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Mon fils est précoce : le diagnostic

J’ai la chance d’être maman de deux horribles monstres que j’aime et qui me le rendent bien… Sauf que !

Quand mon grand était à la crèche, on me disait souvent qu’il n’était « pas en retard ». Oui bon, ok. Il a su marcher vite. Monsieur est perfectionniste en plus, il s’est entraîné à la crèche et n’a marché à la maison que le jour où il était sûr de son coup. Il parlait plutôt bien. What else ? Bon, à côté de ça, il était un peu bagarreur, mais c’est l’héritage de famille (mais je ne cautionne pas du tout) !

enfant précoce - le diagnostic

Crédits photo (creative commons) : Phalinn Ooi

Puis il est rentré à l’école, avec une maîtresse très attentive à ses élèves. Une chance pour lui, il était chez les petits/moyens. Vive les classes à double niveau ! C’est vraiment ce que nous souhaitions pour lui, puisqu’il était déjà très demandeur et avait soif de connaissances. Deux semaines après la rentrée, la maîtresse demande à nous voir. Oups, ça sent le roussi !

Rendez-vous est pris et nous discutons. Il semble que Pioupiou soit un peu plus que « pas en retard »… La maîtresse nous oriente vers une pédopsychiatre pour faire un test de QI. Je t’avoue qu’on s’est demandé quel intérêt on pourrait y trouver. On aurait un résultat, et alors ? Mais la maîtresse a su nous expliquer qu’en mettant le doigt sur une éventuelle précocité, on aurait aussi des conseils de la part de la psy pour la gestion quotidienne de notre fils… Sans que ce soit une maladie, la précocité demande une adaptation du quotidien pour être en phase avec l’enfant/l’adolescent.

Pioupiou fait le test. Enfin, « fait » est un bien grand mot. Ce monsieur ayant un caractère assez affirmé, il a tout simplement décidé de ne faire que les exercices qui l’intéressent… Sans commentaire ! La psy nous prévient tout de suite que le résultat sera faussé et qu’on aura une idée d’un minimum de QI, sans vision réelle de son potentiel. Résultat ? Pioupiou est au moins à 134. En clair, il est précoce mais nous ne savons pas à quel point.

J’avoue que ça nous est tombé dessus un peu brutalement. Notre première réaction a été de « nier » un peu ça. Ça ne change rien pour lui. Puis il a fallu faire face. Certes, ce n’est pas une maladie, notre fils est en pleine forme. Mais plein de questions arrivent : comment répondre à sa soif de savoir ? Comment jongler avec un système scolaire qui n’est pas toujours adapté aux enfants précoces ? Que faire pour qu’il vive ça comme un don et non pas comme un problème ?…

Le point positif dans tout ça, c’est que ça nous a aussi permis de comprendre les difficultés qu’il éprouve au niveau social. Il est un peu brutal pour la simple et bonne raison qu’il ne sait pas comment exprimer son trop-plein émotionnel. Tout est toujours too much pour lui. Pouvoir mettre le doigt là-dessus, c’est que qui va nous permettre de l’aider à avancer !

Et toi ? Tu as un enfant diagnostiqué précoce ? Tu as toujours eu conscience qu’il était très en avance, ou ce sont d’autres personnes qui t’ont alerté là-dessus ? Tu as eu du mal à l’admettre au début ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

J'ai 30 ans, en couple avec Jules depuis 9 ans, 2 pioupious. J'adore faire la cuisine (surtout la pâtisserie), la mode, et par dessus tout, les travaux manuels dits "ouvrages de dame" (crochet, tricot...). Oui oui oui, c'est possible, même à mon âge, et non non non, ce n'est pas réservé aux grands-mères !