Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Ces choses à ne pas dire à des parents de prématurés


Publié le 2 octobre 2019 par Mère Renarde

En matière de parentalité, il y a une multitude de sujet qui peuvent vite être tendus et où il convient de faire attention à ce que l’on dit. Le champ est vaste, il va du banal sommeil, au plus triste et délicat sujet du deuil périnatal.

Quand on rentre dans ceux plus délicats, il faut faire attention à ce qu’on dit. Certaines paroles qu’on peut penser innocentes à premières vues peuvent provoquer un véritable tsunami chez le couple concerné, qui fera son maximum pour ne pas craquer. Ce sont des paroles que j’ai moi-même pu prononcer par le passé, sans réaliser l’interprétation qui pourrait être faite et qu’aujourd’hui je regrette. Je t’en donne 10 qu’on nous a sorti, et qui nous ont particulièrement marqué.

Crédit photo (creative commons) : rawpixel – Pixabay

« Vois le bon côté : vous pouvez continuer de profiter encore de votre couple sans vous encombrer d’un bébé pendant quelques temps. »

Il faut savoir que dès l’instant ou la décision d’un accouchement prématurée est faite, le reste passe en second plan. Même si en façade les parents affichent un sourire et un visage détendu, leur esprit est constamment en néonat, avec leur tout petit. Intérieurement, on se demande comment il va, est ce qu’il ne se sent pas seul, est ce qu’il n’est pas entrain de faire un événement au scoop ? Est-ce qu’il a mangé ? Est-ce qu’il a grossi ? Alors non, on ne profite pas. Je dirais surtout qu’on fait avec, parce qu’on n’a pas le choix.

« Profites de tes nuits complètes. T’as la chance de ne pas devoir t’en préoccuper pour l’instant ».

Là encore, c’est une erreur de croire que parce que bébé n’est pas à côté, on dort tranquillement comme si de rien n’était.

Généralement, quand le bébé est en néonat, la maman l’allaite, donc elle se plie strictement au rythme du tirage de lait toutes les 3 heures afin d’entretenir sa lactation. Mais surtout, c’est faux de croire qu’on dort sur nos 2 oreilles. La tension est si forte que parfois, on se retrouve à appeler la néonatalogie à 3h du matin juste pour être rassurer que tout va bien.

« Il ne fait pas pitié » ou « il me fait de la peine »

Quand on montre une photo de son bébé ou qu’on le présente, on sait pertinemment qu’on va être confronter au regard des autres. C’est bien connu, la différence fait peur.

Dans l’inconscient collectif, un nouveau-né est tout rose, dodu, presque angélique. Un bébé prématuré n’est pas dodu, et les parents ont conscience qu’il ne rempli pas tous les critères de « beauté ». Mais s’ils le montrent, si on présente notre enfant c’est parce qu’on est fier de lui, du chemin qu’il a déjà accompli, et ces deux remarques apportent un voile d’ombre à tout cela.

« Tu as trop forcé pendant ta grossesse, c’est pour ça que ça s’est mal terminé »

Une maman qui a accouché prématurément aura constamment en tête la question du « pourquoi ? ». Elle va refaire le déroulement de sa grossesse pour essayer de trouver ce qui a cloché et à quel moment exactement. Elle s’auto flagèle déjà assez comme ça pour qu’on vienne rajouter par-dessus une dose de culpabilité en plus.

Et d’autant plus qu’il y a autant de raison de prématurité que d’enfant. Et les investigations sont longues avant d’avoir peut-être une réponse un jour.

« Il sera fragile toute sa vie, tu vas le surprotéger »

Oui, on va avoir envie de surprotéger notre bébé. Evidemment. Mais comme tous les nouveaux parents je pense. Et comme tous nouveaux parents, ça va finir par passer.

Par contre, rien ne prédit qu’un enfant prématuré sera fragile toute sa vie. Loin de là même. Il est vrai que certains bébés prématurés vivront avec des séquelles plus ou moins importante, mais avec les progrès de nos jours, la plupart grandissent sans aucun soucis et si on ne le mentionne pas, on ne peut pas deviner que l’enfant est né en avance.

