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A la une / Récit de grossesse

Préparation à l’accouchement et projet de naissance


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J’ai mis beaucoup trop de temps à mon goût à vraiment intégrer complètement cette grossesse, à me rendre compte que j’étais bel et bien en route pour devenir maman dans peu de temps. Après le déclic, aussi soudain qu’inexpliqué, il restait néanmoins un gros point d’interrogation : l’accouchement.

En dix années, j’ai longuement mûri ma vision de la parentalité. Et j’avais cheminé du « jamais sans péridurale » à l’envie d’un accouchement dit physiologique. C’est ce qui m’avait conduite, avant d’être enceinte, à repérer un hôpital où il était possible d’accoucher ainsi sans avoir à batailler, et même à définir le lieu où l’on achèterait notre maison en fonction de ça.

Pour moi, le moment de l’accouchement était donc essentiel. Bien sûr, il l’est pour toutes les mamans : c’est le moment où on va découvrir son bébé pour la première fois !

Mais accoucher physiologiquement nécessite toute une préparation psychologique, pour réussir à passer au-dessus de la douleur des contractions. Ça peut se faire très naturellement pour certaines, mais on ne peut pas vraiment compter là-dessus… (Personnellement, je ne suis pas très parieuse.) Avoir un maximum d’outils à disposition, afin de parvenir à plonger dans chaque contraction plutôt que de lutter contre elle, est important.

À 6 mois de grossesse, je n’avais pas commencé la moindre préparation. En soi, ça n’était pas forcément grave, ça supprimait simplement la possibilité de faire de l’haptonomie (qui aurait pu m’aider à prendre conscience de ma grossesse plus tôt…). La plupart des préparations commencent à cette période, et courent jusque dans le neuvième mois.

Sauf qu’un élément changeait la donne : je savais que j’allais déménager à 100km, au plus tard à 8 mois de grossesse, peut-être avant. L’hôpital dans lequel je désirais accoucher et m’étais inscrite était, lui, à une heure de route de mon lieu d’habitation après le déménagement, et le double avant. Suivre les cours de l’hôpital n’était donc pas une option envisageable. Je devais trouver des cours dans la ville où j’habitais à ce moment, et avoir terminé le cycle avant de déménager. Ce qui me laissait entre un et deux mois, à supposer que je trouve quelque chose immédiatement. Or, je ne savais pas du tout quoi, ni où chercher !

Alors que je me débats avec les recherches sur Internet (oui parce qu’en prime, je n’ai pas un budget énorme, et beaucoup de trucs qui me plairaient ne sont pas remboursés, le yoga notamment), je reçois un courrier de la PMI m’invitant à un entretien prénatal avec une sage-femme, et m’informant que des cours de préparation à la naissance s’y tiennent. Alléluia !

photo grossesse projet de naissance

Crédits photo : Photo personnelle

Quelle préparation à l’accouchement ?

J’ai rendez-vous une dizaine de jours plus tard. (Ça fait long quand on a si peu de temps devant soi…) Dans le même temps, ma mère a trouvé des cours de sophrologie dans une association, et me force un peu la main en contactant l’organisatrice de son côté. (La sophrologie faisait partie des choses qui m’intéressaient pour cette préparation, après avoir lu l’article de Louna à ce sujet.)

Au final, je pourrai donc suivre deux cours classiques (un sur l’accouchement lui-même, un autre sur le séjour à la maternité), et trois cours de sophrologie sur un cycle de cinq. (Le dernier ayant lieu après mon déménagement… et je manquerai un autre pour cause de grève des transports !)

Je peux toutefois rattraper les deux cours manqués, car systématiquement, on reçoit une piste audio afin de pouvoir refaire les exercices chez nous. Malheureusement, c’est plus simple de le faire en direct… Il est aussi plus simple de réussir à se détendre pleinement après avoir fait une première fois la cession avec la sophrologue.

Néanmoins, ces cours m’aident vraiment à me projeter dans ce moment de la naissance.

Et puis, ça me permet de dénouer certaines choses. Lorsqu’il est question d’imaginer le retour à la maison avec bébé, je me mets à pleurer : spontanément, j’ai commencé à me voir arriver chez nous. Mais d’un coup, je m’aperçois que ce ne sera pas ça. Non, nous ne serons pas chez nous.

En parallèle, je rédige également un projet de naissance.

Un projet de naissance : pourquoi ?

La plupart du temps, on rédige un projet de naissance lorsque, comme moi, on souhaite accoucher d’une façon qui, actuellement, dans notre pays, n’est pas classique et souvent rendue difficile.

