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A la une / Récit de grossesse

Le premier trimestre de ma grossesse attendue

Après un an à espérer être enceinte, je le suis je le suis enfin. Je vais pouvoir te raconter comment se passe cette grossesse si longuement attendue. J’en suis actuellement à mon cinquième mois de grossesse, il est donc temps de te raconter le premier trimestre avant d’en oublier les détails.

Une grossesse abordée différemment

Malgré le fait que cette grossesse ait été bien plus difficile à mettre en place que celle de Petite Fleur, je l’aborde d’une manière totalement différente. Tout simplement parce que cette fois, la grossesse n’est pas le centre de ma vie.

Il m’arrive même d’oublier que je suis enceinte. Entre le travail et Petite Fleur, je ne pense pas qu’à ce bébé qui grandit en moi. Je commence ma journée de travail et tout d’un coup, ça me revient. Ou je lis une histoire à ma fille et une pensée traverse alors mon esprit « C’est vrai ! Il y a quelque chose au fond de moi ! »

Il faut dire que j’ai également très peur du risque de fausse-couche et que je préfère me détacher un peu de cette grossesse, pour me préserver, au cas où.

En fait, j’y pense tous les jours, mais pas en permanence non plus.

Crédit photo (creative commons) : StockSnap

Des symptômes légers

Je ne sais pas si le fait de ne pas y penser en permanence m’a permis d’avoir des symptômes très légers ou si c’est l’inverse, toujours est-il que mes symptômes sont bien plus supportables que durant la grossesse de Petite Fleur.

Je redoutais tout particulièrement la fatigue accablante qui m’avait clouée sur place lors de la grossesse précédente. Cette fois, je travaillais et j’avais un enfant à m’occuper, je ne voyais pas comment j’allais pouvoir gérer si je me retrouvais dans le même état. Mais heureusement, je n’étais réellement fatiguée que le soir. Je me couchais environ une heure plus tôt que d’habitude (ou je m’endormais comme une loque devant la télé). J’avais une énergie normale le reste de la journée, j’ai continué à travailler et à gérer Petite Fleur normalement. Je montais toujours mes cinq étages à pied pour rejoindre la cantine tous les midis. J’étais vraiment soulagée de ne pas être à nouveau totalement HS.

L’autre symptôme inévitable du début de grossesse, ce sont habituellement les nausées, voire les vomissements. Encore une fois j’ai eu beaucoup de chances.

J’ai eu des nausées très fortes et des hauts le cœur assez importants. Manger était un vrai calvaire, si j’avalais une bouchée de trop, j’avais l’impression que j’allais rendre tout mon repas. Mais je n’ai pas vomi une seule fois.

Mais ça n’a duré que trois semaines. Et même si ce fut assez intense, je m’estime très chanceuse de ne l’avoir subi que si peu de temps.

A contrario, j’ai plutôt passé mon premier trimestre à avoir faim. Tout le temps. Partout. Faim, faim, faim, faim !!

Je mangeais des repas plus conséquents que d’habitude, je grignotais en journée et le soir devant la télé. Si jamais ma fille me réveillait la nuit, je me levais affamée (mais je n’ai jamais craqué en pleine nuit). A tel point que j’ai pris 5 kilos juste pour le premier trimestre.

Crédit photo (creative commons) : Kaboompics

Enfin, les deux autres symptômes qui m’ont un peu pourri la vie ce furent les douleurs aux seins et les boutons. Mes seins sont devenus très vite énormes, j’ai du changer très rapidement mes soutiens-gorges. Et cette croissance très rapide a été très douloureuse. Le simple fait de m’habiller le matin était compliqué.

De la même façon, j’ai du acheter des pantalons de grossesse assez rapidement. Dès un mois et demi je crois. Je n’étais plus à l’aise dans mes pantalons habituels, mêmes ouverts en permanence. Et mon ventre a été visible au bout de deux mois et demi. Heureusement, j’ai commencé ma grossesse en hiver et j’ai pu le cacher assez facilement.

Pour ce qui est des boutons, on nous parle souvent du magnifique teint des femmes enceintes. Moi, j’ai eu tout l’inverse. Un peu pâlichonne et de gros boutons. J’en avais plusieurs en permanence. Parfois dans le dos, sur les fesses, les seins, le visage,… Partout. Moches et douloureux en plus.

