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A la une / Vie de maman

Quand la Lueur a bien grandi… « terrible two » et propreté

Allez, un dernier chapitre sur les « soucis » liés à son âge… la propreté et la crise d’ado du petit, le fameux « terrible two ». Mais bon, spoiler alert: Ellana est toujours un « bébé » de magazine, c’est pas là dessus que tu tiens ta revanche (toi, lectrice de l’ombre qui attend qu’il y ait une justice) ;p .

La Propreté

Depuis sa naissance, la Lueur est aux couches lavables. Je ne pensais pas qu’on tiendrait (je ferais peut-être un article sur le fameux « avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants »), mais le fait est que 2 ans plus tard, elles sont toujours là ! Monsieur Loup participe de bon coeur, s’amuse des motifs des couches, crâne devant ses collègues et se frotte les mains devant les économies. En terme de déchets, nous sommes tout de même à un mini sac poubelle de salle de bain hebdomadaire: Ellana faisant des vraies grandes longues nuits depuis un moment, on lui met une couche jetable pour la nuit sinon on change toute la literie quotidiennement. Donc bon, une couche jetable sur 6 dans la journée, c’est pas si mal 🙂

Assez vite (vraiment vite, a 15 mois en fait), la Lueur s’est intéressée au pot. Est-ce suite à un week-end avec sa cousine qui commençait la propreté ? Est-ce les mini toilettes de la crèche ? Je n’en sais rien. On a très vite trouvé un petit pot tout bête sur une brocante, et on l’a laissé dans nos toilettes. Quand on allait faire pipi, Ellana suivait et s’asseyait sur son pot face à nous. Puis, en la changeant ou avant le bain, nous lui proposions « tu veux faire un pipi sur le pot ? » Et elle y allait en trottinant. Il s’est peut être passé 1 semaine avant qu’on y trouve le premier pipi, elle était super fière. Ensuite, à chaque fois qu’elle allait sur le pot elle faisait un pipi. En fait ce qu’elle préfère là dedans… C’est s’essuyer avec le papier ! Donc elle fait son pipi puis elle dit « s’essuie nenette ! » et elle s’essuie avec son petit carré de PQ.

Puis on a déménagé. Les toilettes sont en bas, la salle de bain et la chambre en haut. On a coupé la poire en deux: le pot dans la salle de bain et un réducteur près des toilettes. Eh bien depuis, rien à faire, elle ne jure que par le « pipi talettes » ! Ca fait tout de même pas loin de 6 mois qu’elle demande à aller aux toilettes systématiquement lors du change, que ce soit à la crèche ou à la maison. Parfois elle vient nous chercher le matin, et dit « papa ! Vite ! Pipi talettes ! » Alors son père se dépêche, dévale les marches, enlève pyjama, couche… et Ellana nous gratifie d’un loooooooong pipi, témoignant de sa capacité à se retenir. Le week-end, on essaie de la laisser le plus possible en culotte d’apprentissage (lavable donc). Elle adore ça, elle les choisit, et les réclame. Ca demande pas mal d’attention par contre. On a une grande horloge à la maison, quand elle sonne la demie on propose un pipi toilette à Ellana. La plupart du temps, elle st occupée à jouer et refuse. Alors on lui dit « on emmène ce livre/ce jouet avec nous ? Tu viens allumer la lumière ? » (oui ma fille a la passion des interrupteurs). Alors elle attrape l’objet qui lui convient et trottine jusqu’aux toilettes, prend son marchepied, le pose sous l’interrupteur, allume la lumière, repousse le marchepied vers les toilettes, attrape le réducteur que Monsieur Loup a cloué au mur, le dispose, monte, et attend qu’on la déshabille. Entre deux elle a complètement oublié avec quoi elle est venue aux toilettes… elle fait son pipi la plupart du temps, s’essuie, redescend, remet tout en place, demande à tirer « la chasse haute » (j’ai pas encore réussi à lui faire dire chasse d’eau, elle mélange avec la chaise haute, je ne sais pas pourquoi ^^), et repars à ses affaires. Et parfois, 10 minutes après une pause toilettes infructueuse, elle va s’arrêter net et dire « oh non ! Nana! Le pipi ! Berk !!! » Et oui, zut, elle se fait pipi dessus… Mais on est fiers, elle se rend compte. Elle nous signale de plus en plus aussi quand elle a fait dans sa couche. Bref on avance bien et on sait déjà qu’elle sera propre pour l’école.

Nous avons juste traversé une période un peu bizarre, que nous allons sobrement appeler… « la crise du caca ». Quand la Lueur défèque, elle adopte une position immédiatement identifiable: elle met ses fesses en arrière, et se penche de plus en plus jusqu’à finir à 4 pattes, prend un air un peu paniqué, et si tu lui dis « tu fais caca là? » elle va te dire « non ! » et essayer de te parler d’autre chose genre « rega’de ! le petit cochon la ! » en te montrant un jouet ou en s’accrochant à quelque chose. Elle a peur de la séparation du caca, elle a l’impression de perdre une partie d’elle… tous les enfants ne passent pas par là, mais ça peut faire partie de l’apprentissage de la propreté. Donc parfois, par phase, elle REFUSE que son caca sorte d’elle, et donc se retient quand il menace de sortir. Du coup elle finit constipée, et quand ça fini par sortir (parce qu’il faut bien que ça sorte un jour), elle nous sort un ENORME caillou (on appelle ça le caca-caillou d’ailleurs), très TRES douloureux. Donc elle pleure, se dandine à 4 pattes pendant que ça pousse, et hurle, et refuse qu’on l’approche ou la touche. Et quand c’est fini, elle réclame doudou, tétine, et un gros calin. Et c’est réglé ! On a tout essayé… lui expliquer, l’encourager, lui raconter comment ça se passe à l’intérieur, lui montrer les cacas d’un peu tout le monde, lire des livres, etc. Quand elle est dans une phase où ça veut pas ben… ça veut pas !

