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A la une / Témoignage

Mon parcours avec don d’ovocytes : le temps des doutes

Après le temps des certitudes, voici venu le temps du doute.

Suite à mon premier entretien avec ma gynécologue, RDV est pris avec la généticienne de l’hôpital, quelques semaines plus tard.

Crédit photo (creative commons): RitaE

 

Celle-ci nous reçoit et nous confirme ce que nous soupçonnions déjà: les tests génétiques ne sont toujours pas terminés. Pire: alors que nous avions été informés que les délais varieraient de 3 à 6 mois pour obtenir les résultats, la généticienne nous apprend qu’il faut attendre plutôt en moyenne 1 à 2 ans avant de pourvoir espérer recevoir quoi que ce soit.

En revanche, nous apprenons une autre nouvelle: le test génétique qui nous a été recommandé détecte environ 95% des anomalies génétiques. Certes, il est tout à fait probable de faire partie des 5% d’anomalies non dépistées (c’est à dire que, si les résultats nous parviennent négatifs, cela ne signifie pas que nous n’avons rien – plutôt que le gène défectueux n’a pas été identifié), mais le chiffre suffit tout de même à nous redonner espoir. Oui, contrairement à ce que nous pensions, il est tout à fait plausible que cette saloperie de mutation génétique soit identifiée. Et donc que nous soyons éligibles au Diagnostic Pré-Implantatoire.

Or nous nous étions orientés vers un don d’ovocytes, persuadés que le DPI n’était pas pour nous, vu la rareté du machin dont nous sommes porteurs. En revanche, concernant les délais nécessaires pour pouvoir y prétendre, pas de surprise: 18 mois en moyenne en France, 3 à 6 mois à l’étranger.

Nous sommes donc confrontés à un réel dilemme:

Nous pouvons attendre les résultats pour choisir le DPI. Avantage: la possibilité d’avoir un bébé qui serait génétiquement « le nôtre ». Inconvénient: attendre encore, potentiellement plus d’un an, pour un résultat très incertain. Et si, au bout de 18 mois, on venait nous annoncer que finalement rien n’avait été trouvé? Tout ce précieux temps perdu pour pas grand chose… surtout qu’in fine, il est impossible de savoir combien de temps cela me prendrait pour tomber enceinte via PMA.

Nous pouvons décider d’avoir recours à un don d’ovocytes. Avantages: peu d’attente, et la possibilité de se lancer en PMA dans les mois qui suivent. Inconvénients: la question de la filiation biologique, et un Jean-Mi que je sens nettement moins emballé, depuis qu’il a conscience que nous pouvons prétendre à un DPI dans un futur plus ou moins proche.

A l’heure où j’écris ces lignes, nous avons donc décidé de nous laisser le temps de la réflexion. Pour accorder nos violons, pour faire un choix en totale connaissance de cause, sans pression, sans précipitation. L’enjeu est tellement important que cela peut bien attendre encore quelques semaines, non?

 

Et toi? Quelle aurait été ta réaction à notre place? Tu aurais pris le temps de la réflexion également?

A propos de l’auteur

Je m'appelle Julie, executive woman le jour, blogueuse/ instagrammeuse la nuit. Passionnée de littérature et de séries TV, je suis aussi et surtout maman d'une petite fille absolument adorable (#zéroobjectivité), mais aussi de deux bébés qui n'auront pas pu vivre. Tu peux me suivre sur mon blog perso (La Marmotteuse) et mon compte instagram spécialement dédié au deuil périnatal : à nos étoiles