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A la une / Vie de maman

Je n’ai pas connu le baby blues

Aujourd’hui, je reviens pour un article un peu particulier. Un article qui va me replonger dans mes souvenirs de « maman de quelques heures seulement ».

Alors pourquoi je viens te parler maintenant de mon non-baby blues et de cette relation que j’ai eue avec mon bébé immédiatement après sa naissance ? Eh bien parce que récemment, c’est un sujet qu’on a pas mal abordé avec moi.

Des interrogations de mes proches

Comme je te l’ai dit, j’ai plusieurs de mes proches enceintes (hiiiii), et du coup, je parle pas mal de ma précédente grossesse avec elles.

J’ai eu pas mal de questions sur celle-ci. Des questions sur des sujets auxquels elles ne s’étaient pas spécialement intéressées avant. Des questions plus précises, parce qu’elles sont plus au courant ou qu’elles vivent certaines choses en ce moment. Et des questions sur ce qu’elles lisent, aussi.

Du coup, on m’a posé des questions sur mon après-accouchement et sur ce que j’avais ressenti. Mais pas physiquement, non (et puis, ça, j’en ai déjà parlé : je t’ai même expliqué comment préparer ton conjoint aux suites de couches). Non, sur ce que j’avais ressenti pour mon bébé. Sur mon état d’esprit post-grossesse et ma relation avec mon enfant.

Eviter le baby blues

Crédits photo (creative commons) : Michael Matuzak

Alors, et ce fameux baby blues ?

Eh bien non. J’ai beau chercher, je n’ai pas ressenti de baby blues. J’ai ressenti de la fatigue (et de l’énervement), car mon séjour en maternité ne s’est pas forcément super bien passé. Mais en y réfléchissant bien et en lisant différents articles là-dessus, je me suis rendu compte que j’avais eu la chance de ne pas du tout avoir de coup de mou. J’étais juste heureuse à un point que je n’aurais jamais pu imaginer. Et j’ai tout de suite été envahie par un amour immense pour Petit Habitant.

J’ai pleuré, oui, mais parce que je ne voulais pas que mon mari rentre à la maison le soir (enfin, rentre sans nous, quoi : je voulais me casser de cet hôpital qui me sortait par les yeux), parce que X faisait encore des histoires sur des sujets divers et variés (alors que j’espérais que j’aurais un peu de temps calme après avoir accouché, sans devoir me replonger dans les histoires…), parce que mes parents et ma sœur me manquaient dans ce moment si important de ma vie, parce que l’équipe de soignants me tapait sur le système.

Mais je n’ai pas pleuré sur ma nouvelle maternité ou sur mon corps de maman…

J’ai récemment lu que TOUTES les femmes se sentaient moches et vides au lieu d’être heureuses. Mais non. Je me sentais douloureuse, oui, ça, je le reconnais. J’ai grave douillé avec l’épisiotomie ! Mais je me sentais aussi mieux que jamais et heureuse. Oui, heureuse, même avec mon ventre flasque. Heureuse, même avec la sage-femme désagréable qui me cassait les pieds. Heureuse, quoi.

Je me revois marcher dans le couloir le sourire aux lèvres, en poussant mon bébé dans son petit berceau. Mon Dieu ce que j’étais fière. Ma merveille.

Et l’instinct maternel, dans tout ça ?

C’est vrai que j’ai été un peu sonnée, mais parce que je ne me rendais pas compte que je pouvais aimer autant. C’était mon bébé, et je l’ai tout de suite reconnu comme mon tout-petit. J’ai tout de suite su m’en occuper, et j’ai immédiatement été à l’aise avec lui. Aucun moment de panique durant lequel je me serais dit que je ne le connaissais pas ou que je ne savais pas quoi faire quand il pleurait. Je n’ai pas paniqué lors de mon retour à la maison, parce que je n’avais déjà pas eu besoin des sages-femmes à la maternité. Je savais. C’était naturel.

(Presque un peu trop, parce que maintenant, à chaque fois que Petit Habitant pleure, Monsieur Génial me regarde en me demandant ce qu’il a… Sauf qu’au moment où j’écris, il a 6 mois, et parfois, il chouine sans qu’on sache pourquoi… Je ne suis pas non plus traductrice de pleurs de bébé !!)

Du coup, je ferais partie de ces 20% de femmes qui ne connaissent pas le baby blues ? De cette minorité pour qui l’instinct maternel existe et n’est pas juste un mensonge des livres (oui, tu imagines bien que si je dis ça, c’est parce que j’ai lu/vu/entendu beaucoup de femmes me dire que l’instinct maternel et l’amour au premier regard n’étaient que mensonges).

Et du coup, je dois faire quoi, moi, face à toutes ces questions ? Répondre honnêtement, au risque de passer pour une bêcheuse qui se vante ? Ou mentir, dire que oui, moi aussi, j’ai été perdue, que je ne savais pas comment changer une couche, et rassurer la future maman inquiète de ne pas aimer son bébé tout de suite ?

Parce que moi, ma vérité, elle est là : quand j’ai enfin pu récupérer mon fils après ces trois longues heures loin de moi, quand j’ai enfin pu le tenir dans mes bras, j’ai pleuré de bonheur. J’ai pleuré d’aimer si fort et immédiatement un si petit être. Mes larmes coulaient d’être si heureuse, d’avoir enfin un bout de Monsieur Génial et moi dans mes bras. Ce petit bout de nous qu’on avait tant attendu. J’ai pleuré, oui, mais parce que je n’aurais pas imaginé pouvoir vivre un jour un bonheur aussi grand.

Et toi ? Tu as ressenti le baby blues ? Que penses-tu de l’instinct maternel : mythe ou réalité ? Comment se sont passés les premiers jours avec ton tout-petit ? Viens en discuter !

A propos de l’auteur

Mariée a un mari hyper protecteur depuis ma grossesse extra utérine j'ai commencé par être piquée par le virus des blogs grâce à mademoiselle dentelle avant de découvrir les deux autres blogs "Dans ma tribu" et "Sous notre toit". Je suis la maman chat d'une grande minette de salon qui ne porte de félin que le nom. Mais surtout la maman comblée de Petit Habitant et Petit Excité qui ont 18 mois d'écart. Je viens te raconter mon quotidien de maman et mes grossesses qui pourraient mieux se passer 😉 !