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A la une / Témoignage

Le retour à la maison de notre petit prince et son premier mois

Après un séjour à la maternité très moyen, j’avais juste hâte de rentrer à la maison avec petit bout.

Je te laisse imaginer mon bonheur : retrouver mon intimité, mes repères… et commencer de nouvelles aventures à trois !

Premier mois avec bébé

Crédits photo (creative commons) : Cambridge Brewing Co.

Les premiers jours en tête à tête et les premières nuits

Quand on arrive avec son tout-petit, je ne vais pas te dire le contraire, on a un peu peur des premières fois seule. Et dans mon cas, d’autant plus que mon mari a vite repris le travail. J’appréhendais la première fois en voiture, la première couche radioactive, le premier bain, la première sortie…

Globalement, tout a très bien fonctionné, sauf la première nuit. Quand petit prince est arrivé dans l’appartement, il a ouvert les yeux en grand, regardé partout et il semblait un peu angoissé. J’ai un bébé très expressif au niveau du regard (à moins que ce ne soit moi qui sois très intuitive).

Alors qu’à la maternité, notre petit bébé pleurait à peine, nous avons connu une première nuit angoissante. Bébé n’a fait que pleurer. Il n’était pas bien dans son petit berceau, et il a fallu que son papa le garde dans les bras cette nuit-là pour le faire dormir. Cette nuit restera gravée dans ma mémoire toute ma vie : il était si petit, si fragile et perdu, même si nous étions avec lui.

Les nuits suivantes se sont heureusement mieux passées : bébé acceptait enfin son berceau et nous réveillait toutes les trois heures environ. Mais attention, j’ai usé de stratégies pour l’aider à s’endormir !

  • Déjà, le nid d’ange a été d’une redoutable efficacité. Il s’y sentait beaucoup plus en sécurité que dans ses gigoteuses.
  • Ensuite, nous avons mis le chauffage à fond, histoire qu’il ait bien chaud, comme à la maternité. La chaleur l’aidait à s’endormir.
  • En dernier recours, je mettais sa nacelle à côté du lit et posais ma main sur son ventre pour le rassurer.

Bien sûr, je le prenais aussi dans les bras, mais je ne l’ai jamais gardé très longtemps (environ une dizaine de minutes, pour le remettre ensuite dans sa nacelle).

Mettre en place une nouvelle organisation

Je ne vais pas te mentir, même si je trouve que mon bébé est adorable et que notre attachement a été très intuitif et facile, les premiers jours ont été difficiles physiquement. Pourquoi ? Après un accouchement de plus de vingt-quatre heures et un séjour à l’hôpital pas du tout reposant, mon corps n’avait pas encore totalement récupéré.

En fait, je me suis vite remise physiquement, mais j’ai gardé un état de fatigue très important pendant dix jours. Ce n’est pas évident de faire ses soins, d’allaiter, de s’occuper de bébé, d’essayer de continuer à cuisiner, de gérer la maison (d’autant plus qu’avec un bébé, ça devient la folie au niveau du linge !)… en étant très fatiguée.

Et puis, surtout, je n’ai pas eu d’aide de la part de nos familles les premiers jours : mes parents vivent trop loin et ma belle-famille n’a jamais été très présente. Je me suis retrouvée très vite toute seule la journée (comme beaucoup de lectrices, sans doute). Sincèrement, si tu peux être aidée au début, accepte ! Un tupperware avec un bon petit plat ou une aide pour étendre le linge, c’est déjà beaucoup. Ça te permet de mieux t’occuper de bébé et de toi… Une maman très fatiguée aura aussi plus de mal à produire du lait.

Bon, ceci dit, je m’en suis sortie ! Mon mari m’a quand même pas mal aidée le soir en rentrant du travail, et il s’occupait de bébé en soirée pour que je puisse dormir. Je te donnerai mes techniques de survie un peu plus tard, dans un autre article.

Aider le papa

Pour moi, s’occuper de bébé a été très intuitif, mais ça n’a pas été pareil pour mon mari. Il a beaucoup souffert de l’indifférence de son père quant à son éducation, et je crois qu’il ne voulait pas reproduire la même chose : il s’est donc mis beaucoup de pression.

