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Pourquoi je fais vacciner mes enfants – Partie 2

La dernière fois je t’ai parlé de tout et de rien, mais pas vraiment de vaccins. Si tu as l’esprit cartésien, tu t’es sûrement dit « c’est que du blabla, il n’y a rien de concret dans ce truc » alors me revoilà pour te donner du concret. Avant de commencer, de quoi parle-t-on ? Des onze vaccins qui seront obligatoires à partir de 1er janvier 2018 à savoir ceux qui combattent la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l’hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, le pneumocoque et le méningocoque C.

Crédit photo : photo personnelle

Une histoire de couverture vaccinale

La couverture vaccinale est un pourcentage représentant le nombre d’individus vaccinés sur l’ensemble de la population. Pour que les maladies ne reviennent pas, il faut une couverture de 95%. Plus d’info ici (site de santé publique) Si ce seuil est atteint (et même dépassé pour les 3 vaccins déjà obligatoires, cocorico), il n’en est pas de même pour les huit autres. C’est une des raisons qui a conduit le gouvernement à rendre obligatoire ces vaccins. Il n’est pas normal que des gens meurent de la rougeole en France, comme ça arrive encore (si tu as la flemme de cliquer sur le lien : une adolescente de 16 ans est décédée en juin dernier) Et je ne parle même pas des épidémies auxquelles une couverture vaccinale trop faible nous expose (15 000 cas de rougeole pour la seule année 2011, c’est beaucoup, non ?!)

Si tu veux aller plus loin et avoir plein de pourcentage, tu peux aller ici.

Les laboratoires pharmaceutiques, ces méchants qui se font plein d’argent

Une croyance populaire est que les labos ont fait pression sur le gouvernement pour rendre des vaccins obligatoires et s’en mettre plein les poches. Et là, à chaque fois que j’entends cet argument, je rigole. Déjà, les vaccins étant remboursés à 100%, ce n’est pas le citoyen qui paye mais la collectivité. Autrement dit, L’État n’a pas intérêt à vouloir donner des vaccins plus qu’il n’en faut. Mais ensuite, et surtout, d’un point de vue commercial, qu’est-ce qui est le plus rentable ? Vendre un vaccin ou tous les médicaments nécessaires à traiter la maladie ensuite ? Toujours d’un point de vue rentabilité, comment un laboratoire pourrait-il hésiter entre mettre sur le marché un nouveau médicament homéopathique qui ne lui a demandé qu’assez peu d’investissement et un vaccin pour lequel il peut falloir plus de quinze d’ans d’élaboration ? Alors bien sûr, le secteur des vaccins est un secteur en pleine expansion. Mais qu’on se rassure : ce n’est pas grâce à la France, ni à l’Europe en général ! Non, c’est parce que des pays plus pauvres y ont enfin accès. Et c’est tant mieux.

Et ces adjuvants qui font peur, on en parle ?

Tout d’abord, qu’est-ce que c’est ? Tu trouveras une réponse précise sur le site de Futura Sciences. Ce sont grâce à ces adjuvants que les vaccins ne sont injectés qu’une fois ou deux (tu imagines si on devait avoir un rappel tous les 6 mois ?!). Il y a eu une grosse polémique sur la présence de sels d’aluminium depuis plusieurs années. Je me doute que je vais en hérisser certains en disant ça mais tant pis : de mon point de vue, si les sels d’aluminium étaient toxiques, les chercheurs auraient réussi à le démontrer sans équivoque depuis le temps. Or ils cherchent toujours. C’est bien qu’ils n’arrivent pas à mettre en évidence une relation de cause à effet. Je ne dis pas que ces adjuvants sont inoffensifs en toutes circonstances. Le corps humain est tellement complexe et peut avoir des réactions inattendues qu’en médecine il n’y a jamais de jamais. Mais je ne pense pas faire courir un risque majeur à mes enfants en les vaccinant, malgré la présence de ces adjuvants.

Bon, mais le vaccin en lui-même, il peut rendre malade quand même

Oui, il peut. Tout comme manger une banane peut rendre malade. Cette phrase n’a pas beaucoup de sens parce que tout peut rendre malade. Il y a tellement de facteurs qui entrent en jeu ! Personne ne peut garantir que l’administration de ce vaccin ne fera pas développer à l’enfant une maladie auto-immune, un autisme… tout comme personne ne peut garantir que si cet enfant a développé telle maladie, c’est à cause de ce vaccin. Nous vivons dans une société qui se surprotège, qui rêve du risque zéro. Belle utopie ! En attendant, aucune étude n’a réussi à mettre en évidence un lien de cause à effet entre l’administration du vaccin et l’autisme. D’ailleurs, savais-tu que cette peur est née en 1998 suite à la publication d’une étude frauduleuse ?

Pour conclure

Oui, je fais vacciner mes enfants. Parce que je suis convaincue que c’est ce qui est le plus sensé pour eux, ce qui leur fait courir le moins de risques d’attraper une belle saloperie. Il y en a déjà suffisamment d’autres contre lesquelles on ne peut se protéger. Mais est-ce que je le fais de gaîté de cœur ? Non. Une petite voix résonne toujours en moi avec sa litanie de « et si… ? ». Mais cette petite voix, à partir du moment où j’ai fait le choix d’avoir des enfants est omniprésente. Ça s’appelle avoir la responsabilité d’un petit humain qu’on aime plus que tout.

Et toi ? Que penses-tu des vaccins ? Y vas-tu les yeux fermés ou as-tu des réticences ?

Et pour encore plus d’info, je te propose ces quelques articles :

Mais au fait, un vaccin, qu’est-ce que c’est ? (le pharmachien)

Le site de l’OMS

Un article de Science et avenir

Un article du monde

A propos de l’auteur

Je suis maman d'un "grand" garçon (6 ans) qui a combattu un cancer à l'aube de ses 4 ans, d'une petite fille (4 ans) et d'un petit garçon (2 ans). Grande lectrice, amatrice de cinéma adorant voyager, j'ai mis beaucoup de choses entre parenthèses pour me consacrer à mes petits monstres !