Menu
A la une / Essais bébé

La période de pré-conception de petit Koala

Assez vite dans ma relation avec Lhomme, j’ai su qu’il serait le père de mon enfant. Je l’ai senti et je l’ai voulu bien avant même de l’épouser, et pour moi le mariage n’était pas une condition sine qua none à l’arrivée d’un enfant dans notre vie. Lhomme a du freiner mes ardeurs rapidement d’ailleurs, car je lui ai assez rapidement mis la pression je le reconnais.

Malgré tout, nous avons fait les choses dans un ordre classique. On a fini nos études, on s’est fiancé, marié, on a acheté un appartement, et une fois à ce stade est revenu la question de l’enfant, avec ses inquiétudes des 2 côtés.

Crédit: rawpixel.com – Pexels

 

J’ai envie d’un enfant mais je n’ai pas envie d’être enceinte

Etre enceinte n’a jamais été un rêve pour moi. Si j’ai toujours été en admiration devant les autres femmes portant la vie, je n’ai absolument jamais de ma vie éprouvée la moindre envie de l’être moi même. Je savais naturellement que c’était un passage obligé, mais je craignais les tant redoutés désagréments de la gestation. De plus, j’ai un rapport particulier à mon corps. J’ai toujours été en surpoids, et l’idée de ne pas pouvoir gérer la prise de poids moi-même me terrifiait.

Le fait que ma sœur ait été 2 fois enceinte avant moi et eu des grossesses de rêve n’a absolument rien changé à cela. J’étais persuadée que moi, avec ma veine habituelle, j’allais me taper les 3/4 des désagréments possible.

Quand le sujet est devenu de plus en plus concret, je me suis retrouvée à baliser un peu quand même. D’un seul coup, je ne savais plus si je me sentais vraiment capable de sauter le pas, de mettre entre parenthèses ma vie pendant 9 mois, le temps de créer ce petit être-humain.

Et en plus de ces interrogations subjectives, il y avait toute une grosse partie médicale qui rentrait en jeu.

 

Envisager une grossesse avec plusieurs pathologies

Avant tout, j’avais peur que Lhomme et moi n’arrivions pas à concevoir. Je pense que c’est une inquiétude naturelle, mais chez moi, elle était motivée par plusieurs choses.

Lhomme a été victime d’une cryptorchidie à la naissance, c’est à dire qu’un de ses testicules n’était pas descendu. Cela a été corrigé chirurgicalement dans sa toute petite enfance, mais du coup on se demandait quand même si ça n’avait pas affecté sa fertilité.

Et puis il y a moi, avec un dossier médical relativement épais et un profil que les gynécologues n’aiment pas trop: Obésité, asthme, et le petit nouveau de 2017, diabète. En plus de cela, je suis thalassémique, et même s’il s’agit de la forme mineur, il peut y avoir un risque pour le bébé si jamais Lhomme s’avère être porteur de l’anomalie génétique sans le savoir.

La visite pré-conceptionnelle était donc obligatoire pour moi, ne serait-ce que pour me rassurer. De plus, comme il s’agirait d’une grossesse à risque, il était important de partir déjà préparer avec en tête les difficultés qui pourraient apparaître au cours des 9 mois qui suivraient la conception.

Le seule soucis, c’est que je n’avais plus de gynécologue. J’étais suivie avant mon mariage par une « charmante » dame grossophobe. Elle me disait toujours que j’avais un utérus et des trompes magnifiques (oui oui vraiment), mais par contre que j’étais une totale inconsciente de vouloir faire un enfant en étant obèse. Après plusieurs années à encaisser des remarques blessantes sur mon poids, j’en ai eu marre et j’ai arrêté de la voir.  Mais devant ce projet et toutes mes interrogations, je me suis adressée à un gynécologue de l’hôpital Femme Mère Enfant, en espérant trouver de la bienveillance pour une fois. J’avais quelques mois avant consulter en relative urgence suite à un cycle extrêmement long qui commençait vraiment à me faire paniquer. Il avait été assez professionnel et je me disais que puisqu’il voyait plusieurs profils différents, il saurait faire preuve de plus de tolérance.

Crédit: John Rocha – Pexels

 

J’ai pris mon courage à deux mains et ai appelé pour avoir un nouveau rendez-vous. J’y suis allée en préparant minutieusement toute une liste de questions, et bien déterminée à ne pas me démonter s’il s’avérait  finalement être un individu pas sympathique. Je te passe les détails de cette rencontre, mais je me suis retrouvée face à une personne mi-figue, mi-raisin, qui semblait s’ennuyer et être agacé par mes multiples questions, à tel point que je me suis sentie ridicule au bout d’un moment. A défaut d’être agréable, il a bien voulu nous faire une ordonnance pour un test de dépistage de thalassémie pour mon mari. Pour le reste, il m’a juste dit que j’aurais largement le temps de stresser quand je serais enceinte et qu’il espérait être parti en retraite d’ici là … Douche froide totale, mais qu’à cela ne tienne, j’avais au moins l’ordonnance, et je me suis dis que de toutes façons, le moment venu, il n’aurait pas le choix que de m’écouter sérieusement. Et en attendant, nous continuerions a mener notre vie tranquille, et moi à essayer d’équilibrer au mieux mon diabète avec l’aide de mon médecin généraliste.

 

Et toi, avais-tu peur de tomber enceinte ou de ne pas y arriver ? Raconte!

A propos de l’auteur

Après avoir raconté mon mariage sur Mademoiselle Dentelle, je passe de l’autre coté pour te parler de mon approche de la maternité. Je suis devenue maman en 2018, et ce fut un grand chamboulement qu’il me tarde de te raconter. Si tu veux suivre nos aventures au quotidien, je t’invite à me retrouver sur instagram sous le pseudo el_m_b