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A la une / Témoignage

Petit Prince et ses otites : des antibiotiques à l’opération

Après la plagiocéphalie, le port des lunettes, voici un autre petit soucis que je voulais aborder avec toi : les otites. Il y a des enfants qui ont des soucis plutôt au niveau des bronches, d’autres qui ont des reflux ou encore des enfants comme le mien qui nous a fait otites à répétition sur sa première année de vie. Maintenant qu’il a 3 ans et demi, j’ai assez de recul pour pouvoir parler des conséquences de cette pathologie très fréquente.

Quand bébé hurle lorsqu’on veut le coucher et s’apaise en position verticale…

C’est clairement le bon symptôme qui nous a rendu incollable afin de détecter les otites de notre fils. La première fois que mon fils a fait une otite, il devait avoir 4 mois de vie. Nous nous sommes retrouvés à 5h du matin aux urgences pédiatriques.

Petit Prince avait une « petite fièvre » et faisait que d’hurler : impossible de l’allonger. A la consultation, les deux oreilles étaient enflammées. Verdict : antibiotiques.

Cette première otite a été la première d’une longue série d’otites sur sa première année de vie (qui généralement se dégradaient la nuit ! ah, ah). Sans doute une dizaine avec antibiotiques à la clé à chaque fois. On parle d’otites aiguës qui sont d’origine bactérienne. Je ne te ferai pas un cours sur les différents types d’otite, mais clairement toutes les otites ne se soignent pas par antibiotiques et ne sont pas d’origine bactérienne ! En tout cas, ces otites à répétition n’étaient pas étonnantes pour mon mari. Petit, il a souffert exactement de la même chose.

Des otites aiguës aux otites séreuses régulières

Ces otites aiguës se sont espacées après sa première année de vie. J’ai tenté un traitement homéopathique qui a priori, a plutôt aidé dans le bon sens.

Sur sa deuxième année de vie, nous avons du avoir que deux ou trois otites de ce type. Peut-être une sur sa troisième année de vie. Le pédiatre nous a prévenu en nous disant que ces otites à répétition pourraient avoir une incidence sur l’apprentissage de la parole et que notre fils risque clairement de parler « correctement » un peu plus tardivement, d’autant plus que Petit Prince ne fait pas QUE des otites aiguës nécessitant des antibiotiques. En effet, c’est aussi un enfant à otite séreuse. Ce sont des otites d’origine virale et provenant souvent d’un rhume. Cela signifie que le conduit auditif est encombré et que le tympan peut être en permanence enflammé. Tant que l’enfant ne souffre pas, ce n’est pas nécessaire de traiter ce type d’otite qui peut partir souvent sans médicaments. A chaque fois que nous allions chez le pédiatre, il y avait une chance sur deux pour qu’un des tympans soit effectivement enflammé !

Pixabay – Jarmoluk

Et son audition ?

Notre pédiatre ne s’était pas trompé au niveau de la parole. Petit Prince n’a pas de réel retard : il parle beaucoup à 3 ans mais prononce mal.

Pas de stress, jusqu’au jour où l’école nous alerte : Petit Prince ne semble pas toujours bien entendre. C’est l’élément déclencheur qui nous a décidé à aller voir un ORL. Certes Petit Prince prononce mal, mais son vocabulaire progresse régulièrement. Lors du premier rendez-vous ORL, le médecin a détecté une belle otite séreuse à gauche. RAS du côté droit. Le médecin nous a cependant tout de suite rassuré en nous expliquant qu’il entendait dans tous les cas très bien à droite et que cela ne l’empêchait donc pas de progresser au niveau de son langage, mais qu’on ne pouvait pas le laisser ainsi.

A court terme, pas de soucis pour son tympan gauche, mais c’est surtout que Petit Prince doit sans doute souffrir des variations de pression atmosphérique (difficile d’envisager de prendre l’avion dans ce cas…) et forcément avoir une audition « moins fluide » à gauche. Impossible de vérifier en tout cas son tympan tant que l’otite est là.

Des traitements à l’acceptation de l’opération

Pour faire bref, nous avons tenté trois traitements anti-inflammatoires sur quatre mois qui ont été des échecs.  Le médecin avait abordé très rapidement la possibilité d’opérer Petit Prince, mais à aucun moment, il nous a forcé la main en nous disant qu’avec le retour des beaux jours, son otite séreuse pouvait peut-être se résorber seule. Cependant il est évident qu’à chaque rendez vous, son tympan gauche était de plus en plus moche.

Nous avons donc accepté la dernière solution plus radicale proposée par l’ORL : l’ablation des végétations, ainsi qu’une paracentèse de l’oreille gauche. Attention, la paracentèse n’est pas une pause de yoyo, mais uniquement une incision du tympan pour évacuer le liquide cumulé derrière le tympan afin de résorber l’otite séreuse. Quant à enlever les végétations, cela a pour objectif d’aider à dégager le conduit auditif et éviter le risque de récidive d’otites. Mais attention, le médecin nous a bien expliqué qu’il n’y avait aucune certitude que l’opération fonctionne. Comme il nous a dit : « dans tous les cas, je n’ai jamais vu d’enfants aller encore moins bien suite à l’opération ».

Je crois que nous nous sommes laisser convaincre par l’opération d’une part parce que je veux lui donner toutes ses chances dans l’acquisition de la parole (il n’y a pas de doute pour moi que ses soucis de prononciation doivent venir en grande partie des otites à répétition), et d’autre part parce que Petit Prince est un enfant qui ronfle et respire assez fort lorsqu’il dort. En gros, je l’entends à l’autre bout de la maison pendant sa sieste… Oui, quand même !

En outre, avec mon mari, on ressent quasi en permanence cette sensation d’encombrement au niveau de son nez, ce qui laissait supposer des végétations très développées. Même si le papa a eu un avis mitigé sur le coup (car pour lui, l’opération n’a a priori pas fonctionné plus jeune), c’est donc sans grande hésitation – mais avec beaucoup de stress – que nous avons donné notre feu vert pour opérer Petit Prince. 

Petit parenthèse : Cette opération était généralisée sur nos générations et avaient l’air d’être quasi systématique pour un nez qui coule, une otite…, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. La chirurgie est bien souvent proposée en dernier recours et quand plusieurs facteurs défavorables ont été constatés. Dans le cas de notre fils, c’est clairement les facteurs otites à répétition + rhumes quasi continus + ronflements qui ont abouti à cette proposition. Il est donc tout à fait normalement qu’un traitement différent puisse être proposé à ton enfant dans le cas où celui-ci ferait aussi des otites à répétition.

La prochaine fois, je te raconte comment se passe ce type d’opération, les suites opératoires et bien sûr le résultat.

Et toi, est-ce que ton entant a aussi été confronté à des otites à répétition ? Y-a-t-il eu des conséquences sur son audition et le développement de son langage ?

A propos de l’auteur

Je suis la maman de Petit Prince né en 2015 et de Petit Poussin né au printemps 2019. Après deux grossesses bien surveillées, j'assume pleinement ma vie professionnelle avec le soutien sans faille de mon mari et beaucoup de flexibilité & d'organisation. Depuis un peu plus d'un an maintenant, nous avons quitté la région parisienne pour vivre dans l'Est de la France suite à une opportunité professionnelle. Bref beaucoup de changements pour notre famille en très peu de temps !