« Comment tu fais pour sortir de l’hôpital sans ton bébé ? »

Le truc avec la prématurité, c’est qu’on ne sait pas en avance combien de temps le bébé va rester hospitalisé. Il y a pleins de case à cocher avant d’envisager le retour à la maison. Certains bébé progressent vite, d’autres ont plus de mal. Et parfois quand on se croit proche de la sortie, il y a un pas en arrière.

Et a côté, la maman continue sa vie aussi. A l’hôpital, on ne récupère pas aussi bien qu’à la maison. Le balai des soignant est continuel, et devoir supporter de voir les autres mamans qui viennent d’accoucher avec leur bébé, c’est vraiment pas simple. Et il y a aussi des aînés parfois. Donc a un moment oui on s’éloigne, on quitte l’hôpital et on y laisse notre bébé. C’est un crève-cœur, mais ce n’est pas comme si on avait le choix.

« T’as de la chance, tu n’as pas connu la fin de grossesse et ses derniers mois affreux »

Le mot « chance » n’est pas le plus adéquate. Aussi dure que puisse être la fin d’une grossesse, toute maman de prématuré aurait préféré la vivre plutôt que de voir sa grossesse s’achevée aussi rapidement et de manière inattendue.

« Raconte-moi »

Non. A moins que ce soit un souhait exprimé directement par les parents, ça ne fait que remuer le couteau dans la plait. Même si on comprend la curiosité, l’envie de savoir, devoir répéter plusieurs fois ce qu’il s’est passé ne fait que rappeler ces durs moments où on a vraiment craint pour la vie de notre enfant.

« Il va bien, c’est le principal. Le reste c’est du passé »

Certes… C’est du passé, mais du passé douloureux et les parents n’oublient pas. Jamais même. Et même quand l’enfant va bien, on se souvient de la peur, du bébé qu’on te retire, des soins, des tubes, des mots… Il ne faut pas minimiser le traumatisme que les parents ont vécus sous prétexte que l’enfant va bien.

« Ça aurait pu être pire »

Oui c’est vrai, et justement on en est conscient. Mais c’est pas non plus une raison pour minimiser la chose. Bien sur qu’on garde en tête que dans notre malheur on a quand même de la chance, que d’autre n’ont malheureusement pas eu. « Et si ? », c’est ce que beaucoup de parents vont se dire une fois leur enfant sorti. Et si finalement on n’avait rien remarqué ? Et si je ne m’étais pas inquiété ? Et si il n’avait pas survécu…

«  Ma sœur/ma cousine/ma voisine/ma collègue a accouché aussi prématurément un mois a l’avance, pourtant il a pas été hospitalisé »

Accouché un mois avant terme n’est pas considéré comme un accouchement prématuré. Après 37 semaines, le bébé est considéré à terme et même s’il arrive 5 semaines avant son terme théorique, il ne craint (normalement) pas grand-chose.

Du coup, ça leur fait une belle jambe aux parents cette information puisque le bébé en question et ses parents n’ont pas connu le même parcours. Il est d’ailleurs très souvent sorti au bout de 3-4 jours seulement, et n’a pas connu le service néonatalogie. La prématurité, la vrai, implique beaucoup plus de choses, et il est rare d’entendre des parents en parler avec légèreté.

Et toi, as-tu aussi eu des phrases qui t’ont blessés sans que ça n’en soit l’intention? 


Pssst : porte le bracelet Ava chaque nuit et obtiens sans effort des informations sur ton cycle, ta fertilité, ta grossesse et ta santé. Alors, pour mettre toutes les chances de ton côté pour avoir un petit bébé, je te propose 10% de réduction sur le bracelet Ava avec le code : DansMaTribuXAva ! Commande-le dès maintenant par ici !

