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A la une / Récit de grossesse

Les différentes préparations prénatales

Au cours de mes deux grossesses, j’ai eu la chance d’avoir une sage-femme libérale dans ma ville qui donnait des cours variés et abordables.

Pour mon premier enfant, elle faisait des cours théoriques avec un peu de sophrologie à la fin, des cours d’aquagym prénatale, et de la sophrologie pure. J’ai assisté aux cours théoriques, et à deux ou trois cours d’aquagym (avant d’être alitée pour MAP – Menace d’Accouchement Prématuré).

Pour mon deuxième bébé, sachant que la fin pouvait être compliquée, j’ai anticipé, afin de profiter des cours d’aquagym plus tôt. Ma sage-femme venait aussi de se former au yoga prénatal. J’ai donc fait : aquagym + yoga et sophrologie en alternance. Il y avait aussi des cours de théorie « accélérés » pour les futures mamans ayant déjà un ou plusieurs enfants.

Je vais donc te parler des types de cours auxquels j’ai assisté. Pour l’haptonomie, tu trouveras des récits variés sur le blog. Pour ma part, ne l’ayant pas essayée, je n’en parlerai pas.

Les différentes préparations à la naissance

Crédits photo (creative commons) : Thomas Pompernigg

Les cours théoriques

Je les recommande pour un premier bébé. Pour les plus angoissées, ça rassure de savoir à quoi s’attendre. De plus, nous avons plus parlé de l’après-naissance et des soins au bébé que de l’accouchement en lui-même, finalement. Je m’y suis aussi fait des amies (nous étions cinq futures mamans), et du coup, nos enfants ont le même âge ! La relaxation sophrologique à la fin était vraiment utile également.

Pour l’aîné, j’ai commencé les cours pendant le huitième mois, car il n’y avait pas de place avant. J’ai donc eu deux cours de deux heures par semaine pendant trois semaines. À la fin, nous avons eu une séance papas.

Les différents thèmes abordés étaient, de mémoire (il en manque peut-être !) :

  • quand partir à la maternité ?
  • comment gérer le travail ? + informations sur la péridurale + informations sur la césarienne
  • la poussée/la respiration
  • l’allaitement/le biberon
  • les premiers jours de bébé (les coliques, la perte de poids…) et le séjour à la maternité
  • le retour à la maison (en insistant sur le fait de se faire aider si besoin) et le baby blues
  • les exercices pour nous soulager, avec les papas (on a bien ri durant cette séance, car nous étions déjà toutes copines et les papas ne se connaissaient pas du tout, eux !)

Les cours se déroulaient dans une salle de relaxation, sur des tapis au sol, et nous avions plein de coussins normaux et de maternité à disposition.

Pour mon deuxième bébé, je suis juste retournée au cours sur la poussée et la respiration pendant le travail car, je t’assure, j’avais oublié une bonne partie de tout ça !!!

L’aquagym prénatale

Alors ça, j’ai adoré !!! En temps normal, je nage une à deux fois par semaine. J’ai continué enceinte tant que ma forme le permettait (pour mon premier, j’ai été alitée à 32SA, et pour le deuxième, avec la fatigue et le quotidien avec l’aîné, j’ai mis sur pause aussi).

Pour mon aîné, j’avais commencé au septième mois, et j’ai été très frustrée de ne pas pouvoir continuer à cause de la MAP. Du coup, pour mon deuxième, j’ai commencé dès la fin de mon sixième mois (27SA), pour être sûre de pouvoir aller à quelques cours au moins. Et aucun regret, c’était vraiment top ! J’ai pu aller deux mois complets à ces cours (pour mon neuvième mois, en juillet, il n’y avait plus de cours).

Au programme :

  • échauffement (toujours le même : traversée du bassin à grandes enjambées)
  • exercices de respiration (toujours les mêmes au début : la « coulée ventrale »)
  • exercices pour ouvrir et assouplir le bassin (souvent à l’aide d’une planche)
  • exercices pour les bras, les épaules et les pectoraux
  • exercices pour les cuisses et les fessiers
  • relaxation (la meilleure partie, avec les frites !)

Donc tu vois qu’en fait, on travaille en douceur presque tous les muscles. J’y allais tous les mardis et nous étions aussi un petit groupe sympa. J’ai adoré : je me sentais fatiguée et relaxée après chaque séance.

Mon bébé aimait bien lui aussi, car il s’éclatait dans sa piscine privée à chaque cours. Tu pourras aussi t’amuser avec les jolis noms des exercices : nous avions droit à la « position sumo », au « vélo frites », à la « danse irlandaise », et j’en passe…

Évidemment, je te recommande ce type de préparation si tu aimes l’eau et que tu en as l’occasion. Pour info, nous avions pied dans le bassin, et si certaines mamans ne voulaient pas immerger leur tête, elles le disaient. Mais si tu détestes vraiment nager, je ne sais pas si ça te conviendra. Pour ma part, j’arrivais bien mieux à nager qu’à marcher au troisième trimestre, mais je sais que chaque maman est différente !

Le yoga prénatal

Pour mon deuxième, j’ai été parmi les premières à bénéficier de la formation en yoga de ma sage-femme, m’étant inscrite à partir du troisième cours qu’elle dispensait. J’étais donc à 6 mois et demi de grossesse environ (30SA). J’y allais un jeudi sur deux, en alternance avec la sophrologie. Nous étions trois futures mamans au maximum.