Pour autant, le projet de naissance peut avoir un intérêt quel que soit l’accouchement que tu désires.

Il permet de visualiser ce moment, de se l’apprivoiser. On raconte d’abord notre accouchement idéal, en prenant soin de garder une nuance pour éviter de braquer l’équipe médicale (utilisation massive de « je souhaite, nous voudrions… »).

Puis l’on peut réfléchir à « si tout ne se passait pas bien », et décrire la façon dont pourraient se dérouler au mieux les cas plus extrêmes (de la césarienne en urgence au bébé en détresse qui devrait être transféré dans un autre hôpital – oui oui, c’est très gai, tout ça !). Pour ma part, penser à toutes les éventualités me permet d’être bien plus sereine. Mais bien sûr, si pour toi, l’effet est inverse, ce n’est pas forcément intéressant d’y réfléchir !

On peut tout à fait écrire un projet dans lequel on indique que l’on souhaite une péridurale. Ou écrire la façon dont on souhaiterait que se déroule notre césarienne programmée. (Tu trouveras des exemples en lien.)

Ensuite, il est intéressant, si ta maternité le permet, de pouvoir en discuter avec une sage-femme. À vrai dire, je ne pensais même pas que ça se faisait… Mais on me l’a proposé, alors je n’allais pas dire non ! Heureusement, la plupart de mes demandes coulent de source. (J’ai choisi l’hôpital pour ça !) Pour quelques points, ce n’est pas toujours possible, mais c’est alors l’occasion d’avoir quelques explications, souvent rassurantes.

(Sauf pour la césarienne… Non là, ça ne me rassure pas du tout : pas possible de garder bébé avec soi. Je peine à retenir mes larmes : j’ai eu beaucoup de mal à investir cette grossesse, et je sais que les césariennes ne facilitent pas le processus d’attachement. Alors si on m’enlève mon bébé ! J’ai tellement peur d’encore une fois avoir du mal à prendre conscience, à l’aimer.)

Je te propose ici mon projet de naissance, tel que présenté à la sage-femme. Elle a ajouté quelques annotations, et m’a expliqué pourquoi certaines choses ne seraient pas possibles ou pas souhaitables. Et souvent, ça me convenait plutôt bien.

Le dernier mois de grossesse

Ayant été tardivement à l’hôpital, ce rendez-vous et la visite de la maternité ont lieu moins d’un mois avant ma DPA.

Avec toutes les choses à gérer simultanément en ce début de mois de juin (déménagement, mon mari se mettant à son compte…), je suis terrorisée à l’idée que bébé ne pointe le bout de son nez avant ce rendez-vous. Ce qui n’est pas simple, avec toutes les personnes qui y vont de leur pronostic quant au jour de naissance. Ça m’angoisse à un point !

Mais non, bien que son cousin et sa cousine aient choisi d’arriver un 15, ma fille ne veut pas arriver le 15 elle aussi, et le lendemain, je peux tranquillement arriver à l’hôpital.

Ce jour-là, j’ai aussi la rencontre obligatoire avec l’anesthésiste (au cas où j’aie besoin d’une péridurale ou d’une césarienne). Une vaste blague : le type est antipathique à souhait, on a vraiment l’impression de le déranger tandis qu’il nous récite son blabla.

Le prochain rendez-vous, si rien ne se produit d’ici là, est à prendre pour la date prévue d’accouchement.

En sophrologie, on avait un exercice qui consistait à imaginer le jour de l’accouchement. Comme la date m’angoissait, afin de me rassurer, j’avais inclus dans cet exercice une date qui me convenait : le 30 juin, quelques jours avant la DPA.

Et toi ? Comment t’es-tu préparée à la naissance de ton enfant ? Avais-tu rédigé un projet de naissance ? Quels cours as-tu suivis (si tu en as suivi) ? Viens nous raconter !

A propos de l’auteur

J'ai 27 ans et un mari super-chouette ! Notre fille "Pimprenelle" est née à l'été 2015 et nous régale de sa bonne humeur... "Ninette" nous a rejoint au printemps 2018. Je m'occupe d'elles à plein temps. Moi, je suis une lutine lunatique, mais généralement très joyeuse et espiègle. Écolo, féministe, non-violente, végane, cousette, fana de prénoms et de vieilles comédies musicales ! Tu peux aussi me retrouver sur le blog Sous Notre Toit et sur Instagram @danslamalledenilith