 

Commentaires

27   Commentaires Laisser un commentaire ?

Pauline

Et la question des cadeaux de naissance? Ça fait plaisir ou pas? Il y a eu un enfant très prématuré dans l’ entourage professionnel de mon mari (un collègue qu’il aime bien mais que je ne connais pas du tout) et on s’est beaucoup posé la question, j’ai fini par trancher qu’on faisait un cadeau. Je sais que ça les a touchés mais est ce que c’était adapté ou maladroit?
Juste un petite précision: à 37 sa, on sort de la prématurité, il n’y a plus de risque et c’est effectivement « du rab » en taille et poids. Mais avant 40sa, les bébés sont avant-terme et peuvent avoir un comportement un peu déroutant par rapport à des bébés pleinement à terme, notamment pour l’alimentation et la rapidité de guérison de la jaunisse (c’est ce que m’expliquait ma sage-femme quand je m’étonnais du comportement de notre dernier par rapport aux aînés)

le 02/10/2019 à 08h34 | Répondre

Mère Renarde

Dans notre cas, on a été touché des cadeaux spontanés qui sont venus, mais les gens nous ont au préalable demandé de quoi on avait besoin d’utile pour la sortie. Ils ont aussi évités de nous offrir des vêtements et c’est vrai que ça peut paraître bête, mais ça m’a fait du bien de ne pas entendre « ça grandit vite donc je t’ai pris du 6 mois ». Ma fille a rempli le 6 mois à ses 1 an.

Oui tu as tout à fait raison. D’ailleurs mon gynéco m’avait dit que si on avait fixé les termes à 41 SA, c’était pas pour rien, et que meme si beaucoup trouve ce 9 mois inutile, pour l’enfant, ça l’aide à se parfaire. Chez ma fille, on a vu de gros changement après qu’elle ait passé sa date théorique de naissance, c’était impressionnant.

le 02/10/2019 à 09h24 | Répondre

SarahCoteOuest

Un de mes neveux est né grand prématuré. On a offert des langes en cadeau de naissance, en se disant que ça servait à tout. Il était encore en couveuse, donc les vêtements ce n’était pas envisageable. Je n’ai jamais osé lui reparlé de ces langes. Depuis il a bien grandi et est en forme, mais ça a été très traumatisant pour eux

le 02/10/2019 à 17h47 | Répondre

Mère Renarde

Effectivement, les langes c’est toujours utile, donc c’est le genre de cadeau apprécié par les parents. Je pense que ça a du leur faire plaisir.

le 03/10/2019 à 08h55 | Répondre

Smarties

Ma soeur a accouché prématurément (à 6 mois et demi de grossesse) il y a maintenant 6 mois. 10 jours après l’accouchement je suis allée la voir, bébé était en forme pour un grand préma et pouvait être habillé. En cadeau de naissance, en plus d’une tenue en 3 mois initialement prévue, je l’ai équipé de bodys pyjamas en 00 mois que j’ai acheté et soigneusement nettoyé et rangé dans un tote bag propre pour qu’elle n’ait pas à se préoccuper de ça. Elle l’a pu l’emmener directement en néo nat en allant voir le loustic.

le 03/10/2019 à 09h54 |

SarahCoteOuest

Je m’étais permis de les laver, puisqu’ils étaient hébergé en maison des parents et donc loin de leur confort. On était loin, on ne savait pas quoi faire pour eux. Effectivement pour les amis qui sont près, proposer de l’aide pour les aînés peut être apprécié

le 03/10/2019 à 13h15 |

Virg

Et qu’est-ce qu’il ne faut pas dire lors de la grossesse suivante ?

le 02/10/2019 à 09h01 | Répondre

Mère Renarde

On y est pas encore, mais je pense que ce qu’on risque de me répéter et qui va vite m’agacer c’est « ne t’en fait pas » (et toute ses variantes).
Actuellement on est dans la phase de pré-conception et je me sens souvent incomprise parce qu’on me dit que j’anticipe trop sur le fait que ça pourrait mal se passer parce que tout peut très bien se passer aussi, ce qui est vrai. Mais comme la première s’est mal passé, naturellement, j’ai du mal a me projeter autrement.

