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A la une / Récit de grossesse

Quand les « petits maux » de grossesse s’accumulent …

Je ne suis pas particulièrement mal chanceuse, ni ma santé, ni celle de mon bébé n’est en danger. Je n’ai pas mis plus de 7 mois à chaque fois pour tomber enceinte.

Et pourtant quand on me dit que j’ai de la chance de vivre tout ça, là tout de suite, maintenant, j’ai un peu du mal à le voir ainsi.

Tout ce que j’ai ce sont les bien nommés petits maux de grossesse et je n’ai qu’à attendre que ça passe. Je ris donc jaune là vois-tu.

Au premier trimestre

  • Les nausées.

Alors il va falloir qu’on m’explique pourquoi on parle de nausées matinales quand ça peut durer TOUTE la journée ! Visiblement quelques chanceuses ont réussi à faire courir ce mythe qu’elles ne durent que le temps d’avaler son petit-déjeuner. D’ailleurs ma mère devait faire partie de ses chanceuses.

« – Ça va ma chérie ? – Non j’ai envie de vomir … – Oh ça va, ça n’est que le matin. – Euh non pas du tout non ! – Ah … »

Je crois qu’à partir de là, on ne s’est plus très bien comprises sur le thème de la grossesse.

Donc chez moi les nausées c’était à longueur de journée. Et encore, lucky me, je n’ai vomi qu’une fois sur mes 2 grossesses ! Houhouuu ! Champagneomy !

Seulement quand tu as l’impression que le moindre truc avalé va ressortir direct alors que tu sais qu’il FAUT que tu manges pour que ça se calme, les journées peuvent être longues … Tu regardes la nourriture, tu pèses le pour et le contre, tu réfléchis à si ton choix est judicieux, tu testes, tu essaies le gingembre, l’eau gazeuse, le citron et mille autres choses pour atténuer cette sensation de lendemain soirée trop arrosée. Sauf que ça dure plusieurs semaines, et t’as même pas fait la fête !

  • La fatigue intense ou asthénie de grossesse.

Celle-là même qui t’empêche de te lever de ton canapé passé 19h30. Tu dors 12h par nuit et tu te réveilles fatiguée. Tu te surprends même à faire la sieste. Pendant des heures. Alors que tu n’as jamais fait la sieste de toute ta vie d’adulte !

Personnellement j’avais l’impression que mes muscles devenaient tout mous. De la guimauve. J’étais envoûtée par mon oreiller. Et souvent avec la fatigue venaient les vertiges.

Une douche trop chaude : Oh là ! Les oreilles qui bourdonnent !
Un pied posé à terre trop rapidement : Papillons devant les yeux !
Un effort un peu plus intense : Coucou la tête qui tourne !

Bref pour le moment, tu sais donc que manger était une galère pour moi et que j’aurai bien dormi à 11h au bureau si seulement personne ne me voyait. Mais soyons fous, je vais rajouter autre chose.

  • L’étirement des ligaments.

Alors ceux-là, ils ne se font pas sentir qu’au premier trimestre mais tout au long de la grossesse, la douleur évolue, l’emplacement aussi, on varie les plaisirs quoi.

Chez moi, lors de cette deuxième grossesse, les premiers à travailler ont été ceux du bassin. Il parait que j’ai une super imprégnation hormonale. Quelle joie ! Du coup au lieu de commencer à marcher comme un canard à cause du poids du ventre et de l’ouverture du bassin vers 7 mois, j’ai commencé mon déhanché vers 2 mois. Rapidement marcher est devenu très douloureux. D’autant plus que je me bloquais le bassin à rester 6h assise à mon poste de travail. Mais j’ai trouvé un peu de répit, je te raconterai comment.

Puis les ligaments suspenseurs de l’utérus s’y sont mis. Là la douleur a été si vive et couplée à des contractions, qu’on m’a envoyé faire une échographie du col pour être sûr que je n’avais que des contractions  de Braxton Hicks et que bébé resterait bien au chaud. La douleur a fini par s’estomper mais elle n’a pas tout à fait disparue. Et à chaque contractions ou petits coups de pieds bien placés à droite, la douleur revient.

Au deuxième trimestre

Entre 3 et 6-7 mois, beaucoup de femmes disent revivre. Adieu la fatigue, les nausées. Coucou le retour de la libido parfois exacerbée par les hormones. C’est vrai que ce trimestre est plus calme. Et tant mieux parce qu’il ne s’agirait pas de devoir confier tous les achats au futur papa non plus. Je suis sûre qu’il s’en sortirait mais je ne lui laisserai pas le plaisir de fouiner pour dénicher la déco ou les tenues les plus choupis 😉 (Et puis à la réflexion, non mon mec ne s’en sortirait pas pour la déco, M. Biologie est aussi M. Indécis)(Je t’aime chéri !)

M’enfin j’ai quand même eu mon petit lot de petits maux.

  • Les contractions de Braxton Hicks

Pour ma première grossesse, elles avaient commencé plus tard, mais là, dès 3 mois, ça a commencé. Un ventre dur comme un cailloux et le souffle coupé. Mon fils étant né prématurément (de peu mais quand même), on m’a dit de ne pas forcé. PARFAIT je n’avais pas du tout prévu de faire quelques travaux d’aménagement … Hum …

J’ai donc fait un peu de peinture, quelques montages et démontages de meubles, et beaucoup de pauses.

Et c’est frustrant à mort !