J’ai dû lui apprendre beaucoup de choses les premières semaines, des choses qui me paraissaient évidentes. Des choses « techniques » : changer une couche, respecter les règles de sécurité, bien donner le biberon… Mais aussi des choses plus liées aux sentiments, au savoir-être : être doux avec bébé, lui parler doucement, lui montrer son affection. Pour moi, un bébé n’est pas uniquement un petit être qui pleure quand il a faim, quand sa couche est pleine… Il a un véritable affect dès la naissance, et comprend beaucoup de choses. Je lui ai toujours beaucoup parlé, en lui faisant plein de bisous, de caresses…

Avec mon mari, je vais être franche, nous avons eu quelques tensions. Je ne le trouvais pas assez doux avec mon fils, et nous nous sommes pris la tête à ce sujet. En fait, il n’était pas assez patient ! Heureusement, les choses ont changé et se sont améliorées. Ma fatigue y était sans doute pour beaucoup. Quand tu es très fatiguée, tu perçois les choses avec beaucoup plus d’intensité.

Heureusement, j’ai la chance d’avoir un mari qui m’écoute et qui veut faire les choses bien. Mais au début, il avait du mal à accepter que ses nuits ne seraient plus comme avant. Nous avons donc accueilli les premières vraies nuits avec beaucoup de fierté vis-à-vis de notre fils (nous lui disions carrément merci le matin, en nous levant !).

Ma plus grande difficulté : les coliques du nourrisson

Pour moi, les coliques du nourrisson ont été des moments bien plus difficiles à gérer que les nuits (même si mon mari te dira le contraire !). Notre fils en a eu de sa troisième à sa cinquième semaine environ. Difficile de soulager un petit bout qui se tord dans tous les sens.

Pendant ces quelques semaines, j’avais deux heures de pleurs chaque après-midi, et pareil le soir. En fait, avec du recul, je pense que les coliques expliquent pourquoi bébé avait du mal à s’endormir avant minuit, 1h du matin…

Je t’expliquerai comment les gérer dans un article dédié, car franchement, pour certains parents, c’est un enfer. Il m’est arrivé de me sentir complètement démunie face à sa souffrance et de ne plus savoir quoi faire !

Bilan de ce premier mois

Des progrès énormes avec bébé ! Pour moi, comme pour mon mari.

À la fin du premier mois, notre bébé dort mieux et est globalement plus apaisé, malgré ses coliques. Bonus : il commence à sourire !

Mon mari a pris confiance en lui et devient plus indépendant avec notre fils. Il prend le relais quant il voit que je suis trop fatiguée le soir (ce qui me permet de dormir trois, quatre heures d’affilée).

Quant à moi, j’ai récupéré physiquement. Et mentalement, je suis en pleine forme : je n’ai absolument pas connu de dépression post-partum. Mon humeur est restée égale, et je suis très heureuse d’être avec bébé. Par contre, je suis déçue d’éprouver des difficultés à allaiter (je t’en parlerai un peu plus tard), et c’est parfois difficile de voir son bébé se tordre dans tous les sens et pleurer à cause de ses coliques.

Mon caractère patient et déterminé m’a été d’une aide précieuse durant ces premières semaines. Même après deux heures de pleurs et avec beaucoup de fatigue, je n’ai jamais baissé les bras. Idem pour l’allaitement : j’ai fait le maximum. Une dose d’humour aide pas mal aussi. Il m’est arrivé à plusieurs reprises d’avoir des problèmes de couche avec mon petit garçon, mais malgré la fatigue, j’ai toujours rigolé ! Et franchement, ça fait du bien de partir dans un fou rire avec bébé !

Bref, je me doute qu’il y a autant de situations que de familles, mais je pense que je peux quand même donner un conseil aux futures mamans : quels que soient votre caractère, vos craintes, votre histoire personnelle, faites-vous confiance !

Et toi ? Comment s’est passé le retour à la maison ? Comment as-tu vécu les premières nuits chaotiques ? As-tu récupéré facilement ? Viens nous raconter !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Je suis la maman de Petit Prince né en 2015 et de Petit Poussin né au printemps 2019. Après deux grossesses bien surveillées, j'assume pleinement ma vie professionnelle avec le soutien sans faille de mon mari et beaucoup de flexibilité & d'organisation. Depuis un peu plus d'un an maintenant, nous avons quitté la région parisienne pour vivre dans l'Est de la France suite à une opportunité professionnelle. Bref beaucoup de changements pour notre famille en très peu de temps !