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A la une / Récit de grossesse

Le choix de la maternité : nos possibilités

Au troisième mois, je profite de mon premier rendez-vous avec la gynécologue pour lui poser à peu près cent trente mille questions. Si si. Autant.

Une question en particulier me chiffonne : la maternité. Dans les articles ou livres que j’ai pu consulter, j’ai lu qu’il fallait s’inscrire dans une maternité dès le deuxième mois de grossesse (donc avant de savoir si on a une réelle chance de mener cette grossesse à terme : autant dire que ça m’angoissait !).

Ma gynéco me rit alors au nez, en me rétorquant : « Non mais on n’est pas à Paris, ici, Madame ! Attendez donc le sixième ou septième mois ! » Bon, bah, une chose en moins sur ma to-do list.

Un mois plus tard, lors du fameux entretien prénatal, la sage-femme me demande où et comment je souhaite accoucher. Et… je ne sais pas quoi répondre. Je sais qu’il y a un CHU pas très loin, donc je mentionne son nom, en précisant que je ne suis pas sûre.

Elle m’explique alors que j’ai plusieurs choix : le CHU, une clinique privée, et un mélange entre une clinique et un hôpital, un peu plus loin. Elle m’explique aussi les spécificités de ces trois maternités.

Toutes ont évidemment des points positifs et des points négatifs. Tout dépend de ce que l’on souhaite comme accouchement, de notre grossesse et de nos convictions. Le personnel y est de toute manière très bon, dans les trois cas.

Choisir sa maternité

Crédits photo (creative commons) : Tamaki Sono

La clinique

Elle a un coût (c’est un établissement privé avant tout), mais aussi de nombreux avantages.

Relativement récente et à vingt minutes en voiture, elle offre tout le confort hôtelier, et un service un peu alternatif. Elle est réputée pour ses accouchements naturels (donc sans péridurale), mais aussi pour son taux élevé de césariennes (par rapport aux autres maternités de la région).

Elle possède une salle nature (n’imagine pas des plantes vertes comme mon amoureux : c’est juste une salle où l’on accouche le plus naturellement possible, en évitant toute médicalisation, comme la péridurale), avec des lianes (pour jouer à Tarzan en plein travail ?), des fauteuils confortables, une baignoire, et un lit rond.

Il y a également une autre baignoire, dans une salle à part, qui fait très relaxation et spa, d’ailleurs. Donc, même si la salle nature n’est pas disponible le jour J, ou si, en attendant la péridurale, on souhaite se relaxer dans la baignoire, c’est possible !

Je n’avais jamais vraiment réfléchi à la manière dont j’allais accoucher (comment ça, c’est pas pour tout le monde pareil ? On choisit ?), mais cette alternative me fait de l’œil.

Le CHU

Seule maternité de niveau II (les autres sont de niveau I), c’est aussi la plus grande maternité du département.

Être une maternité de niveau II signifie qu’elle peut prendre en charge les naissances compliquées, prématurées, les grossesses à risque, et recueillir les nouveaux-nés en cas de problème avec le bébé (il sera directement transféré dans cet hôpital), car c’est le seul qui possède un service de néonatalogie, chirurgie pédiatrique, etc. En bref, si tu as une grossesse à risque ou gémellaire, il est recommandé d’aller dans ce type d’établissement. Mais cette maternité prend naturellement en charge toutes les autres grossesses, bien sûr !

Le service maternité/gynécologie/pédiatrie a été entièrement revu il y a quelques années (en 2012, je crois) et il propose progressivement des alternatives moins médicalisées. Lui aussi est équipé d’une baignoire (mais dans une salle d’accouchement, donc si la salle est occupée, tu ne peux pas y accéder).

Je connais la maternité de réputation, j’y suis même déjà allée. Elle offre aussi l’avantage d’être loin de mes beaux-parents (on appréhende VRAIMENT leurs visites invasives), mais proche de chez moi (à moins de vingt minutes).

Pour moi, grande stressée des accouchements prématurés ou à problèmes (il n’y a eu que ça dans ma famille, ce n’est pas de ma faute !), cet hôpital permettrait de me rassurer et de rester avec bébé si jamais il y avait un souci.

Point négatif, j’ai du mal avec le milieu hospitalier, que j’évite le plus possible (je suis du genre à refuser d’aller aux urgences, même si je me suis cassé la main…). Mais penser que c’est pour le bien de mon bébé fait que je suis moins angoissée.

L’hôpital « ami des bébés »

Mon troisième choix potentiel est un hôpital/clinique (les deux sont réunis dans un même endroit : je me demande encore comment ils s’organisent, mais passons). Il est situé à un peu plus d’une heure de chez moi. Je ne l’avais même pas envisagé : imaginer que j’accouche dans la voiture me donne des sueurs froides.

Cette maternité a obtenu le label « ami des bébés » en 2003, et il a été renouvelé en 2007, 2011 et 2015. Elle privilégie l’accouchement naturel et l’allaitement, favorise le lien mère-enfant, et garde les mamans environ cinq jours à la maternité (contre trois jours en moyenne dans les autres). Et… c’est tout ce que peut me dire la sage-femme.

Outre le fait qu’elle soit loin pour nous, elle est surtout très proche de chez mes beaux-parents (adieu tranquillité à l’hôpital si j’y accouche !). Y rester cinq jours me semble long, trop long. Le fait qu’ils privilégient le lien mère-enfant, c’est cool, mais moi, je veux aussi que le papa trouve sa place. De plus, son label ne me parle pas du tout (si toi non plus, tu ne connais pas ce label, tape dans tes mains *clap clap*). Est-il significatif et en quoi ?

Je reste donc sur ma faim concernant cet hôpital, je n’ai pas vraiment d’informations, et la liste des points négatifs me semble interminable.

Bref, je rentre de cette consultation confuse ! Je suis néanmoins consciente qu’on a un choix à faire, et plus rapidement qu’on ne le pensait ! J’expose donc les différentes caractéristiques des trois maternités à l’Amoureux dès mon retour.

On est tous les deux d’accord pour éliminer d’entrée de jeu la maternité labellisée, en raison de sa distance. Lui aimerait éviter la clinique, car elle est située dans une ville qu’il n’aime pas (oui, ceci est rationnel…). Quant à moi, le côté physiologie de la clinique m’attire, mais je trouve l’aspect sécurité de l’hôpital rassurant. On se met donc en tête de visiter ces maternités pour faire notre choix en connaissance de cause.

À ton avis, quelle est la maternité que nous avons finalement choisie ? Réponse au prochain épisode !

Et toi ? Quel était le choix que tu avais en terme de maternité ? Quels critères étaient importants, pour toi ? Quel est ton prognostique concernant notre maternité ? Viens nous dire !

A propos de l’auteur

26 ans, mariée depuis quelques mois, en couple depuis six ans et maman d'un bébé chat et d'un bébé (plus si bébé) Cookie né en avril 2016, je suis prof de français pour migrants, optimiste, bordélique, passionnée de voyages, de contes, de cuisine et de tout ce que essayer de faire avec mes dix doigts, je fatigue (légèrement) mon entourage. Mais c'est souvent pour la bonne cause ! Pour me contacter : Instagram : @djawene Email : freesiabdv@gmail.com