  • Une bonne grosse anémie

Qui ne remonte pas. On garde donc l’amie asthénie accompagnée de son cortège de vertiges. Ça tombe bien, je ne devais pas forcer de toute manière.

Au troisième trimestre

Pour être clair, on garde les mêmes et on rajoute hein ! Sinon ce n’est pas drôle.

  • Le syndrome de Lacomme.

Alors là quand j’ai appris que ça avait un nom, je n’en revenais pas ! Quelqu’un s’est intéressé suffisamment à un problème qui peut être du à la grossesse pour le nommer. C’est fou ! Bon par contre quasi pas de solution hein, faudrait pas que la grossesse devienne confortable non plus, déconnez pas !

Donc ce joli petit syndrome décrit mon problème de ligaments du bassin. Ils ont commencé à se distendre très tôt et n’ont pas arrêté les vilains. Je me retrouve donc avec une hyperlaxie hyperdouloureuse. Pour idée à chaque changement de position j’ai envie de crier ou de pleurer suivant mon humeur.

Syndrome amplifié lorsque je marche trop longtemps (= + de 30 minutes, la folie quoi), par mon hyperlordose et mon coccyx déplacé.

Donc les massages, l’ostéo, l’acupuncture et une ceinture peuvent aider un peu, mais tant que je serai full d’hormones et que mes ligaments n’auront pas repris une taille décente et leur rôle de soutien articulaire, je suis fichue.

  • Le ventre qui pèse une tonne.

C’est officiel, le deuxième bébé, ça fait pas pareil au niveau du ventre !!! Je dirai à vue de nez (et de photos) que mon tour de bidou a un mois d’avance par rapport à ma première grossesse.

Oh joie, je vais me plaindre plus longtemps de ne pouvoir enfiler mes chaussures/chaussettes/leggings/collants de contention, de ne pouvoir voir mon pubis, de galérer à aider mon aîné pour ses propres chaussures/chaussettes … Bref, si tu me crois, balade toi avec un ballon de 4kg accroché au ventre !

  • Les coups de pieds et de tête.

Oui je mets ça dans les désagréments et j’assume !

Je suis fascinée de voir mon ventre se soulever sous les mouvements de mon bébé. Et oui ça va un peu me manquer parce que c’est quelque chose d’assez unique. Mais pu*!#$ ce que ça peut faire mal !

Je ne fais pas partie de ses mamans qui flippent parce qu’elles n’ont pas senti leur bébé depuis plusieurs heures. Moi je couve des agités. J’ai zéro répit. Plusieurs fois par heure je sursaute sous un coup de pied virulent dans les côtes ou un coup de tête dans le pubis, je me tortille pour pousser bébé à ne plus faire la planche en diagonale, j’essaie de déplacer ses fesses ailleurs que juste sous mon diaphragme.

Mes bébés semblent trouver que me laisser un peu d’espace pour respirer et manger c’est surfait. Mon utérus essaie de se frayer un chemin à droite sous mes côtes et c’est pour le moins fort désagréable. Il n’a pas compris que par là la place était prise, qu’il valait mieux s’étaler en largeur ou vers l’avant à la limite, mais plus en hauteur, finito, c’est une impasse !

  • L’impatience et le stress.

Un espèce d’état bipolaire qui te fait passer de la joie et l’excitation à la peur et la déprime.

Tantôt il me tarde d’accueillir ce bébé, de lui faire des câlins, d’apprendre à le connaître, de voir comment son grand frère sera … Tantôt je me dis qu’on aurait du attendre encore, que c’était n’importe quoi, que rien n’est prêt, qu’on repart pour des mois de galère …
Et je m’auto-fatigue !

  • Les jambes lourdes.

Bonjour bas de contention, massages, douches froides et pattes en l’air ! Faut-il vraiment que j’en dise plus ?

Tout ceci n’est pas très positif et fait un peu Calimero. Et encore j’ai surement oublié quelques petites choses par-ci par-là. Mais j’ai beaucoup de femmes dans mon entourage proche qui ont vécu ou vivent très bien leur grossesse, qui peuvent faire à peu près tout comme avant. Elles sont hyper épanouies par cette expérience.

Et moi je me sens plutôt seule dans mon corps changeant, inconfortable, voir douloureux. Oui ce sont des petits maux si on les prend isolément. Oui on peut supporter quelques douleurs, ça arrive à tout le monde après tout. Mais entre le cumul et le fait que ça dure dans le temps (9 mois c’est long) je n’ai l’impression de vivre des petits maux de grossesse. J’ai l’impression d’être au bout du bout du rouleau et il me tarde réellement d’avoir accouché en espérant que les suites de couche soient sympas avec moi.

Crédit toutes photos : personnel.

Et toi, comment as-tu vécu ta grossesse ? Tu t’es sentie épanouie ou submergée par divers maux ? Tu t’es sentie soutenue ou isolée dans ta façon de vivre les choses ?

A propos de l’auteur

Je suis l'heureuse maman trentenaire de 2 beaux enfants. Chaton mignon né avec un peu d'avance en 2013 et Petite chouquette née en 2017. Je me suis mariée avec M. Biologie en 2014 et on a acheté une maison avec des menus travaux en 2015. J'ai la joie d'exercer un métier passion à mon compte depuis 2012. Nos vies ne sont pas de tout repos, mais je me sens bien dans cette petite famille de fous. Pour le reste, je te laisse en apprendre plus dans les articles !