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Mes phrases magiques


Publié le 27 mai 2019 par Madame Irbis

La vie avec un enfant de plus de deux ans est merveilleuse, fantastique et pleine de challenge. Tel des sportifs de haut niveau, nous ses parents, vivons chaque jour avec lui comme une épreuve à emporter haut la main.  La journée est faite de marathon, d’obstacles à éviter, voir à sauter, de lignes droites qui peuvent sembler interminable, et du sprint final.

Mais heureusement pour nous, nous sommes plus dans Mario Kart que dans une épreuve des JO. Nous avons droit à des petits bonus qui facilitent grandement la course. Ici point de peau de banane, d’étoiles d’invincibilité ou de bombes, mais plutôt des petites phrases à sortir au bon moment pour avoir un maximum d’effet.

Je te livre mes phrases magiques, qui me sortent très souvent d’une mauvaise situation !

C’est ça ou rien

Tu le vois ce fantastique moment où la prunelle de tes yeux décide que non, il ne mangera pas ce qu’il y a dans son assiette, ou que non il ne veut plus aller au parc (après  avoir insisté pendant plus d’une heure…). Mais que oui il veut bien le paquet de chips et aller à l’aquarium. Ce « C’est ça ou rien » te sauvera de cette situation périlleuse…

En général, pour que cette petite phrase magique fonctionne, il faut bien quelques test de l’enfant. B. a déjà sauté un repas car il avait choisi « Rien ».  Sur le moment, ce n’est vraiment pas facile de ne pas céder (« mais il va mourir de faiiiiiiim ! » Spoiler alert : non et d’ailleurs, il a mieux mangé au repas suivant !) Mais en tenant bon, les autres fois, il a choisi « Ça ». Et sans aucune crise diplomatique, cherry on the cake.

crédit photo : Olichel (Pixabay)

Ce jouet / livre est à tout le monde, mais pour l’instant c’est toi qui joue avec

Cette phrase, je la répète en boucle depuis que mes deux artichauts sont assez grands pour avoir le sentiment de propriété.

Nous essayons au maximum que les jouets et les livres soient à tout le monde. Même si ils les ont eu pour leur anniversaire. On a un petit penchant communiste ! Alors dès qu’un des garçons, en serrant bien fort le jouet, nous sort « c’est à moi ! », nous lui répétons cette phrase magique. Le message est simple : oui c’est toi qui joue avec en ce moment et non ton frère n’a pas à te le prendre. Il pourra jouer avec quand tu aura fini. Mais, attention, tu n’en as pas la jouissance exclusive ! Ils sont rassurés car ils savent que l’autre ne va pas leur piquer, mais en même temps, ils intègrent petit à petit que tout le monde peut jouer avec tous les jouets, et lire tous les livres !

Je ne sais pas si c’est grâce à cette phrase (ou à notre habitude communiste de tout mettre en commun) mais ils prêtent très facilement et organisent des tours de jeu !

Demande à ton père

Bon, je l’avoue, celle là n’est pas très sympa pour mon cher et tendre. Mais c’est un peu mon arme ultime, quand au bout d’une journée éreintante, j’ai droit à une nouvelle demande loufoque. Et autant B. se rappelle très bien de ce qu’il veut, et assaille son père dès qu’il rentre du travail. Autant C. oublie le truc en 30 sec. Je me dis que ça ne devait pas être si important que ça.

