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A la une / Récit de grossesse

Le neuvième mois, ce dernier looooong mois de grossesse


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Ça y est, ça sent la fin ! Je suis énoooooooorme et Cookie a l’air de bien prendre ses aises aussi ! J’ai envie de te parler de ce neuvième mois. Ce trop long dernier mois de grossesse.

[Avant tout, je me sens obligée de te contextualiser le truc.

La date butoir présumée est le 24 avril. Ou le 22, selon les praticiens. J’ai toujours pensé que je ne mènerais pas cette grossesse au terme, que j’accoucherais avant. Faut dire qu’autour de moi, les exemples allaient tous dans ce sens. Je suis née à 8 mois de grossesse, ma sœur et l’amoureux aussi, mes cousins sont tous nés entre 6 et 7 mois, mon neveu à 8 mois et ma belle-sœur (qui avait sa DPA quatre jours après moi) a accouché un bon mois et demi en avance. Ça m’a d’ailleurs chamboulée ! Zut, si elle, elle accouchait, ça voulait dire que ça pouvait m’arriver à n’importe quel moment aussi. Pression !

Quand j’ai fait ma prédiction quant à la date de naissance de Cookie (à ma baby shower), j’ai misé sur le 7 (pour des histoires de lune, de grandes marées, tout ça, tout ça), et l’amoureux sur le 12. Bref, tu l’auras compris, je me disais que le 10 avril grand max, j’aurais bébé dans les bras !

En plus, l’amoureux n’avait pas la possibilité de s’absenter entre le 11 et le 22 avril, étant donné qu’il était seul au bureau (formation, congés des collègues…). Bref, je me retrouverais seule à la maternité, surtout si Cookie se décidait entre le 17 et le 22 où là, c’était vraiment NO WAY. Oui, je sais, l’amoureux avait légalement le droit de s’absenter trois jours pour la naissance. Mais s’il le faisait à cette période, c’était toute sa boîte qui perdait une semaine de chiffre d’affaires pour cause d’effectifs nuls. Autant dire qu’on avait une sacrée pression sur les épaules. Pourvu qu’il arrive avant, qu’on en profite bien !

Ah, et… l’anniversaire de l’amoureux, c’est le 19. Je préférais qu’il n’arrive pas ce jour-là. Ni dans les dates proches. Voilà, tu sais tout !]

Je suis au huitième mois de grossesse, j’ai enfin du ventre. Je suis occupée. L’amoureux est avec moi. Je suis bien. Vraiment bien.

J’apprends un dimanche soir que ma belle-sœur est à l’hôpital, elle a perdu les eaux. Ça me perturbe. Je n’ai même pas fait ma valise, moi ! Et je suis supposée accoucher avant elle.

Au final, deux jours plus tard, je vais la voir à la maternité et elle a encore son gros ventre. Enfin, plus pour longtemps, puisqu’elle m’appelle à 5h du matin pour me dire qu’elle accouche. Youpi, j’ai une petite nièce !

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Crédits photo : Photo personnelle

Ma belle-sœur et moi la veille de son accouchement (32 SA)

Bon, c’est pas tout mais… Cookie, il arrive quand ? J’ai hâte de savoir si c’est une fille ou un garçon, moi ! Je parle, danse avec mon gros ventre. J’ai hâte de danser avec un bébé dans les bras.

Et pfiou, je grossis ! Moi qui enrageais parce qu’on ne voyait pas que j’étais enceinte à 6 mois, voire à 7 mois, là, on ne remarque que ça. Mon ventre grossit, grossit, grossit… J’ai l’impression de le voir grossir de jour en jour. Je me tartine de crème, d’huile. J’espère éviter les fameuses zébrures.

Je prépare ma valise. Je plie, déplie. Range. Lave. Plie. Déplie. Range. Dérange. Fais une liste. Refais une autre liste. Laisse la valise dans un coin de la pièce. ON NE SAIT JAMAIS, si j’accouche en deux secondes !