le 02/10/2019 à 09h29 | Répondre

Virg

Et si on veut faire un petit cadeau ou aider les parents pour les encourager et/ou les soutenir ?
Désolée mais ton retour est vraiment bon à prendre, donc j’en profite

le 02/10/2019 à 17h50 | Répondre

Mère Renarde

Je ne suis pas sure de comprendre si la question concerne la première ou la seconde grossesse donc je vais répondre pour les 2 :).
– pour la première grossesse, demander directement aux parents ce dont ils ont besoin est la meilleure option. Il vaut mieux éviter tout ce qui pourrait rappeler la naissance. La fausse bonne idée est pour moi l’album de naissance. On m’en a offert un et si au début j’ai commencé a le remplir sans soucis, j’ai fait un blocage total quand je suis arrivée au chapitre de la naissance. Résultat, il prend la poussière dans un coin.
Je pense que ce qu’on a le plus apprécié ce sont les cadeaux non-physique: les amis qui n’ont pas mis de tabous et nous demandait comment on allait sans chercher à trop en savoir si on ne voulait pas s’étendre, les heures de garde proposés plus tard (quand les parents sont à l’aise pour confier leur bébé), histoire de souffler.
– pour la seconde grossesse, vu qu’il y a un ainé, je pense que le plus appréciable c’est proposer des heures de garde de l’ainé. Mais surtout, leur proposer des moments de relachement: un diner entre amis, un jeu de société, pour faire une pause dans le quotidien de début de vie avec un préma.

le 03/10/2019 à 09h05 | Répondre

Banane

Je me permets de répondre, en tant que maman d’un prema (28sa, 840g).
Il y a un truc qu’on m’a dit et qui m’a coupé la chique c’est « vous êtes vachement courageux (de recommencer) ». Je n’ai pas été blessée mais très étonnée. Parce que je ne l’ai jamais vu comme un tel fardeau et que ça m’a donné une idée de ce que les gens pensaient de notre situation (pour préciser, notre aîné avait aussi 2 malformations). Le priver de frère et sœur aurait été une double peine selon nous.
Si son suivi/avenir avait été plus lourd, je ne dis pas qu’on ne se serait pas posé des questions mais là ça m’a paru disproportionné.
C’est la seule remarque dont je me souvienne 10 ans après.

le 02/10/2019 à 14h08 | Répondre

Banane

Je me permets de répondre, en tant que maman d’un prema (28sa, 840g).
Il y a un truc qu’on m’a dit et qui m’a coupé la chique c’est « vous êtes vachement courageux (de recommencer) ». Je n’ai pas été blessée mais très étonnée. Parce que je ne l’ai jamais vu comme un tel fardeau et que ça m’a donné une idée de ce que les gens pensaient de notre situation (pour préciser, notre aîné avait aussi 2 malformations). Le priver de frère et sœur aurait été une double peine selon nous.
Si son suivi/avenir avait été plus lourd, je ne dis pas qu’on ne se serait pas posé des questions mais là ça m’a paru disproportionné.

le 03/10/2019 à 12h09 | Répondre

Mère Renarde

Je viens justement d’avoir une reflexion de même augure par un collègue. On discutait de la naissance de ma fille et il m’a dit qu’on devrait etre calmé et satisfait avec un seul enfant pour pas reprendre de risque. J’ai pas rebondi, mais j’avoue que ça m’a interpellé. C’est évident qu’il y aeu un traumatisme pour nous, mais on est décidé à refaire un enfant un jour, quand on s’en sentira prêt. Et on a changé d’avis sur l’enfant unique après la naissance de la notre d’ailleurs.