Oui, pour ton anniversaire / dans la lettre au Père Noël

Bien que nos garçons n’aient pas accès à la télévision et ses pubs et aux catalogues de jouets, ils nous demandent régulièrement de nouveaux jeux. Et ils ont souvent des idées très très précises : salut le vélo violet et jaune et le train bleu-qui-marche-tout-seul. Au lieu de leur opposer un non frontal, nous louvoyons. Technique de sioux, on est pas anciens scouts pour rien ^^

Bon, juste un petit bémol à cette phrase : ne pas l’utiliser quand on est proche de leur anniversaire ou de Noël, car ils se rappellent très bien de ce qu’ils ont demandé et si par malheur ils ne le retrouvent pas dans les paquets cadeaux, prépare toi à un scandale ! Et ils auront raison (règle n°1 du parent : faire ce qu’il a promis…)

Si vous ne savez pas jouer ensemble, c’est chacun dans sa chambre

Imagine moi plus que fatiguée des disputes incessantes entre mes enfants. C’est à qui embêtera le plus l’autre. Imagine moi dire cette phrase avec une voix très énervée et pas du tout patiente. Je ne sais pas si c’est le ton de ma voix, ou la perspective de ne plus être avec son frère chéri, mais en général ils arrêtent enfin de disputer.

Et si vraiment, ils continuent : chacun dans sa chambre pendant 5 / 10 minutes. Et après cette séparation vraiment trop longue et affreusement dure à gérer, ils jouent ensemble sans chamaillerie pendant au moins 30 minutes ^^

Peut être

J’ai remarqué avec mes deux petits artichauts qu’ils avaient plus ou moins une bonne mémoire. Et que si je ne disais pas « peut-être » au début de mes phrases, je me retrouvais avec des crises de l’espace. Pour eux, et c’est logique, tout ce que je dis va se faire. C’est un peu comme si il y avait un « toujours » non dit dans mes phrases.

Maintenant, je prends des pincettes et je me prépare toujours une porte de sortie, même quand je suis sur de mon coup : « on va peut être au parc, ou peut être que non ! ». On ne sait jamais ce qui peut arriver, et si au dernier moment, on ne peut pas faire le programme prévu, les garçons ne seront pas trop déçus. Et moi je m’évite une crise de frustration à gérer tant bien que mal.

Voilà mes petits louvoiements et armes secrètes pour arriver au bout de chaque journée, sans finir avec une bouteille de mojito dans le congélateur (ou le four, selon la saison !)

Et toi, tu as aussi tes bottes secrètes pour parer à toute éventualité ? Tu nous partages tes phrases magiques en commentaire ? Je veux tout savoir !

Commentaires

10   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur (voir son site)

Je me reconnais vraiment dans la première avec la variante ici de si tu n’as pas faim alors tu sors de table !
Comme on a qu’un enfant, on utilise fréquemment aussi (surtout en cette période de terrible two), si tu n’es pas contente, tu vas te calmer dans ta chambre, papa et maman n’ont pas à supporter ta mauvaise humeur !

le 27/05/2019 à 08h50 | Répondre

Madame Irbis

C’est marrant, on utilise l’exacte opposé : « même si tu n’as pas faim, tu restes à table ! »
Sortir de table est un gros kiff pour eux, ils peuvent aller jouer, lire… Alors ici, pas question qu’ils sortent de table avant tout le monde si ils ne mangent pas. Sinon, ils ne mangeraient plus, préférant jouer !

le 27/05/2019 à 20h59 | Répondre

Nathalie

+1000 pour la règle numéro 1 ! Faire ce qu’on promet c’est la moindre des choses ! Ça va avec tes précautions du « peut être ».

Pour le « ça ou rien », je ne lui dis pas ainsi. Je lui dis « d’accord » quand elle me dit qu’elle ne veut pas manger. Ensuite je lui demande ce qu’elle voudrait manger, soit elle me répond quelque chose de réaliste (par ex du riz alors que j’ai des restes au frigo) et je lui donne, soit non (par ex du poulet rôti et je n’en ai pas) et je lui explique pourquoi ça n’est pas possible. Si elle me demande du sucré (compote, yaourt…) je lui dis oui, mais il faut attendre que ce soit le moment du dessert.

