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Une histoire de motricité


Publié le 5 avril 2020 par Mère Renarde

Quand j’ai vu la première vidéo de petit koala dans sa couveuse, une chose m’a particulièrement marqué: sa tonicité. Elle bougeait ses bras et ses jambes dans tous les sens. Même s’il s’agissait de simples réflexes, je me suis dit que pour une enfant qui nous avait donné des frayeurs les jours d’avant justement parce qu’elle ne bougeait pas assez, c’était quand même un comble. Mais la continuité des choses nous a montré que la motricité était l’un des points forts de notre fille.

Stade nourrisson

Quand on a quitté la neonat, la pédiatre de bébé koala était déjà très surprise de ses réaction aux différents test. Elle avait déjà noté qu’elle avait un très bon développement moteur pour son stade, ce qui était très rassurant compte tenue de sa naissance traumatisante. A la visite des 1 mois, cela s’est confirmé un peu plus. Elle tentait déjà d’attraper certaines choses, et levait frénétiquement son popotin dès qu’on la mettait sur le ventre. 

En réalité, cette enfant a réussi à faire dos-ventre pour la première fois à 1 mois et demi. Je m’en souviens parfaitement car c’était juste avant notre séance photo naissance, et j’avais trouvé ça vraiment tôt. On m’avait répondu que c’était surement un coup de chance, mais elle a très vite répété l’action. A 2 mois, c’était de l’acquis total pour elle. A se demander si ce n’est pas son RGO qui l’a incité à développer rapidement cette compétence.

Elle a su assez vite également tenir sa tête et a été très curieuse de voir se qu’il se passe autour d’elle très tôt, constamment à la recherche du contact.

A 4 mois, elle enchaînait les roulades sur place et commençait à vouloir ramper. Ce fut également le début des cris de frustrations, puisqu’elle n’avait pas encore la tonicité nécessaire pour le faire. Dès que nous la prenions sur nous, elle poussait sur ses jambes pour être debout.

crédit: photo perso

Je me suis retrouvée devant un dilemme: fallait-il la laisser faire comme elle voulait, ou l’empêcher de vouloir si tôt être debout pour préserver ses os encore si jeune. Comme je l’ai dit auparavant, nous étions plutôt accès motricité libre, mais vraiment, après la lutte contre le RGO, je trouvais que déjà arriver sur ce grand point qu’est le déplacement était trop rapide.

En avant toute

Peu avant son 1er Noël, petit koala a réussi à s’asseoir seule. Elle avait alors un peu plus de 7 mois. Le matin de noël, elle a reçu un cube en cadeau, et il ne lui a pas fallu longtemps pour réclamer ensuite à se mettre debout appuyé dessus. 2 jours pour tout t’avouer. Nous avons été impressionnés, d’autant plus qu’elle venait tout juste de réussir enfin à ramper.

Pour la nouvelle année et pour saluer ses 8 mois, elle a réussi au bout de 3 semaines de persévérance à se mettre debout toute seule avec appui. Et on ne l’a plus arrêté. Nous sommes ainsi passé de « je rampe » à « je marche avec appui » le long des meubles, sans transition par la phase 4 pattes en même pas 10 jours. Nous avons même cru a un moment qu’elle ne ferait jamais de 4 pattes. Elle s’y est mise très tard et ne l’à que très peu utilisé. Elle préférait largement passé d’un meuble à l’autre, quitte à se mettre dans des situations et positions improbables, que de faire du 4 pattes.

Finalement notre petit koala a marché seule au bout de 11 mois réel ce qui correspond pour son pédiatre à 9 mois corrigé et donc un développement moteur très avancé. Qu’est ce que cela implique exactement ? Rien en fait, si ce n’est des gamelles fréquentes. Car oui, le problème des enfants qui marchent (très) tôt en général, c’est qu’ils trébuchent beaucoup. Combiné cela à une évaluation du risque et une trop grande témérité de notre fille, tu as un cocktail explosif. Et vas-y que je me lâche pour la première fois dans le bain, que je fais mes premiers pas directement vers la table en verre, qu’au bout de 2 semaines j’essaye de courir, et surtout, SURTOUT sans aide, jamais. Je me suis retrouvée avec un sentiment mêlé de fierté et de peur permanente qu’elle se casse quelque chose (spoiler: plus elle grandit, plus ce sentiment est important).

Et ensuite ?

Crédit photo (creative commons) : VisionPic.net

Petit koala a rapidement maîtrisé la marche. 3 mois après, elle était déjà capable de marcher relativement longtemps, pour notre plus grande joie… ou pas. Parce qu’un enfant d’un an émerveille de tout (heureusement!), et fatalement, ton trajet de 15 minutes, tu le fais en ¾ d’heure parce que tout mérite un arrêt, et que prendre la poussette n’est pas négociable. 
Rapidement après, elle s’est mise à l’escalade et nous a fait comprendre que pour elle tout était un bon support. De sa table d’activité à l’accoudoir de notre fauteuil, en passant par les barreaux de son lit, tout y passait. Et jamais elle ne s’arrête, même quand elle tombe et se fait très mal (coucou l’arcade sourcilière ouverte). 

Aujourd’hui a presque 2 ans, un de ses jeux favoris est de se créer des parcours d’obstacles dans notre appartement en essayant de passer toutes les barrières de protections que nous avons faites pour qu’elle ne grimpe pas sur le canapé et le fauteuil. Son nouveau challenge, c’est de réussir a sortir seule de la baignoire en passant par la vasque. Ce qui est sur, c’est que nous ne nous ennuyons jamais avec cette enfant. Elle est épuisante, mais au moins sur le plan de la motricité nous savons d’ors et déjà qu’elle ne garde aucune séquelle de sa prématurité et ça c’est ce qui nous suffit.


 


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