Les événements du premier trimestre

  • Ayant commencé ma grossesse au mois de novembre, les fêtes de fin d’année sont tombées au plein milieu du premier trimestre. J’ai donc annoncé ma grossesse aux parents/ beaux-parents/ grands mères et amis du réveillon avant les trois mois habituels. Ça me semblait plus simple que d’essayer d’esquiver les plats interdits sans me faire repérer. Les réactions ont toutes été enthousiastes, nous n’avons eu aucune mauvaise surprise cette fois. Toutes ces personnes savaient qu’on essayait de concevoir depuis un moment et ont donc été très heureuses pour nous. Et nous avons tous passé de très bonnes fêtes.
  • Par contre, je me suis fait une sale frayeur un jour. Je suis sortie du travail plus tôt pour aller m’acheter de nouvelles bottines avant d’aller chercher Petite Fleur a l’école. Je vais au magasin de chaussures, essaie plusieurs paires, marche quelques pas avec chacune pour les tester. Et là, je glisse, me tords la cheville et en tentant de me rattraper, me donne un énorme coup de coude dans le ventre. J’enlève les bottines fautives, clopine jusqu’à ma voiture et reprends mes esprits avant d’aller chercher Petite Fleur à l’école. On passe à la maison chercher de quoi goûter et quelques livres et on file aux urgences. J’appelle l’Homme en pleurant à moitié, j’avais vraiment peur d’avoir tué mon bébé avec ce coup de coude. Il n’a jamais quitté le travail aussi rapidement. Et nous voilà tous les trois à attendre durant deux heures dans la salle d’attente des urgences de la maternité. Petite Fleur a été adorable. Finalement, une interne nous reçoit et me fait une écho, le bébé va parfaitement bien. L’Homme et moi sommes très soulagés et Petite Fleur est très intriguée par ce que lui montre l’interne, qui a été très gentille et patiente face à toutes nos questions. Ce fut la frayeur du premier trimestre (oui il y a aussi eu une frayeur du second trimestre mais ça, ce sera dans le prochain article).
  • En parlant de Petite Fleur, je t’en ai parlé dans un article précédent, mais elle s’est beaucoup inquiétée de l’arrivée de ce bébé. Elle avait peur de ne plus être aimée, d’être délaissée. Après l’avoir rassurée et lui avoir répété régulièrement qu’on l’aimerait toujours, quoi qu’il se passe, elle ne nous a quasiment plus parlé de la grossesse et du bébé durant le premier trimestre. Les questions, inquiétudes et projections sont plutôt réellement apparues lors du second trimestre quand mon ventre est devenu vraiment visible.
  • Mon gynéco en or ayant pris sa retraite juste après notre dernier rendez-vous, j’ai décidé de me faire suivre par un des gynéco de la maternité. C’est une jeune femme très dynamique et à l’écoute. Lors du premier rendez-vous, elle m’a posé plein de questions sur mes grossesses précédentes et a demandé mon compte-rendu de césarienne. Et j’avais cette impression très agréable que ça l’intéressait vraiment, qu’elle ne faisait pas que remplir un dossier médical. Je l’ai ensuite revue pour la première échographie. Tout allait bien, le bébé est en pleine forme et la clarté nucale est normale. Elle a même réussi à nous donner une idée du sexe de bébé, en se basant sur l’orientation du bourgeon génital. Pour elle, il s’agirait d’une petite fille. Nous saurons à la prochaine échographie si elle a vu juste.

Et toi, comment se passe le premier trimestre de ta grossesse ? As-tu des symptômes plus légers ou plus importants que pour tes grossesses précédentes ? Comment envisage-tu cette nouvelle grossesse ? As-tu eu toi aussi une frayeur accidentelle ? Raconte !

A propos de l’auteur

Je suis une passionnée d'histoire, de dessins animés et de pâtisserie. Après avoir quitté la région parisienne, je vis dans une maison en province avec mon mari, nos deux chats et Petite Fleur. C'est une petite fille gentille et malicieuse qui illumine chacune de nos journées.