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A la une / Récit de grossesse

Mon deuxième trimestre de grossesse : épanouissement, où te caches-tu ?

Ah, le deuxième trimestre de grossesse et ses promesses ! Après un premier trimestre un peu éprouvant physiquement (et beaucoup mentalement), j’ai vu arriver le début du quatrième mois comme une délivrance ! L’assurance que j’allais enfin pouvoir goûter à ce que tout le monde appelle (sur internet et dans les livres) le rayonnement et l’épanouissement des femmes enceintes.

Oui, mais en vrai, tout ne se résout pas de façon magique à partir du premier jour du quatrième mois (sinon, ce serait trop facile !).

L’évolution des symptômes

Après avoir perdu quatre kilos lors de mon deuxième mois, je commence péniblement à prendre du poids.

Les nausées sont encore là de temps en temps, mais avec du repos, elles s’atténuent grandement, ce qui est appréciable. J’ai toujours des malaises, ce qui fait que je ne peux pas rester trop longtemps debout. Je limite donc mes sorties de peur de devoir m’allonger en pleine rue parce que je fais un malaise.

Durant ce mois de juillet, je prends un rythme « cinq jours de repos et deux jours d’activités », profitant des weekends pour bouger un peu avec mon mari et voir nos proches.

La suite du deuxième trimestre est beaucoup plus tolérable que ce que j’ai vécu au premier trimestre, même si j’ai encore certains épisodes désagréables de reflux gastrique lors des poussées de croissance de l’utérus et du bébé. J’ai aussi une petite sciatique débutante, mais heureusement, mes visites hebdomadaires chez le kiné aident à la soulager.

Non, au final, le plus frustrant, c’est que le regain d’énergie (qu’on me promettait un peu partout) n’a pas l’air de vouloir arriver chez moi…

Femme enceinte assise

Crédits photo (creative commons) : M Sundstrom

L’absence de regain d’énergie

Oh oui, je l’attends avec impatience, ce regain d’énergie ! J’espère pouvoir reprendre un rythme d’activités un peu normal avec la diminution des températures et ma prise de poids. Je me vois retourner au travail fin août, et recommencer mon petit train-train habituel jusqu’à mon congé maternité.

Oui, mais voilà, les jours passent, et je dors toujours autant !

On part en vacances quatre jours avec mon mari et nos journées sont rythmées par mes siestes de l’après-midi, qui viennent couper nos activités. (Heureusement qu’on a à chaque fois réservé dans des hôtels au centre-ville des villes que l’on souhaitait visiter, sinon ça pourrait être vraiment gênant…)

Arrive le moment de reprendre le travail, et là, c’est le drame la dure réalité refait surface. Au bout de trois jours de travail, je tombe malade, et on m’arrête une semaine.

Après discussion avec mon médecin, une conclusion s’impose : je n’ai pas eu de retour d’énergie, et je ne suis pas physiquement capable de reprendre le travail (j’ai même recommencé à perdre du poids : je suis tellement exténuée que je n’arrive plus à manger).

Autant dire qu’au milieu de mon deuxième trimestre, je commence vraiment à me demander à quel moment on est censée trouver qu’une grossesse, c’est épanouissant…

L’épanouissement physique et mental

Et puis le sixième mois arrive, et avec lui, la prescription de mon arrêt définitif jusqu’à mon congé maternité.

Petit à petit, mon appétit réapparaît (pour être honnête, je me mets à manger presque tout le temps, du réveil au coucher) et ma prise de poids redémarre. Ma silhouette de femme enceinte, avec un beau ventre rond (ma « douce transformation en baleineau », comme je l’appelle), commence à être de plus en plus visible.

Mon épanouissement physique commence, et ça ne me déplaît pas.

À la fin du cinquième mois, on a eu droit à l’échographie du deuxième trimestre, et à la fameuse découverte du sexe ! Grâce à ça, maintenant, on arrive vraiment à se projeter, notre bébé est devenu très concret. Ça nous permet de faire certains achats, maintenant que l’on sait quel sera son prénom.

(Je ne parlerai pas plus de cette échographie plutôt décevante pour nous : nous avons été un peu bousculés ! Le médecin avait quarante-cinq minutes de retard, et l’heure du déjeuner approchant, nous avons bien senti qu’il allait à l’essentiel…)

Du coup, nous commençons ce sixième mois en étant rassurés sur le fait que notre bébé se porte bien. Et maintenant que je suis arrêtée, je peux commencer la décoration de sa chambre.

D’ailleurs, Monsieur (puisque c’est un petit garçon !) ne se prive pas de nous montrer qu’il est en pleine forme. Les mouvements qu’il effectue se font de plus en plus sentir, et ce qui me paraissait désagréable pendant ma période de grosse fatigue se révèle en fait très agréable quand je suis bien reposée. (Pour être honnête, c’est même carrément euphorisant, comme sensation, quand on tapote sur son ventre et que bébé tapote au même endroit en retour, ou qu’il vient se blottir contre la main qu’on pose sur le ventre !)

Et petit à petit, au cours de ce mois qui clôt le deuxième trimestre, je réalise que l’épanouissement dont on nous parle, ce n’est pas récupérer sa vie d’avant avec un bébé qui bouge dans son ventre, mais bel et bien apprendre à profiter de sa grossesse et des changements qu’elle entraîne…

Et toi, t’es-tu soudainement sentie épanouie au deuxième trimestre ? Ta fatigue s’est-elle envolée ? Ou as-tu dû te résoudre à faire avec pour profiter des petits bonheurs ? Raconte-nous !

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

A propos de l’auteur

Mariée a un mari hyper protecteur depuis ma grossesse extra utérine j'ai commencé par être piquée par le virus des blogs grâce à mademoiselle dentelle avant de découvrir les deux autres blogs "Dans ma tribu" et "Sous notre toit". Je suis la maman chat d'une grande minette de salon qui ne porte de félin que le nom. Mais surtout la maman comblée de Petit Habitant et Petit Excité qui ont 18 mois d'écart. Je viens te raconter mon quotidien de maman et mes grossesses qui pourraient mieux se passer 😉 !