Le lundi, c’est piscine et « shopping ». Je suis à une heure de route de chez moi. Je me lève à 6h50, pars à 7h30 et ne reviens qu’à 16h15. Le jeudi, même programme. J’attends ensuite l’amoureux, à moitié endormie, affalée sur le lit ou sur mon nouveau canapé, que je reçois enfin.

Le mardi, je suis trop fatiguée pour bouger : c’est ma journée cocooning. Chaussons et pyjamas informes, bonjour !

Le mercredi, j’ai la préparation à la naissance entre 13 et 14h. Je vois les copines de gros ventre. Parfois, on papote après. Parfois, j’ai rendez-vous avec Super-Sage-Femme. Parfois, l’amoureux vient me chercher et on part se promener.

Le vendredi, je suis à 9h tapantes à l’hôpital pour la préparation à la naissance aussi. Re-papotage. Re-éclats de rire. J’en profite généralement pour aller me balader après, faire des analyses, bavarder avec la boulangère et faire des courses. Souvent, l’après-midi, j’ai mon rendez-vous d’hypnose. Ça me repose et je suis parée pour le weekend, qui est chargé !

L’amoureux travaille de 4 à 14h (enfin, ce sont des horaires théoriques) en semaine, et donc le weekend, on est liiiiibres ! On fait le ménage, bricole, peint, part se promener sur la plage, va au resto, s’amuse comme deux jeunes amoureux.

Je prends le bus, le train, la voiture. Je marche. Plusieurs heures par jour. Je découvre ma ville. Je parle aux passants. Je lis. Tous les matins, sur mon mini balcon, sous les rayons du soleil matinal. Je ne me prive pas. Je me sens capable de bouger, je le fais. Un matin, je me sens bof, je reste bien au chaud dans mon lit, et tant pis pour ma journée piscine. Mon chat m’adore, recommence à venir me faire des câlins et s’autorise même à dormir sur le bout du lit. Bref, tout va bien.

Sauf que les jours passent. Le 1er avril marque ma dernière séance de prépa. On rigole un bon coup. Je déclare que j’aimerais accoucher. Ça y est, c’est dit. Je n’en ai pas marre, mais ça commence à faire long. Et j’avais misé sur le 7, donc ça se rapproche quand même.

Super-Sage-Femme, tout à coup préoccupé par mon ventre imposant, me fait une énième écho. J’ai BEAUCOUP de liquide amniotique. Trop. Bébé Cookie est TROP bien dans sa piscine olympique. Il ne se sent pas à l’étroit. Et donc, n’appuie pas sur le col. Ah et… il a l’air de faire 3,5kg. Gloups. Comment je vais sortir une pastèque, moi ? Pourvu qu’il arrive vite fait, que je puisse le sortir sans trop de mal (façon de parler, hein) !

Les jours passent et toujours rien. Aucune contraction. Rien. Nada. Niente. Le 7, on fait une écho de contrôle et un monito. Toujours la piscine. Le monito montre quelques contractions assez fortes. Mais je ne ressens rien. Je suis frustrée.

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Crédits photo : Photo personnelle

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J’ai hâte d’avoir mal. Que quelque chose se passe. La pleine lune passe, j’ai eu tort, Cookie n’est pas là. Je vois les dates défiler, la date butoir approcher. Il ne doit pas se décider à sortir entre le 11 et le 22. Surtout pas entre le 18 et le 22. S’il te plaît, Cookie, écoute Maman. Elle aimerait beaucoup te rencontrer maintenant.

La piscine, c’est fini. Les prépas, c’est fini. L’hypnose aussi. Je m’ennuie. Je marche, monte les escaliers. Je fais le ménage. Rien. Zut à la fin. Je bois trois ou quatre tasses de tisane de feuilles de framboisier par jour, et l’amoureux, chaque soir, me masse religieusement. Rien. Je tourne en rond. Quand l’amoureux rentre à la maison, je lui saute dessus. Rien.