 

Le Terrible two

Le quoi? Ah, cette fameuse phase du « non », de « l’opposition », de la crise d’ado du bébé? Ouille ouille, la cousine d’Ellana a plongé dedans dès 18 mois, je t’avoue que je guettais cela avec appréhension. Et en plus, j’ai eu la bonne idée de tomber enceinte en plein dans cette période. Je gardais un extérieur serein mais serrais les fesses en attendant que la grenade se dégoupille, que mon petit trésor se rebelle contre la terre entière (et surtout contre sa mère) pour affirmer sa personnalité, son petit caractère.

Eh ben, navrée de te décevoir: elle a à l’heure où je t’écris 27 mois, elle attend son petit frère depuis plus de 9 mois, et c’est toujours le même petit bijou de malice, de patience, de douceur. Je te dirai bien « voici mes astuces », mais on a tellement tout fait sans calcul, que je suis incapable de te dire ce qui a mené à cette tranquille transition vers le statut de « petite fille ». Bien sur qu’elle dit « non »! Mais dès petite, nous n’utilisions que très peu ce mot. Nous lui disions « STOP » quand quelque chose était dangereux, interdit. Nous lui expliquions (et c’est toujours le cas) pourquoi ceci ou cela est interdit. Nous n’avons jamais « babyproofé » notre chez nous, les coins de table sont restés des coins, les prises accessibles… et les placards ouvrables. La Lueur n’est jamais allée chercher querelle. Oui, elle s’est déjà cogné la tête en passant trop près de la table… elle a pleuré, on lui a expliqué ce qui lui est arrivé, parfois quand elle passe un peu près on lui redit « attention », mais sinon on la laisse se gérer très librement. Si elle ouvre un placard, on est là « tu vois, ici, il y a les verres (oui, la bonne idée, les verres sont en bas…). C’est fragile ! C’est avec ça qu’on boit. Tu en veux un? » Elle en choisit un, on remplit d’eau, elle boit, elle pose sur la table, elle est contente. Maintenant elle range les verres propres sur leurs étagères et les couverts, couteaux compris, dans leurs tiroirs. Nous ne surveillons plus que d’un oeil cette étape.

Nous avons eu des « non pas la jupe », par exemple, à un moment. Eh bien ! soit ! Tu veux un pantalon ? Vient, on va le choisir ensemble. Mademoiselle ouvre son tiroir, sort un pantalon, je sors des chaussettes, la crise est désamorcée, c’est réglé. Je me dis qu’on lui laisse tellement de libertés à côté que quand elle a une opposition sur laquelle on est vraiment en confrontation (par exemple, en ce moment elle veut absolument s’asseoir sur la banquette de la voiture, boudant son siège auto un jour sur 10), et qu’on ne cède pas (parce que dans ce cas, sa sécurité est en danger), elle finit par comprendre que ca c’est non négociable. Je te précise ça pour que tu comprennes que ce n’est pas parcequ’on a une éducation que certains pourraient qualifier de « bisounours » que notre fille n’a pas de règles, pas d’interdits et fait sa loi. Par contre dès qu’on a l’occasion de négocier, on y va. Après tout, je n’ai pas à me sentir en « compétition » avec elle. Nous n’avons pas les mêmes devoirs et besoins, j’ai un cerveau suffisamment mature pour comprendre quand je suis en tord ou je peux faire marche arrière. Oui, ça fait 3 fois que je lis cette histoire, mais si la Lueur a VRAIMENT envie de l’entendre une 4eme fois, c’est que c’est important pour elle. Qu’est-ce que ça change pour moi de lire celle-ci ou une autre? Par contre, si je lui avais dit « après celle-ci, on arrête, maman doit aller faire à manger », elle pourra chouiner tant qu’elle veut, elle avait été informée et là il y a d ‘autres « priorités ».

D’ailleurs, les rares « crises » que nous traversons sont extrêmement faciles à désamorcer: il suffit soit donc, de négocier (tu attends que j’ai fini, et je te raconte une autre histoire après), soit de détourner son attention (non ma chérie, on a dit dernière histoire. Tu viens avec moi cuisiner?), soit la « sortir du cadre ». Et ça ça marche à tous les coups: une colère ou un chagrin pour n’importe quoi, on la prend dans nos bras en la serrant fort, en lui disant que même en colère on l’aime, et on la change de pièce. En passant la porte, le chagrin reste dans la précédente zone de crise, et on trouve un nouveau décor avec d’autres sources d’intérêt.

 

Bref, tu le vois, jusque là la vie avec la Lueur est toujours un long fleuve tranquille, ponctué de grands fous rires devant ses mimiques et bons mots, ses petites actions surprenantes ou trop mignonnes, d’énormes parties de câlins et chatouilles. Si tu savais comme je suis effrayée à l’idée que tout cet harmonieux équilibre bascule avec l’arrivée d’un nouvel humain à la maison…

 

Et toi, le terrible two, comment ça se passe ? Quelles astuces à tu trouver pour gérer les crises ? Est-ce que c’est plus difficile avec 2 enfants ? Rassure moi ! 🙂

A propos de l’auteur

Bretonne de cœur, Normande de racines, Parisienne d'adoption. Mariée à Monsieur Loup, mon prince Charmant, depuis juin 2012, et maman d'une petite Lueur depuis décembre 2015. Dessinatrice, fan de Disney, gamine dans l'âme, je suis une éternelle positive... et c'est pas toujours facile ! Tu peux désormais me retrouver sur www.bribesdevies.fr, et me suivre sur instagram @chaperonrouge_et_cie