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A la une / Récit de grossesse

Le premier trimestre de ma grossesse toute douce – Partie 1

Maintenant qu’on se connaît un peu mieux, je vais te raconter comment se passe cette première grossesse. Et comme je suis une fille organisée, commençons par le commencement :

La découverte

Un soir l’été dernier, prise d’un pressentiment, je décide de faire un test de grossesse. Ce n’est pas la première fois que j’ai un pressentiment… Mais jusque-là, mes talents de divination se sont avérés plutôt mauvais. Ils attendaient simplement leur heure ! En effet, je vois très vite deux petites barres apparaître.

Crédits photos : Photo personnelle

Comment te décrire ce moment ? Après tout ce temps à rêver d’y être, après l’attente, les espoirs, les déceptions, les peurs, et, malgré tout, cette certitude au fond de moi, on s’attendrait à une explosion de joie, de l’émotion… En fait je suis extrêmement calme. Immensément sereine. Ça y est. On y est. Remplie d’un immense bonheur. Tout calme, très doux. Je regarde par la fenêtre, et je me sens bien, tout simplement. Incroyablement bien. Je suis « where I’m meant to be ». Enfin. Je savoure intensément.

Papa Ours me rejoint dans la pièce, et je lui dis tout simplement. Lui est tout ému, alors que ce n’est pas exactement sa spécialité (on est la famille Ours !). On se serre dans les bras, on mange (bah oui, faudrait pas non plus oublier le repas !), on rit, on discute, on s’embrasse…

C’est parti, je suis enceinte !

Les jours suivants, on garde l’information pour nous. On vaque à nos occupations habituelles, mon cerveau commence à tourbillonner, et je m’émerveille continuellement de ce petit secret qu’on porte. Là, derrière la peau de mon ventre, à quelques centimètres sous nos mains, il y a un tout petit minuscule tas de cellules, qui se transforment à une allure folle. Et qui vont devenir un être humain. Waouh.

Crédits photos (Creative Commons) : silviarita

On va rapidement voir ma sage-femme adorée, qui me prescrit le test sanguin pour avoir la confirmation officielle (comme si on avait un doute !), et les premiers examens sanguins : formule sanguine, glucose, toxoplasmose. Elle nous explique grosso modo le déroulement du suivi et nous rappelle les principales précautions alimentaires. J’ai le droit de monter sur la balance pour avoir une référence pour les prochains mois. On repart également avec une prescription pour une échographie de datation.

L’échographie de datation

Pendant la période des essais (et avant), j’étais bourrée de peurs. J’avais au fond de moi la certitude que ça allait bien finir pourtant, mais elle était souvent très silencieuse face à mes peurs qui rugissaient. Une fois enceinte, la peur n’est plus là. Je sais pourtant bien, rationnellement, que le test de grossesse n’est pas tout, et que la route peut encore être longue et semée d’embûches. En particulier au premier trimestre (mais aussi pendant la suite de la grossesse, voire après la naissance) ; mais je suis complètement confiante. La seule petite crainte qui me reste serait d’être en réalité en train de vivre une grossesse extra-utérine, ou non évolutive. J’ai donc hâte de réaliser cette échographie de datation. D’autant plus que j’ai l’impression que cela va « officialiser » cette grossesse.

Le jour venu (à un peu moins d’un mois et demi de grossesse), la sage-femme qui réalise l’échographie (elle possède un diplôme spécifique) est très gentille, et commence par remplir un petit dossier sur nous deux. Elle me fait ensuite m’installer sur la table d’examen, agrémentée d’un coussin d’allaitement hyper-moelleux, et c’est parti ! Très vite, elle nous confirme que tout va bien, et prend tout un tas de mesures, en nous montrant au fur et à mesure ce qu’elle fait : là c’est l’œuf (une espèce de haricot blanc pour le moment), là mon utérus, là on voit que c’est mon ovaire gauche qui a travaillé ce mois-ci (héhé, j’en étais sûre !). Elle mesure l’activité cardiaque, déjà ! On écoute attentivement.

