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A la une / Vie de maman

Nos petits rituels du soir

Dernièrement, je t’ai parlé de cododo. Aujourd’hui, je reste dans la thématique du sommeil puisque je vais partager avec toi nos petits rituels qui jalonnent nos soirées et couchers.

Cookie a toujours été un couche-tard. On a essayé pendant des mois de le coucher vers 19h ou 20h « comme les autres » mais au mieux, il restait éveillé jusqu’à 22h et au pire, c’était des hurlements et des pleurs jusqu’à cette heure. Soit, va pour 22H. Plus ou moins. Sans compter les innombrables réveils la nuit qui nous épuisaient. Cookie était un petit dormeur. Bref, je m’égare alors revenons à nos moutons.

Tout a commencé lorsqu’il avait quatre ou cinq mois, certaines copines tribulettes m’ont suggéré de commencer une certaine routine le soir pour ritualiser le coucher et le sommeil. C’est pas bête après tout, nos couchers étaient souvent anarchiques sans aucune logique. Peut-être que ça allait améliorer la donne, peut-être avait-il besoin de cette routine pour comprendre le processus de l’endormissement. Peut-être qu’il allait enfin dormir plusieurs heures d’affilée ! C’est donc comme ça qu’on a commencé. Et d’ailleurs, par quoi on commence ? On a réfléchit à ce qu’on devait faire le soir, dans l’ordre. Manger, se laver, s’habiller, se coucher, dormir. Et surtout, dans le calme, la joie et le partage, c’était très important pour nous que nous soyons tous les deux à le coucher.

Crédit photo : photo personnelle

Le bain

Il n’était pas encore diversifié à ce stade-là donc ce qui commençait la routine du coucher, c’était le bain. Un bon bain à l’avoine, au lait maternel ou à l’hydrolat de fleurs d’oranger suivant s’il avait besoin d’hydratation ou seulement de calme. C’était souvent l’amoureux qui s’en occupait, c’était leur petit moment à eux. Après le bain, j’essayais de le masser mais honnêtement, je n’ai jamais réussi à en faire un rituel -et l’amoureux non plus. Donc je le mentionne mais sache juste que c’était seulement de temps en temps. Si besoin, on lui passait de l’huile de coco ou calendula pour sa peau à tendance eczemateuse, sinon, on passait directement à la partie suivante.

Une fois qu’il a commencé la diversification, autour de ses six mois, on passait directement de la table par le bain (sans passer par la case départ, sans gagner 20000 francs). C’était presque une nécessité vu l’état dans lequel il se mettait parfois (vive la DME – un jour, je t’en reparlerai, un jour…). Bien sur, on oublie pas l’étape brossage de dents et éventuellement des cheveux.

Bien sur, on ne lui donne pas le bain tous les soirs, plutôt tous les trois soirs en fait -sauf s’il est vraiment sale entre temps. Les autres soirs, il se lave le visage, les mains et les parties intimes mais ça s’arrête là.

Bref, après la toilette, vient le temps des couches et de l’habillage. Allez hop, on enfile son body et c’est parti mon kiki. En route pour le lit.

Crédit photo : photos personnelles

Hop, dans la chambre !

On se glissait dans notre lit et on s’habillait là-bas. On enfile le pyjama propre. Oh regarde, ce soir, on va mettre le pyjama avec l’ours tout doux ! Bon, maintenant, on s’habille où on peut (comprendre où on arrive à attraper le troll qui essaye de s’échapper en mode « bébétounu ») (ne me dis pas qu’il est le seul à le faire). Une fois le pyjama mis, on passe un moment plus ou moins long (suivant le degré de fatigue, l’heure…) à jouer tranquillement. On se raconte des histoires, on se grimpe dessus, on chante, on fait l’avion, on se fait des chatouilles, on se cache. Parfois, on joue avec les peluches, la dînette, le poupon ou les cubes de construction. Quelquefois, Cookie se dépense en courant de long en large de la pièce jusqu’à ce qu’on accède au rituel suivant… Mais souvent, très souvent, on lit. Beaucoup. Beaucoup. Beaucoup.

