordinaire. Je commence à espérer que ma princesse arrive vite, mais rien d’autre ne semble indiquer que ce sera le cas… Deux jours plus tard, le samedi matin, je suis tout de même attendue à l’hôpital pour y effectuer un contrôle de tension et un monitoring. Tout est normal et je n’ai pas de contraction, je rentre donc rapidement chez moi. Pourtant, de retour à la maison vers 10h, j’ai l’impression que ma poche est un peu fissurée… Dans le doute, je me change et j’attends de voir.

Deux heures plus tard, tout est normal, je me dis donc qu’il n’y a pas de quoi s’emballer, je continue ma petite vie. Et puis nous sommes le samedi 14 février, jour de la St Valentin et franchement, je n’ai pas envie d’accoucher à cette date-là (même si de notre coté nous n’avons pas l’habitude de la fêter, nous n’avons pas envie que tous les ans l’anniversaire de notre puce soit zappé par cette fête… !).

J’ai dépassé le cap des 38 semaines aménorrhées, je peux désormais accoucher sans craintes particulières pour bébé. Nous profitons donc de notre journée pour aller nous balader et faire un peu de shopping. De retour à la maison en fin de journée, je remarque à nouveau que j’ai quelques pertes. Est-ce normal ? Est-ce du liquide amniotique ou simplement de la transpiration ? Je suis persuadée que ce n’est pas pour aujourd’hui, alors encore une fois, je ne panique pas. Et puis il est l’heure de manger, j’ai faim !

Mon homme me prépare un bon repas pendant que je me douche pour me détendre (des tagliatelles carbonara, si tu veux tout savoir !). On se dit qu’on verra après notre diner s’il y a besoin ou non d’aller faire un tour à la maternité.

20h40, nous finissons de manger et je me décide à appeler la maternité pour savoir quoi faire en expliquant mon soucis. La sage femme me conseille de prendre une douche (c’est déjà fait !) et venir les voir le soir même, avec, au cas où, mon sac pour la salle d’accouchement, et de terminer de préparer ma valise de maternité. J’écoute donc son conseil et fini tranquillement de préparer mon sac et de réunir tous les papiers nécessaires. Je suis persuadée que nous allons y aller pour rien et que nous allons rentrer chez nous dans la soirée. Mon homme, lui, a déjà en tête que c’est bon, c’est pour maintenant !

Nous arrivons à la maternité vers 21h, la sage femme que j’ai eu au téléphone a fait passer le mot à ses collègues en signalant que j’allais arriver. Mais ce soir-là les salles d’accouchements sont bien remplies, et le personnel très occupé. Nous patientons donc un peu, le temps que l’on puisse s’occuper de moi.

récit d'accouchement rapide

Crédits photo : Photographie ToutCourt

22h, finalement on m’appelle. On m’installe dans une petite salle pour me faire un monitoring et on prend ma tension, le temps qu’une sage femme puisse venir m’ausculter. Dix minutes plus tard, la sage femme vient s’occuper de moi. Je perds effectivement du liquide amniotique, mon col est un peu ouvert, et j’ai de très légères contractions, mais que je sens à peine. Ma poche étant fissurée, je dois prendre un antibiotique pour éviter une infection. Elle m’explique que je vais donc rester sur place pour la nuit, qu’ils vont me laisser dans cette salle encore un peu, le temps de finir d’enregistrer les battements du cœur de bébé et mes contractions. Dans 8h, je devrais reprendre un antibiotique et refaire un monitoring, et si dans les heures qui suivent, le travail n’est toujours pas commencé, il faudra le déclencher.

Minuit, une aide soignante vient me chercher pour nous accompagner dans ma chambre. On m’explique un peu mieux ce qu’il va m’arriver : vers 5h elle reviendra s’assurer que tout va bien, à 6h je prendrai un nouvel antibiotique, et on commencera à envisager le déclenchement vers 9h.

Le temps de m’installer et de prendre mes marques dans cette chambre, il est déjà 1h. Sur conseils de la sage femme, mon mari décide de rentrer dormir un peu à la maison pour revenir le lendemain matin vers 8-9h, puisque visiblement le travail n’est toujours pas commencé. Et puis comme c’est un premier bébé, ce sera assez long, il vaut donc mieux qu’il rentre à la maison pour dormir un peu et prendre des forces pour la suite !

La suite, tu la vois venir ? Parce qu’évidemment, rien ne s’est passé comme attendu… !

Dimanche 15 février (youpi, nous ne sommes plus le 14 !), j’essaye tant bien que mal de dormir un peu, j’arrive tout de même à m’endormir vers 2h. Sauf qu’à 3h30, je suis réveillée par les mouvements de bébé, et je sens ma poche se rompre ! Je préviens de suite l’équipe soignante qui me demande si j’ai déjà des contractions : non, rien du tout, toujours pas ! Elle me dit d’essayer de me reposer un peu, et de les re-sonner si jamais le travail commence vraiment.

J’appelle tout de même mon mari pour le tenir informé, il dort mais attendait de mes nouvelles. Je lui dit de se rendormir et de mettre son réveil demain pour 7h30, histoire d’être là pour 8h. Une sage femme vient me voir une heure plus tard pour s’assurer que tout va bien. Je commence justement à avoir des contractions toutes les 10 minutes, mais largement supportables. Elle me confirme que l’Homme peut se rendormir et ne venir que demain dans la matinée.

