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Ma PMA à l’étranger avec don d’ovocytes – Acte 1


Publié le 22 janvier 2020 par Urbanie

Et me revoilà pour te raconter la suite de notre parcours PMA-à-l’étranger-avec-don-d’ovocytes-suite-à-deux-IMG-à-6-mois-de-grossesse. Parce que les choses ont finalement pu avancer, depuis mon dernier article, et que je me suis dit que cela pouvait t’intéresser (ou te distraire, au choix).

Suite à nos dernières péripéties, je me surprends à être beaucoup plus zen face à ces histoires de PMA. A tel point que je démarre quantité d’autres projets.

En août, je démarre le Grand Prix des Lectrices de Elle (3 livres par mois à lire, chroniques, noter). En octobre, je change de travail. En novembre, je travaille sur un planning éditorial chargé pour le mois de décembre sur à nos étoiles, vu que la période des fêtes de fin d’année est souvent la pire pour les parents endeuillés.

Donc quand fin novembre la clinique barcelonaise m’envoie un mail avec un protocole de traitement à démarrer asap, pour me dire qu’ils ont trouvé une donneuse, et que nous devrions faire la première tentative mi décembre (déjà?), je me prends un mur. J’ai l’esprit tellement encombré que je ne m’y attends tout simplement pas, et, sur le coup, je panique.

Déjà? Maintenant? Dans 3 semaines? Mais vous n’y pensez pas, je ne suis absolument pas prête!

Réaction absurde par excellence: cela fait presque 2 ans, depuis ma dernière IMG, que nous attendons de pouvoir relancer les essais, de quelque manière que ce soit. 6 mois depuis que nous nous sommes rendus dans une clinique de Barcelone pour faire une demande de don d’ovocytes. 1 mois que nous avons renvoyé tous les papiers, avec tous les examens qui vont bien.

Mais ce mail me prend totalement au dépourvu.

Keep calm: tout va bien se passer.

Crédit photo : Anne-Sophie Bost

Step 1: le traitement

Me voici avec une liste de traitements et d’examens à réaliser à des dates hyper précises. Une première prise de sang pour mesurer certaines hormones, une écho dans les 3 premiers jours de mon cycle pour vérifier si « la machine » fonctionne bien. A chaque fois que je renvoie les résultats (« avant 14h, c’est important! »), je reçois dans la foulée les instructions pour la suite: une nouvelle écho à tel jour, avant telle heure. Une autre prise de sang à telle date, avant telle heure.

Le tout sur fond de grève des transports.

Je te laisse imaginer les quiproquos d’emploi du temps pour réussir à prendre RDV, à la bonne date, et pas trop loin de chez moi, histoire de ne pas y passer la journée.

Je plonge ainsi dans le grand bain de la PMA, moi qui n’ai jamais eu de mal à tomber enceinte… et sur le moment, ce n’est pas toujours très simple à vivre.

En particulier en ce qui concerne le traitement.

Parce que si je reçois bien les instructions de la clinique espagnole, je n’ai en revanche pas de médecin français en face de moi, ni d’ordonnance. Les RDV que je dois prendre, eh bien je les prends là où je peux, donc pas toujours là où je veux. Donc pas toujours dans un cabinet de gynécologie. Et ma gynécologue adorée et hyper ouverte d’esprit ne pratique plus dans le cabinet pas loin de chez moi, mais dans un hôpital à 45 minutes de la (inaccessible par ces temps de grève, à moins de vider mon Livret A en frais de Uber).

Bref, pour résumer: je fais comme je peux, avec les moyens du bord (internet est mon ami).

Step 2: les états d’âme

Le plus difficile psychologiquement, ce sont les piqûres. Je pleure les deux premiers jours, le 3ème, ça finit par passer tout seul (un conseil: pique dans le gras du ventre, ça fait beaucoup moins mal).

Parfois je ne suis pas bien sure de comprendre le traitement que je dois prendre. Parfois, je me questionne sur les dosages demandés par la clinique espagnole, bien supérieurs aux recommandations rédigées sur les notices des médicaments français que je prends. Est-ce que je mets ma santé en danger? Et si quelque chose se passait mal?

Et puis suis-je vraiment encore sure de ce choix? Avec Jean-Mi et Kate, nous avons trouvé un équilibre, notre équilibre. Nous sommes heureux, épanouis. Pourquoi mettre en danger cette harmonie avec un nouveau projet de grossesse incertain?

Crédit photo (creative commons) : Jeniffer Araujo

Je réalise surtout un beau matin que ces questions, ce sont des questions que je me posais en temps normal à chaque début de grossesse. C’est aussi ça, la magie du parcours en PMA: tu te poses des milliards de questions avant même d’être enceinte, ou de savoir si ça marchera un jour.

Et quelque part, raisonner ainsi me rassure: si je commence à me poser les mêmes questions que celles que je me posais enceinte, c’est plutôt bon signe, non? Mes moments de panique en début de grossesse ne m’ont jamais empêchée de m’attacher à mes bébés: ils signaient même le début du « travail » de préparation psychologique pour redevenir maman. Alors dans le fond, la PMA me permet surtout de me préparer dés à présent, bien en amont, et ce genre de pensée me rassure énormément.

La suite? Au prochain épisode.


 


Commentaires

4   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madeleine

Alors pour te rassurer, on est pas bcp plus aidée qd on fait une PMA classique en France, il faut mieux-être bien autonome, avec tous ses neurones et un emploi du temps flexible.
Je me souviens pour ma FIV pour mon aîné avoir dû poser des demi-journées de travail rien que pour réussir à avoir le centre au téléphone pour avoir le dosage de ma piqure du soir: en effet, ça sonnait en permanence occupé, et je devais parfois attendre 2h pour avoir quelqu’ un. Un samedi, je n ai pas pu aller à un EVJF car je devais donner ce fameux coup de fil. A 12h30, ça faisait 3 h que j essayais, la ligne est finalement coupée. Donc je n avais pas mon dosage. J ai donc revue mes précédents dosages selon mes bilans de sang et j ai fait au pif. Ça nous faisait perdre un mois, sinon. Et ouf, j avais bon. Bon, ça n a pas marché ce coup là…
Là, 3 ans plus tard, pour essayer d avoir bébé2, c est un peu mieux, ils sont passés aux… mails. Plus besoin d etre collée au téléphone. Mais bon, une fois, ils ont zappé mon mail… l angoisse…
Je te souhaite que cela marche très vite !!!
Des bises.

le 22/01/2020 à 10h29 |

Lilas

Bonjour,
Super nouvelles (bien qu’en partie un peu stressantes) ! Je croise les doigts pour vous pour la suite en attendant le prochain article.
Lilas

le 22/01/2020 à 12h36 |

Cricri2j

Merci pour ces nouvelles et j ai hâte d en connaître la suite

le 24/01/2020 à 22h00 |

Pauline

Contente d’avoir de tes nouvelles, et impatiente de connaître les prochains actes 🙂

le 28/01/2020 à 15h17 |

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