Cette étape nous permet de nous habituer petit à petit à la chambre, au lit et au fait qu’on va devoir finir la journée (en beauté). Ça nous fait faire une transition calme pour pouvoir aller au lit en toute sérénité. Régulièrement, on en profite pour faire un point verbal de celle-ci (« aujourd’hui, on est allé voir les canards, tu les as aimé ? » ou encore « C’est vrai qu’on a eu une grosse journée aujourd’hui. Tu as été à la crèche, tu as beaucoup joué et il y avait Tonton quand tu es rentré à la maison donc vous avez fait les foufous. Je sais que tu n’as pas beaucoup apprécié, que tu as été triste quand il est parti mais tu sais, Tonton, lui aussi il doit aller dans sa maison.Il a école demain« ). Je trouve qu’à chaque fois qu’on se « décharge » verbalement de la journée, Cookie est plus calme (coïncidence ou non, je continue).

La lecture

Une fois qu’on a pu rire une dernière fois, vient le moment câlin. On enfile la gigoteuse (ou on rabat la couverture). On éteint la lumière, on allume la veilleuse (on est passé de la fameuse veilleuse tortue seule, à la veilleuse tortue + une veilleuse hippocampe, puis la veilleuse hippocampe seule avant d’être accompagnée depuis noël d’une petite lumière abeille tactile) et on se calme. On enfile la gigoteuse (ou on se glisse sous la couette maintenant) et on se serre les uns aux autres. On a commencé par introduire un livre, toujours le même chaque soir : Je t’aimerai toujours quoiqu’il arrive. On aimait beaucoup l’histoire toute douce de ce petit renard qui avait besoin d’entendre sa maman dire qu’elle l’aimait, peut importe ce qu’il faisait ou comment il était. Je pense que ça faisait aussi écho à nos propres peurs et angoisses. Plus tard, il a été demandeur de plus d’histoires, il nous fallait plus de temps pour arriver à se calmer. On commençait donc par d’autres livres (Atchoum, Une souris Verte, Poppy Cat, Chien Bleu, livres à toucher, un livre avec un hérisson, celui avec la taupe, les lapins ou le cheval comme en ce moment …) mais on finissait toujours par l’histoire du le petit renard. On a d’ailleurs rajouté une partie inventée pour faire un lien avec le coucher, une vague histoire d’étoiles, de fatigue et de sommeil.  Chaque fois, on se signait bonne nuit, tout en baissant la luminosité de la veilleuse au max (on finissait même par la retourner ou la recouvrir pour vraiment atténuer tout ça).

(et de toute façon, on est capables de réciter les yeux fermés chacun de ses livres, en particulier Je t’aimerai Toujours Quoiqu’il Arrive donc la lumière ne nous servait à rien …)

Crédit photo : photos personnelles

Le coucher en lui-même

Les premiers mois, ça arrivait fréquemment que Cookie demande le sein et s’endorme dessus. On avait juste à sortir de la chambre sur la pointe des pieds. Plus tard, à partir de ses sept mois, il ne s’endormait plus comme ça et on faisait un gros câlin pendant plus ou moins longtemps. Plutôt très longtemps d’ailleurs. Je devais rester collée à la lui, le caresser, juste à côté jusqu’à ce qu’il se détende et s’endorme ou se tourne de l’autre côté. Ce n’était seulement qu’à ce moment-là que je pouvais partir sans crise post-apocalyptique. Chaque fois, la musique de la veilleuse est en route.

