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A la une / Vie de maman

Mes phrases magiques

La vie avec un enfant de plus de deux ans est merveilleuse, fantastique et pleine de challenge. Tel des sportifs de haut niveau, nous ses parents, vivons chaque jour avec lui comme une épreuve à emporter haut la main.  La journée est faite de marathon, d’obstacles à éviter, voir à sauter, de lignes droites qui peuvent sembler interminable, et du sprint final.

Mais heureusement pour nous, nous sommes plus dans Mario Kart que dans une épreuve des JO. Nous avons droit à des petits bonus qui facilitent grandement la course. Ici point de peau de banane, d’étoiles d’invincibilité ou de bombes, mais plutôt des petites phrases à sortir au bon moment pour avoir un maximum d’effet.

Je te livre mes phrases magiques, qui me sortent très souvent d’une mauvaise situation !

C’est ça ou rien

Tu le vois ce fantastique moment où la prunelle de tes yeux décide que non, il ne mangera pas ce qu’il y a dans son assiette, ou que non il ne veut plus aller au parc (après  avoir insisté pendant plus d’une heure…). Mais que oui il veut bien le paquet de chips et aller à l’aquarium. Ce « C’est ça ou rien » te sauvera de cette situation périlleuse…

En général, pour que cette petite phrase magique fonctionne, il faut bien quelques test de l’enfant. B. a déjà sauté un repas car il avait choisi « Rien ».  Sur le moment, ce n’est vraiment pas facile de ne pas céder (« mais il va mourir de faiiiiiiim ! » Spoiler alert : non et d’ailleurs, il a mieux mangé au repas suivant !) Mais en tenant bon, les autres fois, il a choisi « Ça ». Et sans aucune crise diplomatique, cherry on the cake.

crédit photo : Olichel (Pixabay)

Ce jouet / livre est à tout le monde, mais pour l’instant c’est toi qui joue avec

Cette phrase, je la répète en boucle depuis que mes deux artichauts sont assez grands pour avoir le sentiment de propriété.

Nous essayons au maximum que les jouets et les livres soient à tout le monde. Même si ils les ont eu pour leur anniversaire. On a un petit penchant communiste ! Alors dès qu’un des garçons, en serrant bien fort le jouet, nous sort « c’est à moi ! », nous lui répétons cette phrase magique. Le message est simple : oui c’est toi qui joue avec en ce moment et non ton frère n’a pas à te le prendre. Il pourra jouer avec quand tu aura fini. Mais, attention, tu n’en as pas la jouissance exclusive ! Ils sont rassurés car ils savent que l’autre ne va pas leur piquer, mais en même temps, ils intègrent petit à petit que tout le monde peut jouer avec tous les jouets, et lire tous les livres !

Je ne sais pas si c’est grâce à cette phrase (ou à notre habitude communiste de tout mettre en commun) mais ils prêtent très facilement et organisent des tours de jeu !

Demande à ton père

Bon, je l’avoue, celle là n’est pas très sympa pour mon cher et tendre. Mais c’est un peu mon arme ultime, quand au bout d’une journée éreintante, j’ai droit à une nouvelle demande loufoque. Et autant B. se rappelle très bien de ce qu’il veut, et assaille son père dès qu’il rentre du travail. Autant C. oublie le truc en 30 sec. Je me dis que ça ne devait pas être si important que ça.

Oui, pour ton anniversaire / dans la lettre au Père Noël

Bien que nos garçons n’aient pas accès à la télévision et ses pubs et aux catalogues de jouets, ils nous demandent régulièrement de nouveaux jeux. Et ils ont souvent des idées très très précises : salut le vélo violet et jaune et le train bleu-qui-marche-tout-seul. Au lieu de leur opposer un non frontal, nous louvoyons. Technique de sioux, on est pas anciens scouts pour rien ^^

Bon, juste un petit bémol à cette phrase : ne pas l’utiliser quand on est proche de leur anniversaire ou de Noël, car ils se rappellent très bien de ce qu’ils ont demandé et si par malheur ils ne le retrouvent pas dans les paquets cadeaux, prépare toi à un scandale ! Et ils auront raison (règle n°1 du parent : faire ce qu’il a promis…)

Si vous ne savez pas jouer ensemble, c’est chacun dans sa chambre

Imagine moi plus que fatiguée des disputes incessantes entre mes enfants. C’est à qui embêtera le plus l’autre. Imagine moi dire cette phrase avec une voix très énervée et pas du tout patiente. Je ne sais pas si c’est le ton de ma voix, ou la perspective de ne plus être avec son frère chéri, mais en général ils arrêtent enfin de disputer.

Et si vraiment, ils continuent : chacun dans sa chambre pendant 5 / 10 minutes. Et après cette séparation vraiment trop longue et affreusement dure à gérer, ils jouent ensemble sans chamaillerie pendant au moins 30 minutes ^^

Peut être

J’ai remarqué avec mes deux petits artichauts qu’ils avaient plus ou moins une bonne mémoire. Et que si je ne disais pas « peut-être » au début de mes phrases, je me retrouvais avec des crises de l’espace. Pour eux, et c’est logique, tout ce que je dis va se faire. C’est un peu comme si il y avait un « toujours » non dit dans mes phrases.

Maintenant, je prends des pincettes et je me prépare toujours une porte de sortie, même quand je suis sur de mon coup : « on va peut être au parc, ou peut être que non ! ». On ne sait jamais ce qui peut arriver, et si au dernier moment, on ne peut pas faire le programme prévu, les garçons ne seront pas trop déçus. Et moi je m’évite une crise de frustration à gérer tant bien que mal.

Voilà mes petits louvoiements et armes secrètes pour arriver au bout de chaque journée, sans finir avec une bouteille de mojito dans le congélateur (ou le four, selon la saison !)

Et toi, tu as aussi tes bottes secrètes pour parer à toute éventualité ? Tu nous partages tes phrases magiques en commentaire ? Je veux tout savoir !

A propos de l’auteur

Jeune trentenaire et jeune maman des trois garçons les plus fantastiques de l'univers. Quand je ne m'extasie pas sur eux, je couds, je tricote, je brode. Et de temps en temps, je passe du temps avec mon mari !