le 03/10/2019 à 14h24 | Répondre

Mmekiki

Ton article me touche beaucoup : j’ai moi aussi connu le fait de voir partir bébé en néonatalogie, et je me souviens m’être sentie plus seule que jamais (Papa n’avait pas pu rester avec moi le soir). Le pire pour moi était d’entendre les bébés pleurer la nuit et de me dire sans cesse « est ce que c’est le mien ? » et ce sentiment de n’être rassurée qu’une fois être allé vérifier qu’il allait bien (pour la 5ème fois). Le « tu as de la chance de pouvoir te reposer tranquille » est en effet une des phrases qui m’a le plus chagriné.

le 02/10/2019 à 10h40 | Répondre

Mère Renarde

Je suis désolée de lire que vous êtes passés par la case néonat également. Et c’est vrai qu’entendre les bébés quand le tien n’est pas là, c’est dur. Ce que j’ai le moins supporté, c’est croisé les autres mamans qui étaient à la pouponnière avec leur tout petit quand moi j’allais déposé mon lait tiré au frigo.
Et bien évidemment, je ne dormais pas du tout sereinement. Je me réveillais souvent en sursaut en croyant entendre le téléphone sonner. C’était terrible.

le 03/10/2019 à 09h19 | Répondre

Jen

Mon bébé est né en petit poids, 3 semaines avant le terme. On m’a déclenché l’accouchement parce que depuis quelques temps déjà, il ne prenait plus beaucoup de poids dans mon ventre. (On saura un mois après que mon placenta ne remplissait plus son rôle complètement) Même s’il n’était pas prématuré, il a eu le même traitement qu’un bébé préma (et quelques petites choses en commun). D’ailleurs, on a dû au début l’habiller en 00 et il flottait dedans ! Nous sommes restés 12 jours à l’höpital. Nous avons eu la chance de pouvoir rester avec lui tout le temps, notamment en unité kangourou.Beaucoup de mamans et papas ne peuvent pas le faire (chambres pas adaptées, autres enfants à charge…)
Comme tu l’as dit, je n’ai pas eu non plus l’envie que le bébé sorte parce que je n’en pouvais plus. J’avais imaginé ce moment que plusieurs mamans m’avaient raconté, qu’il était temps que le bébé sorte, qu’elles en avaient marre… Pas moi. Par contre, je pense que je vais être assez protectrice pendant quelques temps. Je m’affole d’un rien. J’ai toujours peur qu’il lui arrive quelque chose de grave. J’espère que le temps et de voir mon petit d’homme en pleine forme va apaiser mes craintes…

le 02/10/2019 à 10h50 | Répondre

Mère Renarde

nous n’avons pas eu la chance d’etre en unité kangourou, et je pense qu’effectivement ça doit beaucoup aider quand meme.
Courage pour ta peur au ventre pour ton petit. Le spremiers mois j’étais très très craintive, le moindre petit truc me faisais paniquer. Maintenant ça va un peu mieux, à force de thérapie. Il y a biensur des moments où j’ai plus peur que d’autre et où je recommence à paniquer pour un rien, mais globalement, j’arrive maintenant à me rassurer, et je suis sure que tu trouveras aussi ) un moyen de te rassurer :).

le 03/10/2019 à 14h34 | Répondre

Saaluna

Je ne suis pas maman de prema mais des amis oui. Ils ont pu dire que toutes les.comparaisons au niveau du poids étaient pénibles à entendre. Leur petit faisait moins d’1 kg et beaucoup de gens leur disait «ah oui ? C’est miins qu’un paquet de sucre …» … euh c’est un bébé pas un paquet !!

le 02/10/2019 à 17h24 | Répondre

Mère Renarde

Ah oui tient c’est vrai. La comparaison est tellement classique que j’y ai meme plus pensé. On nous a beaucoup dit qu’elle était aussi lourde d’une bouteille d’eau à sa naissance. Les premières fois ça m’a vexé, et puis ensuite, j’ai haussé les épaules.