Pour moi, LA phrase magique c’est « je vois que quelque chose ne va pas, est-ce que tu veux m’expliquer ? » en me mettant à sa hauteur.

le 27/05/2019 à 10h20 | Répondre

Madame Irbis

Je n’aime pas trop me perdre en palabre avec les garçons, je trouve que ça les noie sous trop d’information.
Je faisais comme toi avant, mais le résultat n’était pas vraiment là. Maintenant, je vais à l’essentiel (c’est ça ou rien) et on gagne tous du temps et de l’énergie !

le 27/05/2019 à 21h01 | Répondre

Nathalie

La mienne c’est exactement l’inverse, elle a besoin de comprendre toute la logique (c’est peut-être lié au fait que j’estime important de toujours tout lui expliquer). Du coup « c’est ça ou rien » nous ferait perdre beaucoup de temps !

C’est drôle d’observer les différences 🙂 (auxquelles on s’adapte).

le 28/05/2019 à 07h36 | Répondre

Workingmutti (voir son site)

Même avec mes 3 ans et demi, je me reconnais la dedans ;). Le coup de la séparation pour calmer les conflits est en effet pas mal et je l’utilise souvent. Idem, s’il ne veut pas manger sans même avoir goûté, c’est qu’il n’a pas vraiment faim. Il va pouvoir se nourrir au repas suivant.

le 27/05/2019 à 14h44 | Répondre

Madame Irbis

J’utilise aussi toutes ces phrases avec mon 4 ans et demi. Il faut aimer répéter les mêmes choses quand on est parent ^^

le 27/05/2019 à 21h02 | Répondre

Margot

-« C’est maman qui décide »
-« C’est pas bon! » « ah d’accord » *air indifférent*
– « Range le jouet, une fois, deux fois… »
– « Qui c’est le plus beau petit garçon du monde? »
-« Tu veux pas t’habiller? On va chez la nounou. Pour aller chez la nounou il faut être habillé » *habillage immédiat*
– « C’est maman qui décide! »

le 28/05/2019 à 08h35 | Répondre

ELFée

J’ai adoré ton article et la façon dont tu racontes vos obstacles du quotidien ☺️ et au passage je te pique la deuxième idée !
Ici en ce moment il refuse de participer pour mettre la table donc la réponse est simple : tu pourras manger quand tu auras mis « ta » table. Bizarrement dès qu’il nous voit prêt à nous asseoir il va vite chercher son assiette et ses couverts…
Sinon je n’utilise pas le peut-être ou rarement par contre lorsqu’il me demande où est-ce qu’on ira se promener je répond généralement que je ne sais pas encore. 2 ou trois fois j’ai fait l’erreur d’annoncer quelque chose et on n’a pas pu y aller évidemment ça a été le drame !
Et quand on peut au lieu de répondre non on répond quand tu auras fait telle ou telle chose.
Malgré tout ça à 2 ans et demi il est en pleine crise et certaines journées sont franchement compliquées 😓

le 28/05/2019 à 23h52 | Répondre

Cha

-« Tu le fais parce que je te le demande. » (avec les gros yeux, qd ma super négociatrice/bavarde entre en piste)
-« Quand tu seras grande, tu feras comme tu veux. Mais là, ce sont les grandes personnes qui décident » (idem)
– « Est-ce que c est un petit, un moyen ou un gros problème ? » en désamorçage de crise
– « Je n’ai pas entendu …? – S’il te plaît Maman ! »
– et son corollaire  » Ah, comme c est agréable une demande polie ! » (car ça commence à arriver spontanément à 4 ans ! courage les mamans !)
Je vais tester dès ce soir le si clair « C’est ça ou rien », merci de cette idée génialement simple. J ai un peu mal compris ou mal appliqué l éducation bienveillante à la naissance de ma fille, alors qu elle ne correspond pas en fait à mes convictions, et j apprécie de lire des conseils différents. À tester !
Et pour le communisme, je dis exactement la même phrase. C est l institutrice de la maternelle russe où va ma fille qui me l a conseillée 😁

le 30/05/2019 à 16h19 | Répondre

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