Elle décide de me faire le monitoring maintenant, le temps qu’elle aille chercher l’appareil il est déjà presque 5h. Pour que la mesure soit représentative, il faut que je le garde au moins 30 minutes. Sauf qu’à peine la porte de ma chambre refermée, les contractions arrivent de plus belle et s’accélèrent ! Je me tortille de douleur sur mon lit d’hôpital à chacune d’elles, j’ai envie de crier/pleurer pour me soulager, mais je n’ose pas (ben oui il est 5h du matin, je suis à l’hôpital et tout le monde dort, alors je serre les dents et hurle intérieurement… !). Je me dis qu’il faut que j’applique les techniques de respiration apprise en cours de préparation, et que ça va aller ! Je regarde sur le monitoring l’intensité de mes contractions, je les vois arriver, mais au vu des courbes elles ne semblent pas si méchantes que ça…

5h30, je rappelle l’équipe soignante, parce que là, ça ne va plus : j’ai des énormes bouffées de chaleur, j’ai vraiment mal et je commence à paniquer ! En attendant, j’envoie un SMS à l’Homme pour lui dire que là, j’ai besoin de lui, qu’il faut qu’il vienne parce que le travail a commencé. La sage femme revient me voir et m’examine. Les contractions ont été très efficaces et qu’il faut que je descende en salle d’accouchement sans plus attendre. Elle part me chercher un fauteuil roulant, charge dedans mon sac et mes papiers, et c’est parti !

6h03, arrivée en salle d’accouchement, je me tortille toujours de douleur à chaque contraction. Et là, j’entends cette phrase : « Ola, mais elles sont vraiment efficaces vos contractions ! Vous êtes à 9, c’est trop tard pour la péridurale Madame ! » Gros moment de panique, comment je vais faire ? J’angoisse à l’idée de devoir supporter encore ces horribles contractions pendant des heures, puisqu’on m’a répété X fois que pour un premier, c’est 10 à 12h de travail ! Je ne réalise pas qu’en fait, elle est en train de me dire que je dois accoucher, là maintenant ! La sage femme me rassure en me disant que j’ai fait le plus dur, que même sans péridurale, tout va bien se passer, et qu’elle va me guider… Mais là, il faut pousser pour faire sortir ma fille !

Mon homme n’est toujours pas arrivé, je m’inquiète de devoir accoucher sans lui… La sage femme qui était avec moi durant la nuit me demande son numéro pour lui téléphoner parce que… « Ça va être rapide ! » Elle arrive à le joindre : il était parti de la maison depuis 3 minutes, car comme je lui avait dit d’arriver tranquillement, il pensait avoir le temps de prendre une douche et de charger la voiture avec les affaires de notre fille. Il est 6h10, et je dois vraiment commencer à pousser !

Je pousse de toutes mes forces, je suis fatiguée, j’ai chaud, j’ai mal, j’ai l’impression que je ne vais pas y arriver, mais la petite est bien engagée, elle suit son chemin tout doucement. La sage femme me dit quand pousser et m’aide à tenir bon.

6h25, j’entends un « Il arrive ! » et j’entrevois débarquer mon mari complètement paniqué ! Ouf, il est arrivé à temps ! Il jette son manteau et un sac ur une chaise, me confirme que « Oui oui, on voit ses cheveux ! » et vient me rejoindre pour m’aider à finir d’accoucher. À chaque contraction, j’ai l’impression que je vais m’évanouir. Mais j’ai un regain d’énergie quand mon homme m’attrape la main pour m’encourager.

6h29, la sage femme me dit de l’attraper, je ne comprends pas bien car je suis dans un état second. Elle me redit « Votre fille est juste là, tendez les bras et attrapez-la ! ». Ce moment est assez irréaliste, je n’avais pas du tout pensé que je pourrais sortir ma fille moi-même en fait. Je l’attrape et la pose sur moi. Elle est toute petite, toute légère et toute chaude… Son papa quant à lui s’occupe de couper le cordon.

Tout s’est bien passé, et finalement la sage femme avait raison : le plus dur, c’est le travail ! Subitement, ma fatigue a disparu, je peux enfin serrer ma fille dans mes bras et la sentir se blottir tout contre moi…

On me l’enlève juste quelques minutes pour lui faire ses premiers soins, mon mari m’abandonne alors pour la suivre. Une fois ces soins effectués, l’infirmière repose ma fille directement sur moi pour sa toute première tétée. Nous restons là 2 heures ensuite, juste tous les trois.

Dimanche 15 février, 6h29, Ophélie est née ! Elle est merveilleuse, tellement belle, et je ne me lasse pas de regarder ses grands yeux bleus… !

Et toi ? Ton accouchement a été plus rapide que prévu ? Tu as eu peur que ton bébé sorte sans que son papa n’ait eu le temps d’arriver ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Trentenaire, maman solo de deux adorables têtes bouclées qui comblent ma vie et raccourcissent mes nuits. Un job en Qualité dans l'univers du luxe : la cosmétique. Tout un tas de loisirs et de passions : la couture, la photographie, la batucada, et tellement plus !