le 03/10/2019 à 14h38 | Répondre

Madame yoga

Mais tellement! J’ai accouché avec 1 mois et demi d’avance, 15 jours de neonat et 15 d’HAD… Je rajouterais « au moins tu pourras en profiter plus longtemps durant ton congé maternité » et les « mais pourquoi tu le force à manger? Moi je le laissais prendre comme il voulait » … Hum ton bébé faisait 4kg à la naissance, le mien 1.9..
Pour celles qui demandent, je n’ai pas trop apprécié recevoir des vêtements pour les mêmes raisons que madame renarde. Si vraiment vous voulez aider des coups de main pour les courses, le ménage ou encore garder d’autres enfants seront très appréciés!

le 02/10/2019 à 22h08 | Répondre

Véronique

Bonjour Madame Yoga, tout d’abord j’espère que ton enfant va bien. Je comprends le fait de ne pas apprécier recevoir un vêtement, mais quand on est une simple collègue et pas une amie, on ne va pas proposer de faire le ménage ! On peut offrir un livre pour tout petit ou un jouet par exemple.

le 03/10/2019 à 08h26 | Répondre

Madame Yoga

Effectivement je parlais des proches pour ce type de cadeaux! Mes collègues m’ont offert des cadeaux « classiques » : combinaison pour l’hiver (il est né en aout) et jouets. Cela ne m’a pas vexé du tout! par contre ils ont pris la précaution de me demander la taille pour la combinaison et m’ont offert les cadeaux au 3 mois de l’enfant. Si vêtements, faire juste attention à la saisonnalité ou prendre des choses qu’on peut mettre toute l’année, pour éviter les shorts qui taillent bien en décembre! Mais ceci vaut aussi pour les bébés « grands formats »!

le 04/10/2019 à 11h14 | Répondre

Mère Renarde

Oh que oui… Au début, quand je disais que je devais la réveiller la nuit pour qu’elle mange, on me répondait souvent « mais pourquoi tu fais ça, profites! », oui mais non, moi mon bébé de 2 kilos, il a pas encore le reflexe de se réveiller s’il a faim. Si je le réveille pas, il va pas grossir…

le 03/10/2019 à 14h41 | Répondre

Pauline

Mais en fait, moi j’ai dû réveiller mon fils la nuit aussi, parce qu’il ne prenait pas assez de poids. Et pourtant il n’est pas né préma, et il faisait 3kg à la naissance … Comme quoi, ça arrive même dans les cas « normaux » … Les gens se permettent toujours de faire des réflexions, sans savoir, et ne se rendent pas compte qu’ils sont blessants … Je comprends tes craintes pour un second. J’en ai aussi (le premier a eu une malformation, opérée depuis). Et même si on en est pas encore là, je sais que ça m’angoissera (ça m’angoisse déjà en vrai).

le 08/10/2019 à 17h53 | Répondre

Mère Renarde

C’est vrai qu’on ne pense pas souvent à la portée des mots ou des phrases/blague qu’on peut faire. Sur la maternité j’avoue que maintenant je tourne bien ma langue dans la bouche avant de parler.

J’espère que tu arriveras à trouver un moyen pour gérer ton angoisse. C’est réellement pas évident.
J’espère que ton bébé va bien maintenant et qu’il se remet tranquillement mais surement de cette opération.
L’essentiel c’est prendre son temps et se lancer quand on se sent prêt, sans la pression extérieur.

le 09/10/2019 à 14h47 | Répondre

Workingmutti (voir son site)

SERIEUSEMENT ? Certains osent dire à une mère de préma que c’est de sa faute ?!! C’est horrible, impossible de ne pas savoir que ça va blesser la maman.

Bon, j’aurais pu essayer de dire un truc du genre « maintenant le meilleur est à venir ». Je sais maintenant que je vais plutôt éviter 😉

le 04/10/2019 à 12h01 | Répondre

Mère Renarde

Je ne trouve pas ta phrase déplacée. On me l’a d’ailleurs dit et j’avais apprécié parce qu’elle est positive sans nier le passé. Mon problème c’est vraiment cette doctrine sortie de je ne sais où qui veut qu’une fois qu’on est sorti de l’hopital, tout doit etre oublié. Mais dire le « meilleur est à venir », c’est etre positif :).

le 09/10/2019 à 14h54 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?