Depuis qu’on l’a mis dans un lit au sol (treize ou quatorze mois), nous restons enlacé un très court instant après la fin de l’histoire en général, nous lui donnons sa sucette puis nous partons en nous signant réciproquement « bonne nuit ». Ce n’est que quand Cookie nous le fait qu’on sait qu’on peut partir sans larme. Ça a grandement simplifié les couchers d’ailleurs. Il s’est relevé quelques fois (peut-être dix fois en un an) mais à chaque fois, l’un de nous retournait le voir en lui disant d’aller au lit. Il y retournait sans broncher et s’endormait aussi sec. Aussi simple que ça !

Crédit photo : photo personnelle

En tout, ces rituels nous prennent trois bons quarts d’heure en moyenne quand même. Entre le moment du bain (ou de la toilette simple / changement de couche), l’habillage, la période de jeux, les lectures et les câlins, le temps passe très vite. Ça peut aussi expliquer pourquoi on le couche si « tard » effectivement… Bien sur, on ne refait pas le même manège à chacun de ses réveils la nuit. Point de lecture, de jeux, de toilette ou de change (sauf si la couche est archi pleine ou déborde bien sur). Il s’endormait très souvent après une mise au sein ou un simple câlin/caresse sur le visage.

Je ne suis pas sûre que nos rituels aient eu un réel impact sur l’état des nuits. Cookie n’a pas fait une nuit complète (comprendre plus de sept heures d’affilée; entre 21h et 4h) avant son dix-huitième mois et encore maintenant, à deux ans, elles restent rares. Néanmoins, elles nous ont servi à nous, pour nous imposer un certain équilibre, une aide psychologique. Petit à petit, mois après mois, on a même réussi à avancer l’heure de son coucher. On est passé de 22h à 21h30, puis 21h15 jusqu’à arriver à des couchers aux alentours de 20h30/21h aujourd’hui. Bon, il faut avouer que la crèche et les réveils à 6h30 ont poussé dans ce sens aussi.

Je pense par contre qu’elle a eu un impact sur la qualité de son sommeil pendant la nuit ET pendant la sieste. C’est d’ailleurs sur la sieste que les changements ont été le plus flagrants ! Pendant des mois, il était impossible de lui faire faire une sieste autrement que pendant 20min, sur moi (ou l’amoureux). Et petit à petit, on a réussi à lui faire faire la sieste sans nous, dans un lit. D’abord une demie heure puis trois quarts d’heure, une heure et demie… A un an, il arrivait même qu’il fasse de temps en temps une GROSSE sieste de deux heures et quart. La folie quoi. Et c’est d’ailleurs à la même période qu’il a enfin réussi à dormir à la crèche pour la première fois. La première sieste d’une longue liste maintenant mais j’étais fière de lui, très fière.

Comme tu peux le constater, nos rituels ne sont pas gravés dans la roche. Ils évoluent, comme nous, comme Cookie et s’adaptent. On a ajouté certains moments, on en a supprimé d’autres. Par exemple, depuis quelques semaines, Cookie demande à son papa un bisou « de nez » (un bisou esquimau quoi) avant de nous laisser sortir mais a aussi tendance à s’accrocher à moi comme une moule à son rocher juste avant. On a par ailleurs supprimé la tortue et l’étape de la gigoteuse depuis quelques mois. J’aime ces changements. Ils me déstabilisent souvent, me font me remettre en question et m’exaspère parfois mais ils nous correspondent à nous trois. Et ça nous va !

Et toi ? As-tu instauré quelques rituels du soir ? Vers quel âge ? Que faites-vous ? As-tu vu une différence ? Partage ton expérience ! 

A propos de l’auteur

26 ans, mariée depuis quelques mois, en couple depuis six ans et maman d'un bébé chat et d'un bébé (plus si bébé) Cookie né en avril 2016, je suis prof de français pour migrants, optimiste, bordélique, passionnée de voyages, de contes, de cuisine et de tout ce que essayer de faire avec mes dix doigts, je fatigue (légèrement) mon entourage. Mais c'est souvent pour la bonne cause ! Pour me contacter : Instagram : @djawene Email : freesiabdv@gmail.com