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A la une / Essais bébé

On recommence ?

Tu te rappelles cet article où les sentiments contradictoires faisaient la samba dans ma tête ? Ce moment du « oui mais non » pour un deuxième enfant. Les choses ont bien évolué depuis (car je suis là à t’en parler !). Pendant ces sept mois de réflexion, de projections, Mme Envie est toujours là.

J’imaginais Mme Envie, assise en tailleur dans un petit coin de ma tête, attendant le moment propice pour montrer à nouveau le bout de son nez. Le moment propice. Mais quel moment propice ? Qu’est-ce qui a changé ?

Photo : Pexels

Bye bye Angoisse !

Mme Angoisse est venue avec moi lors de mon rendez-vous gynécologique fin novembre. Le but était de faire un contrôle annuel après la pose de mon DIU d’amour. Et puis j’ai évoqué l’idée d’une nouvelle grossesse. Mme Angoisse m’observait, assise sur le petit tabouret rond à côté de moi, un sourire en coin. Le gynécologue a vérifié la cicatrice de ma césarienne et m’a dit qu’elle était bien solide. Aucun souci pour une nouvelle grossesse, il m’a même demandé si je désirais retirer mon DIU maintenant. J’ai dis non.

Un sentiment étrange m’a parcouru à ce moment-là. Aucune décision n’était officiellement prise, je me renseignais juste sur un potentiel risque de commencer une nouvelle grossesse. Mais déjà, j’ai compris que j’avais fait un grand pas vers ce projet de deuxième enfant.

Je suis ressortie du cabinet, seule, Mme Angoisse étant restée assise sur le petit tabouret.

Peut-être reviendra-t-elle, peut-être pas. Pour le moment, je ne veux pas trop y penser et je me laisse aller à cette réflexion de plus en plus profonde. Je t’entends déjà dire : « Eh Doupiou ! Zen, tu ne vas pas t’engager pour un voyage sur Saturne là ! Il est juste question d’un deuxième enfant… ». Désolée, mon côté control freak est pesant parfois.

Et la Raison alors ?

Et bien, elle, c’est mon mari qui s’en est chargé. Nous voici devant notre série préférée quand un personnage secondaire accouche d’un petit bébé. Je n’ai jamais vu mon bourru de mari fondre devant un bébé à la télévision ! C’est qu’il deviendrait fleur bleue, le bougre ! Il me regarde discrètement du coin de l’œil et me dit tout bas « oh un petit bébé… ». Petite phrase très anodine, presque ridicule mais pleine de sens pour lui. J’ai l’impression que cette petite idée qui traverse nos pensées depuis tant de mois, va devenir concrète assez rapidement.

Jusque-là, nous évoquions un second enfant de manière projetée. Ce qui donnait : « eh tu t’imagine là avec deux enfants ? ou « quand on aura nos enfants, ils joueront ensemble ».

Et puis le dimanche soir on a parlé sérieusement dans le lit.

La chambre manquante ? Pas grave pour le moment. Entre le temps d’avoir un rendez-vous pour le retrait du DIU, le temps des essais et celui de la grossesse, on aurait bien le temps d’aménager la partie basse de l’appartement en chambre parentale.

Le travail ? Il ne reste que peu de mois avant que je fête mon anniversaire dans mon nouveau poste. Nous voulions attendre une année en poste avant d’envisager une deuxième grossesse. De toute façon mes employeurs se doutent bien qu’avec une petite fille de presque deux ans et étant dans ma vingt-septième année, le petit deuxième ne devrait pas tarder. Et puis ma témoin de mariage m’a très justement dit : tu ne seras peut-être pas dans ce poste toute ta vie, mais maman, oui !

Ce dimanche soir dans le lit, mon mari m’a tourné le dos pour que je me blottisse contre lui. Mme Raison aussi s’est retournée. Elle est passée de « raisons-pour-attendre » à « raisons-pour-commencer ».

Bienvenue Insouciance

Alors celle-là je ne l’attendais pas. J’avais terminé mon précédent article en disant que pour un deuxième enfant, on part moins la fleur au fusil que pour un premier.

Je ne peux pas dire que ce soit forcément faux compte-tenu du temps de réflexion que j’ai eu. Mais par contre, à cet instant, Mme Insouciance a débarqué sans prévenir en mode : OSEF des nuits difficiles liées à la grossesse, de la fatigue ou du poids. Je me suis fait une raison, peut-être que cette nouvelle grossesse sera complètement différente de la première.

Autant il y avait des jours où je me disais qu’une grossesse serait la bienvenue maintenant ; autant d’autres jours je me répétais que ce n’était pas le moment.

Je m’étais monté tout un planning dans ma tête qui consistait à calculer un probable mois de début de grossesse, soit une probable fin de grossesse, soit une probable date de reprise de travail… C’est complètement débile, je sais. Peut-être que je serais enceinte rapidement comme pour PetitePerle, peut-être moins rapidement.

Comme tu as certainement pu le constater avec l’utilisation intempestive des « peut-être », Mme Insouciance m’a gentiment demandé de mettre mon côté control freak loin de moi.

Faut-il parler de PetitePerle ? Je ne crois pas. Si je me suis beaucoup demandé comment elle allait réagir, je suis certaine d’une chose : je ne peux pas le deviner ! Je laisserai les choses se faire au fil du temps et demanderai des conseils auprès des copines !

photo personnelle de l’application « My Calendar »

Et du coup ?

« -Centre Hospitalier, service gynécologie, bonjour.

– Bonjour c’est Madame Doupiou*, je voudrais prendre un rendez-vous avec le docteur Gynécologue.

-Oui, c’est pour quelle demande ?

-Faire retirer mon DIU. »

 

*ce n’est pas mon vrai nom hein !

 

Et toi ? Tu as autant réfléchis avant de faire un deuxième enfant ? Comment as-tu envisager une seconde grossesse ? Dis-moi tout !

A propos de l’auteur

Salut moi c'est Doupiou ! Je suis mariée, maman d'une PetitePerle née à l'été 2015 et d'un petit Barbouille né peu avant le printemps 2018. Tatouée, motarde, fan de foot mais aussi très coquette, addict aux robes et aux talons : je suis pleine de contradictions ! Je viens ici te raconter mon quotidien avec mes deux enfants et mes expériences de la parentalité. J'essaie toujours de positiver !