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A la une / Récit de grossesse

Quand les choses se sont compliquées mais que je ne le savais pas encore…

Nous voila arrivés à la fameuse échographie du 2e trimestre, je suis à 22 SA. Je suis à la maison depuis peu.
Ce repos plus ou moins forcé me permet d’apprécier pleinement ma grossesse. Les nausées et les vomissements se sont enfin calmés.

Lors de l’échographie, tout se passe à merveille, la Petite va très bien. Chaque petit organe est parfait et au bon endroit. Tout va bien mais la Petite porte bien son nom, elle est petite, entre le 5e et le 10e percentile pour toutes les mesures. Rien d’alarmant, d’après la sage femme surtout que nous sommes, nous mêmes, pas très grands. Selon elle, la maternité lors de mon rendez-vous d’inscription programmera surement une échographie de croissance.

Crédits photo : Photo personnelle

Ce rendez-vous est prévu la semaine prochaine, j’ai choisi assez vite la maternité où je souhaitais accoucher, n’ayant pas beaucoup de possibilités. A cause de mon hémophilie, il me fallait une maternité de niveau 2B ou 3 qui peut réanimer et avec une banque de sang en cas d’hémorragie. J’ai choisi la plus proche du travail de mon mari, qui était aussi la plus facilement accessible de la maison et surtout la maternité était réputée et le bâtiment récent.

Lors de ce rendez-vous, j’apprends que je serais suivie par une gynécologue (plutôt qu’une sage femme) car ma grossesse le nécessite. Je rencontre d’abord une secrétaire qui scanne tous les documents qui seront dans mon dossier médical : échographies, dernier frottis, lettre de mon hématologue, etc…

Je vois ensuite une infirmière qui me pèse, prends ma tension, contrôle mes urines, etc…
Puis j’attends la gynécologue.
Après une heure et demie d’attente (heureusement que je suis venue accompagnée…), c’est mon tour. Ma gynécologue est jeune, dynamique et très sympathique, j’en oublie l’attente. On reprends ensemble mon dossier médical. Elle décide, comme prévu, de programmer deux échographies de croissance avant l’échographie du 3e trimestre. Une à quasiment 26 SA, et l’autre à 29 SA. Elle planifie aussi un rendez vous avec l’anesthésiste un peu plus tôt que la normale à 30 SA. Afin que ce dernier et mon hématologue, que je revois bientôt pour faire un bilan, puissent établir ensemble un protocole d’accouchement. Notamment, pour un accouchement voie basse, décider si j’aurais le droit à la péridurale, à une épisiotomie ou à l’utilisation d’instruments.

Jusqu’à ma prochaine échographie, tout se passe bien, je suis toujours arrêtée et je crois bien que je ne reprendrais pas du tout le travail… Je rencontre la sage femme libéral à coté de chez moi avec qui je vais faire la préparation à l’accouchement et du prénatal. J’ai hâte de commencer !

Le jour de cette fameuse échographie arrive enfin ! LE sage-femme est parfaitement à l’heure et super sympa. Il me met à l’aise directement et ça fait du bien ! Il commence l’écho et trouve tout de suite le problème. J’ai des notchs bilateraux. EUH? Quoi ? Jamais entendu parler de ça….
Il s’agit en fait d’une anomalie au niveau d’une ou des deux artères (les 2 pour moi donc) qui irriguent l’utérus.  Durant la grossesse, ce sont elles qui contribuent à la bonne croissance du bébé en alimentant le placenta avec les nutriments contenus dans le sang. La mauvaise irrigation placentaire peut affecter les échanges materno-fœtaux : le bébé ne bénéficie pas de tous les nutriments dont il aurait besoin. Cela peut se traduire par un retard de croissance intra utérin (RCIU), selon la gravité du ou des notchs.
La Petite est au 11e percentile. Ceci explique cela…

Bon, selon le sage-femme rien d’alarmant, nous allons juste surveiller la croissance du bébé lors de la prochaine écho et tout ira bien. Soit.

En attendant l’échographie suivante, tout va bien. Nous partons même une semaine en vacances dans le sud de la France. Je profite à fond de ma grossesse, je suis heureuse.

Crédit photo : Photo personnelle

Mais comme tout ne peut pas être parfait, je découvre la rétention d’eau et de nouvelles douleurs au dos. Je consulte mon ostéopathe (qui est aussi sage femme de formation) pour me remettre d’aplomb. Elle trouve que j’ai effectivement beaucoup gonflée au niveau du visage. Lors de la manipulation, elle n’arrive pas à décoincer une de mes douleurs qui selon elle correspond plutôt à une douleur au foie. Elle s’interroge… Par acquis de conscience, elle me prends ma tension, me fais faire une bandelette de test urinaire (qui sont normaux) et écrit un petit mot à ma gynécologue que je vois la semaine prochaine. Elle me dit de ne pas m’inquiéter, que tout va bien mais qu’il faudrait surveiller mon foie. Donc je ne m’inquiète pas.

La semaine suivante, je suis à 28SA et j’ai mon rendez-vous du 6e mois à l’hopital. Comme la dernière fois, je vois d’abord une infirmière pour les petits contrôles de routine. Elle reprends ma tension plusieurs fois car elle est un peu haute mais tout le reste est ok. Je raconte à ma gynécologue ce qui s’est passé chez mon ostéopathe et lui donne sa lettre. Elle me prescrit une prise de sang et une échographie du foie pour avoir le cœur net. Les résultats sont normaux, donc fausse alerte, mon foie va très bien.

Tellement de petits détails qui aurait pu nous mettre la puce à l’oreille, enfin mettre la puce à l’oreille au personnel médical plutôt… Mais non !

Prochain rendez-vous : la 2e échographie de croissance. Je te raconterai ça la prochaine fois !

A propos de l’auteur

Mariée depuis août 2015, je suis jeune maman depuis avril 2017. Le chemin vers la maternité fut semé d’embûches : maladie génétique, pré-éclampsie et prématurité mais aujourd'hui tout est (presque) oubliés : nous sommes des parents comblés ! Tellement comblés que nous avons décidé de remettre ça très vite avec un deuxième bébé prévu pour novembre 2018 ! Et comme je suis très en retard dans mes chroniques, je te donne rendez vous sur insta pour suivre notre quotidien : caroline_mmevanille !