Tous les jours, je reçois des messages de copines, de ma mère, ou d’autres pour me demander où j’en suis. Je déteste de plus en plus répondre que je suis toujours « deux-en-un ». Je suis épuisée d’envoyer inlassablement des photos de mon ventre de plus en plus énorme au lieu de photos d’une jolie petite fille (ou d’un magnifique petit garçon).

En plus, ma sciatique recommence à me faire mal, j’ai les jambes hyper lourdes et à cause de ce fichu beau temps d’avril, je ne supporte pas mes bas de contention (sexy !). Mon ventre décide, pour couronner le tout, de craqueler. Oh, les jolies vergetures qui apparaissent d’heure en heure…

Je suis fatiguée. Et je n’arrive plus à dormir (serait-ce une façon de nous préparer à ne plus dormir pendant de longs mois ?). J’en ai marre. Je veux qu’il se passe quelque chose. Et puis… ça y est, on est dans la période grise : la semaine du 11. Toujours aucun signe. Zut. Ou tant mieux. La semaine passe, et rien.

Mais c’est encore pire. On est lundi 18. L’amoureux n’a plus le choix. Il ne pourra pas s’absenter si j’accouche. Je parle à Cookie. S’il te plaît, reste au chaud encore quelques jours. Rien ce jour. Ni le lendemain, jour de l’anniversaire de l’amoureux. Ça me rassure. Encore un petit peu, Cookie.

Ça y est, on est le 22. Date présumée d’accouchement pour ma gynéco du début. Je marche quatre heures. Rien. Quand l’amoureux rentre, je suis énervée. Je suis en colère. Fatiguée. Je dors mal, en plus.

Il me change les idées en m’emmenant sur la côte. On y passe la soirée. Je ris de le voir écrire « COOKIE » sur le sable. Je ris de ses blagues foireuses. Je ris de voir le propriétaire du restaurant blanchir quand il apprend que je suis à terme. Je ris de cette si belle soirée. On rentre, tard. Je suis fatiguée. Mais je ne dors pas. Trop à cran. Je ne ressens toujours rien. Ça m’angoisse.

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Crédits photo : Photo personnelle

On t’attend, Cookie…

Samedi 23 avril. Je n’ai dormi qu’une heure et demi. Je suis en forme, quoiqu’un peu fatiguée. On va faire les courses, l’amoureux m’emmène me changer les idées. Je marche, je danse. Je ne ressens toujours rien. Je suis triste.

L’amoureux se couche. Je boude un peu, je ne veux pas aller me coucher. Mais je me fais à l’idée. Jusqu’au bout, j’attends des contractions ou tout autre signe. Mais rien n’y fait. J’avais espéré accoucher avant. Je pensais accoucher avant. J’en étais sûre. Je me résigne, je vais me coucher.

Le lendemain, à 10h, j’ai rendez-vous à l’hôpital pour le jour du terme. Je sais qu’on parlera déclenchement. Super-Sage-Femme avait évoqué cette possibilité à cause de mon trop plein de liquide. Je me fais à l’idée. Demain, j’accouche. Pas comme je le veux, naturellement. Mais je me résigne et pars me coucher. Au moins, je verrai Cookie bientôt.

La prochaine fois, je te parlerai de ce rendez-vous tant redouté.

Et toi ? Tu pensais accoucher rapidement mais tu as attendu loooongtemps ? Avais-tu des échéances qui te faisaient peur ? Comment occupais-tu tes journées ? Viens nous dire !

A propos de l’auteur

26 ans, mariée depuis quelques mois, en couple depuis six ans et maman d'un bébé chat et d'un bébé (plus si bébé) Cookie né en avril 2016, je suis prof de français pour migrants, optimiste, bordélique, passionnée de voyages, de contes, de cuisine et de tout ce que essayer de faire avec mes dix doigts, je fatigue (légèrement) mon entourage. Mais c'est souvent pour la bonne cause ! Pour me contacter : Instagram : @djawene Email : freesiabdv@gmail.com