Crédits photos (Creative Commons) : falco

J’apprends aussi que j’ai un utérus légèrement rétroversé, c’est-à-dire incliné vers l’arrière. C’est le cas chez un petit quart des femmes, et… on s’en fiche royalement. C’est juste une disposition un peu différente. Et cela n’affectera en rien la grossesse, il est d’ailleurs en train de se redresser tout doucement : c’est cela qui explique les petits tiraillements (vraiment extrêmement légers) que je ressens.

A priori ce n’est pas systématique, mais la sonde « classique », via l’abdomen, a suffi à réaliser l’examen (alors que je croyais qu’à ce stade, j’aurais droit à la sonde vaginale… mais ça me va ainsi !). On repart avec un compte-rendu, deux grands sourires, et une date prévisionnelle de terme : elle est compatible avec la réalité, mais on nous a prévenus qu’elle pouvait être réévaluée.

Les annonces

Maintenant qu’on est complètement sûrs que je suis bel et bien enceinte, pour de bon, et que tout va bien, on commence à faire nos quelques annonces. En effet, on n’est pas particulièrement partisans de la « règle des trois mois ». On n’en parle bien sûr pas encore à la Terre entière, mais j’ai vraiment trop hâte de partager la nouvelle avec nos très proches. Et je me dis que si par malheur je devais faire une fausse-couche, je préférerais pouvoir compter sur leur soutien que d’affronter cela seule (ou pire : affronter seule la fausse-couche et avoir droit aux « bin alors c’est pour quand le bébé ? » : je n’imagine même pas !). Et de toute façon, les accidents de parcours ne sont clairement pas écartés après le premier trimestre.

Nos familles sont absolument ravies ! Ma mère et mes sœurs commencent déjà à planifier un tas de choses, et mes sœurs commencent rapidement à me prêter un tas d’affaires, à commencer par des vêtements de grossesse.

Le rendez-vous du deuxième mois

À la fin du deuxième mois, on a rendez-vous chez une gynécologue. En effet, à cause d’une toute petite particularité de mon dossier (en bref : je présente un petit risque que ma thyroïde fatigue un jour, vraiment rien de méchant, et je suis suivie par un endocrinologue), ma sage-femme souhaite avoir l’avis d’un gynécologue quant à la possibilité de me suivre elle-même. Cette gynécologue est assez froide, et se contente de nous poser des questions sur notre historique médical, de me prendre la tension et de nous faire une petite écho en trois minutes, sans qu’on sache bien pourquoi… Probablement pour utiliser l’appareil, puisqu’il est là, j’imagine. Peut-être aussi pour nous « rassurer », mais bon : 1. On n’était pas inquiets (de ce que j’ai compris les fausses-couches, ça se remarque, difficile de passer à côté) 2. Si on l’avait été, ça n’aurait pas changé grand-chose : OK l’embryon est toujours là, mais cela n’assure pas qu’il le sera toujours demain… Enfin bref.

On repart avec ce qui m’intéressait : l’autorisation d’être suivis en mixte par ma sage-femme adorée ! Youpi ! Pour les rendez-vous à effectuer chez une gynéco, je me dis que je contacterai un gynéco de la maternité où on ira, puisque je ne connais personne pour le moment (et ça ne peut pas être celle-ci). Encore faudrait-il qu’on choisisse une maternité haha !

Et toi, la découverte de la grossesse, c’était serein aussi, ou plutôt euphorique, surprenant ? Toi aussi tu tenais à être suivie par une sage-femme en particulier ?

A propos de l’auteur

Un petit Ours va bientôt rejoindre la famille Ours ! Il va tomber dans une marmite un brin écolo, un brin geek, mais pas que ! Et en attendant, je vais te raconter ma grossesse tranquille, en long, en large et en travers (bavarde, moi ?).