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A la une / Vie de maman

Pourquoi je fais vacciner mes enfants – Partie 1

A l’heure où la polémique enfle et gronde, j’ai envie de partager mon avis de maman de trois enfants, femme scientifique et fille de médecin. Je sais que c’est un sujet très sensible et je ne m’attends pas à ce que tout le monde soit d’accord avec moi. Mais si tu fais partie de celles (ceux ?) qui crient au scandale lorsque notre gouvernement prévoit de rendre obligatoires 8 vaccins supplémentaires, s’il te plaît, essaye de lire ces quelques lignes sans préjugés. Et bien que cette décision s’inscrive dans un contexte politique, je ne soutiens en aucun cas tel ou tel parti dans mon billet. Juste la santé publique.

Crédit photo : Amanda Mills

Au commencement

Je dois avouer que lorsque mon pédiatre a prescrit les tous premiers vaccins à mon fils, je ne me suis pas posé de questions. La vaccination allait de  soi. J’ai fait vacciné mon fils des 3 vaccins obligatoires mais aussi de tous ceux recommandés sans chercher à comprendre. Et puis j’ai entendu le discours anti-vaccin. J’ai trouvé ça curieux. Alors je me suis renseignée. Et je n’ai pas du tout été convaincue. Mais vraiment, pas du tout. 2 enfants plus tard, il est clair qu’on pourrait me ranger dans la catégorie pro-vaccin.

Les arguments anti et pro vaccins

Je ne vais pas épiloguer dans ce billet, ce sera pour la partie 2 (de rien pour le teasing !). Cependant internet fourmille d’articles à ce sujet, plus ou moins bien écrits et – surtout – plus ou moins véridiques. Je trouve aberrant le nombre de fausses informations qui circulent sur la toile. C’est à mon sens capital de garder un esprit critique sur tout ce qu’on lit.

La recherche biaisée

Seulement voilà, que fait-on quand on veut se renseigner ? On cherche des informations sur internet, via un moteur de recherche. Et notre recherche est complètement conditionnée par les mots clés que nous entrons dans ce moteur. Si tu es déjà pro-vaccins tu auras tendance à taper comme mots clés « bénéfices vaccins » alors que dans le cas contraire tu taperas plutôt « risques vaccins » de telle sorte que dans les deux cas, tu tomberas sur des articles te confortant dans ta position. C’est rassurant de lire des choses qui ont l’air sérieuse en se disant « ah, c’est ce que je me disais ! » non ? Alors, pour se faire sa propre idée, pourquoi ne pas faire les deux types de recherche ? Tout en se rappelant que même tata Josette peut payer un hébergeur, ouvrir un blog (ou tout autre site, plus ça fait sérieux mieux c’est) et signer Professeur Tournesol. D’ailleurs, si tu as le moindre doute, tu peux vérifier auprès du Conseil National de l’Ordre des Médecins : tous les médecins français y sont référencés.

Mais au fait, de quoi se protège-t-on ?

Je ne vais pas faire la liste de toutes les maladies dont les vaccins nous protègent. Je vais prendre comme exemple le premier qui me vient à l’esprit. Quand j’entends tétanos, franchement, ça ne me fait pas peur. Pas comme cancer par exemple. Tout simplement parce que, contrairement au cancer, je n’ai aucune idée de ce qu’est cette maladie. C’est vrai, elle n’existe plus, non ?! Mais il y a quelques décennies les gens tremblaient en entendant ce nom. Ils y étaient confrontés et savaient que ce n’était pas une partie de plaisir (de rien pour l’euphémisme !) En bref (merci wikipédia) :

Le tétanos est une toxi-infection commune à l’Homme et à l’animal. Il est dû à une infection locale par la bactérie Clostridium tetani produisant une toxine, la tétanospasmine, ciblant le système nerveux central. Cette neurotoxine est l’un des plus puissants poisons biologiques connus. Elle entraîne la mort dans 20 à 30 % des cas. La guérison s’obtient après plusieurs jours ou semaines d’hospitalisation en réanimation et soins intensifs. Dans les pays développés, si cette maladie est en voie de disparition, elle persiste encore par insuffisance de vaccination. Ailleurs, elle touche surtout les accouchées et les nouveau-nés des régions les plus pauvres, du fait d’une absence d’hygiène et de vaccination. En janvier 2017, ce tétanos maternel et néonatal reste un problème de santé publique dans 18 pays en développement. Cette maladie n’est ni immunisante (il est possible d’être infecté plusieurs fois), ni contagieuse (pas de transmission de personne à personne). Elle n’est pas éradicable car les bactéries sont en permanence dans le sol et l’environnement, mais elle est totalement évitable par la vaccination et l’hygiène des plaies.

Je ne pense pas avoir à ajouter quoique ce soit. Entre faire courir ce risque à mes enfants et faire courir un (hypothétique) risque à mes enfants en les vaccinant, je sais lequel je choisis.

Tant mieux pour elle, mais chacun fait comme il veut

Et bien justement, non. Si on parle de couverture vaccinale, ce n’est pas pour rien. Le vaccin, c’est une contribution individuelle à un projet de plus grande envergure : la santé de tous. Certains ne peuvent être vaccinés pour des raisons médicales. C’est grâce à ceux qui le sont qu’ils peuvent espérer passer au travers de ces maladies redoutables. En comparaison, je prendrai l’alcool au volant. Est-ce que ça vous viendrait à l’idée de dire « chacun fait comme il veut, c’est son problème s’il veut prendre le volant ? » non, bien sûr, parce qu’il peut y avoir des dommages collatéraux, nous le savons tous. Et bien la vaccination c’est pareil. On parle de la santé de nos enfants, mais pas que. On parle également de la santé de tous.

A propos de l’auteur

Je suis maman d'un "grand" garçon (6 ans) qui a combattu un cancer à l'aube de ses 4 ans, d'une petite fille (4 ans) et d'un petit garçon (2 ans). Grande lectrice, amatrice de cinéma adorant voyager, j'ai mis beaucoup de choses entre parenthèses pour me consacrer à mes petits monstres !