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A la une / Récit de grossesse

Mon deuxième trimestre : essayer de ne pas oublier que je suis enceinte !

Après un premier trimestre passé à dormir et à déprimer (sympa, hein !), j’entre début décembre dans mon deuxième trimestre de grossesse. Avec une seule envie : être enfin bien. Profiter à nouveau de mon fils et de mon mari, et ne plus « regretter » cette grossesse.

Le bon Dieu doit bien m’aimer, car ce souhait est exaucé assez rapidement. Chouette, je vais pouvoir passer les fêtes de fin d’année et le premier anniversaire de mon Héritier chéri l’esprit clair et enjoué ! Il faut quand même que je te parle quelques instants de ce sentiment si particulier quand on passe deux années de suite Noël enceinte.

L’année d’avant, j’étais sur la fin (un mois après, j’accouchais), j’en avais franchement marre et je voulais profiter. Cette année, je suis au milieu, sans fatigue et pas encore trop grosse, j’en ai un peu marre et je veux profiter. Je passe ces moments en me rappelant mon état de l’année d’avant, les sensations, les interdits alimentaires, et en vivant à peu près les mêmes cette année, mais avec un bébé de presque 1 an dans les bras.

Nous sommes enfin une famille, mais nous avons la même attente et les mêmes interrogations (par rapport au nouveau bébé) que le Noël d’avant. Je me projette une année plus tard, avec mon Héritier de presque 2 ans et ce nouveau coloc de 6 mois bien tassés, en ayant hâte. Tout comme l’année d’avant, j’avais hâte d’être à ce Noël-ci avec mon Héritier de presque 1 an. J’ai l’impression que rien n’a changé, et qu’en même temps, tout a changé.

Bon, on rassure quand même tout le monde, et nous surtout : pas de troisième Noël consécutif enceinte ! On est fous, mais pas à ce point-là !

Mais revenons à nos moutons et à ce deuxième trimestre. Avec la perte de mes symptômes du premier trimestre, je revis. Plus besoin de dormir toute la journée : une petite sieste d’une heure me suffit. Je peux enfin passer du temps avec l’Héritier, et tant mieux, car il change et grandit tellement vite autour de son premier anniversaire. Je commence à envisager sereinement l’avenir avec mes deux bébés, j’imagine l’aménagement de notre appartement, l’organisation à trouver, les vêtements à sortir des cartons.

Très vite, j’en arrive même à oublier que je suis enceinte. Je ne prends pas beaucoup de ventre et de poids (je peux toujours dormir sur le ventre à 6 mois de grossesse, la classe !). Le nouveau coloc donne quelques coups dans la journée et la nuit, mais je suis tellement occupée par l’Héritier que je ne remarque pas grand-chose.

Oublier sa deuxième grossesse

Crédits photo (creative commons) : Andrew Seaman

Et c’est bien tout le souci de ces trois mois : je ne m’intéresse pas du tout à l’évolution de mon bébé in utero, contrairement à ma première grossesse. Je n’ouvre aucun livre, aucune appli. Je ne sais pas combien il pèse et combien il mesure. Je ne sais pas où il en est dans son développement.

C’est vrai que tout ça n’est plus nouveau, il y a beaucoup moins de magie que pour l’Héritier, je connais toutes les sensations. Et comme mon autre grossesse s’est déroulée sans aucun problème, je ne stresse pas du tout.

Le physique n’aide pas à m’y faire penser. Comme je porte ce bébé très bas, je n’ai aucun désagrément : pas de remontées acides, pas d’essoufflement, pas de perte d’appétit. Mon col, ma vessie et mon périnée ont l’air d’être en béton armé, donc aucun souci de ce côté-là. Et puis, je n’ai pas de sciatique, pas de mal de dos, pas de contractions. Je peux aller me balader aussi longtemps que je veux avec l’Héritier dans sa poussette, coudre pendant plusieurs heures d’affilée, ou encore jouer à quatre pattes toute une après-midi avec mon fils. Bref, tout va bien !

En y réfléchissant, je suis plus que contente de ne pas penser H24 à cette grossesse. Car vois-tu, je n’aime pas vraiment cet état. La perte de contrôle de mon corps, les coups du bébé subis, tous ces examens médicaux, l’impression de n’être qu’un réceptacle et de perdre mon identité… Bon, je t’en ai déjà parlé, alors je ne m’étale pas plus.

Au moins, là, je n’ai pas tous ces « soucis », vu que je n’ai pas le temps d’y penser (ni l’envie, d’ailleurs !). L’Héritier m’occupe très bien, et quand il dort ou joue tout seul, je trouve toujours quinze mille choses à faire. Les journées et les semaines passent extrêmement vite, et la fin du trimestre se profile déjà à l’horizon.

Toutes mes amies mamans de plusieurs enfants m’avaient prévenue : la deuxième grossesse (et les suivantes) ne se vit pas du tout comme la première. Il y a un peu moins de magie, car tout est déjà connu, et on a un peu moins de temps pour y penser. Je ne culpabilise pas du tout : ce bébé sait qu’il est un petit deuxième, il entend déjà son grand frère rire, pleurer, hurler, parler… Il sait qu’on l’aime déjà énormément, mais qu’il n’aura pas toute l’attention que l’Héritier a eue : privilège de l’aîné !

Et voilà, trois mois de plus de faits. Les trois prochains vont aussi passer vite (voire plus vite, si j’accouche en avance, ce qui est mon souhait le plus cher !), et je vais enfin pouvoir préparer l’arrivée du petit coloc ! À moi le shopping (enfin, pas trop, j’ai déjà pleeeeein de vêtements) et le shopping !

Et toi ? Un deuxième trimestre sans trop de soucis physiques ? Tu penses non-stop à ta grossesse ? Ou tu l’oublies régulièrement aussi ? Raconte-moi tout !

A propos de l’auteur

Jeune trentenaire et jeune maman des trois garçons les plus fantastiques de l'univers. Quand je ne m'extasie pas sur eux, je couds, je tricote, je brode. Et de temps en temps, je passe du temps avec mon mari !