La plupart des cours s’articulent de la façon suivante :

  • relaxation : on ferme les yeux, allongées, et la sage-femme parle doucement sur une musique d’ambiance et nous fait prendre conscience des différentes parties de notre corps pour les relâcher l’une après l’autre. On utilise les « respirations complètes ».
  • enchaînement de différentes postures : il y en a de très simples, surtout basées sur la respiration, d’autres un peu plus « difficiles » (mais adaptées aux gros bidons !). Certaines sont plutôt dans l’optique de renforcer les muscles, d’autres de les étirer. La sage-femme nous dit toujours ce qui travaille et le lien avec la grossesse (assouplir le bassin, étirer le nerf sciatique, détendre les ligaments…). Si on n’arrive pas à faire une posture, on le dit. Elle nous demandait en début de cours les positions vraiment inconfortables (par exemple, moi, couchée sur le dos, j’avais l’impression que j’allais mourir et que mes os du bassin étaient en mille morceaux au moment de me relever, donc j’évitais : je pliais les jambes ou autre). On utilise toujours les respirations complètes.
  • méditation : en tailleur, on ferme les yeux et on écoute à nouveau la sage-femme nous dresser un tableau (on s’imagine dans un paysage, par exemple).

J’ai aussi eu un cours plus « sportif », avec uniquement des exercices sur ballon + relaxation à la fin. J’ai bien aimé ce cours, car on a fait des exercices utiles pour la fin de grossesse et l’accouchement imminent, tout en utilisant les techniques de respiration complète.

Personnellement, j’ai demandé les musiques à la sage-femme, et j’espère réussir à me détendre le jour J en me les passant et en faisant les respirations complètes, voire certaines postures !

Je recommande ces cours à toutes les femmes enceintes, à moins de ne vraiment pas aimer le yoga. Ça ne ressemble pas vraiment au yoga classique (mais je n’en ai fait qu’un cours, assez sportif, donc je ne peux pas vraiment comparer), mais ça prépare bien à l’accouchement sans en avoir l’air (bassin, respiration, détente).

Le seul problème que je puisse voir serait que la future maman n’arrive vraiment pas à lâcher prise et ne profite pas de cet instant de détente. Mais même moi qui suis très « speed » et pas très encline à « faire le vide dans ma tête », j’ai réussi.

La sophrologie

J’ai commencé à 31SA pour mon deuxième, en alternance avec le yoga, donc un vendredi sur deux. Étant extrêmement stressée depuis le début du troisième trimestre (j’ai une peur panique que les soucis que j’ai eus pour mon premier bébé recommencent), j’avais du mal à profiter sereinement de ma grossesse. De plus, mes problèmes de diabète, de régime, d’insuline et le stress de l’hospitalisation m’angoissaient beaucoup. La sophrologie m’a bien détendue.

Concrètement, on est par petits groupes, dans une salle avec tapis de sol et coussins, et on s’allonge. On ferme les yeux et la sage-femme parle, nous invitant à nous projeter dans telle situation et à ressentir les parties de notre corps et le bébé. Nous sommes dans un état de « demi-sommeil », un peu comme le soir quand on s’endort et qu’on commence à rêver, mais qu’on est encore conscient de notre environnement. C’est cet état qu’on cherche à atteindre.

Comme pour le yoga, si on n’arrive pas du tout à se détendre, à se concentrer sur la voix qui nous parle et à entrer dans la relaxation, ça ne servira à rien. Mais j’ai toujours réussi, même les jours de gros stress. Je me suis plusieurs fois « endormie ». Les thèmes étaient d’abord centrés sur nous et notre corps, puis sur la relation avec le bébé, le fait qu’il bouge et s’étire dans notre ventre, la projection dans la vie de famille. Je me suis endormie le jour où elle nous a fait « accoucher », et je me suis dit après : « Oh la la, si ça pouvait être comme ça en vrai, ce serait top ! »

Je recommande donc aussi cette préparation !

L’ostéopathie

Je fais un petit aparté sur l’ostéopathie, bien que ce ne soit pas une préparation à la naissance à proprement parler.

J’ai fait une séance au premier trimestre et une autre au dernier trimestre, vers 7 mois. J’avais très mal au bassin et à la symphyse pubienne. L’ostéopathe m’a remis ça en place, et ça a bien calmé mes douleurs.

Donc n’hésite pas à y aller enceinte si tu es réceptive à cette médecine en temps normal (mais vérifie que ton praticien est formé pour les femmes enceintes, évidemment !!).

L’acupuncture

J’en ai fait quelques séances, mais je ne m’étendrai pas sur le sujet : je suis assez peu réceptive à cette méthode. Je le fais seulement parce que c’est presque la norme dans ma maternité d’en faire. Je te dirai si ça a marché : actuellement, je fais des séances pour que l’accouchement se passe au mieux !

En conclusion, tu vas dire que je suis bon public, vu que je recommande tout ! Mais vraiment, ces préparations m’ont été utiles pour mon premier bébé, et pour le deuxième, la sophrologie et le yoga présentaient une opportunité de prendre du temps rien que pour moi et ce bébé. Car oui, pour mon premier, en MAP et sans enfant, je pensais à mon futur fils toute la journée, j’observais chaque mouvement, je lui parlais… Le deuxième, je l’aime déjà aussi très fort, je pense à lui, mais j’ai moins le temps… Donc ces petites parenthèses étaient nécessaires, pour me couper du quotidien (terrible two bonjouuuuuuuuur) et me concentrer sur mon futur fils.

Combien ça coûte ?

Parlons enfin un peu budget : chaque sage-femme a ses tarifs, mais je pense qu’en me lisant, tu vas peut-être te dire : « Ah, j’aimerais bien faire tout ça, mais ça doit coûter une blinde, non ?? » Enfin, moi, je me dirais ça !

Donc, en bref :

  • Tu as huit séances de préparation à l’accouchement prises en charge au tarif sécu par la CPAM (une d’entretien avec la sage-femme + sept cours effectifs). Les cours théoriques passent en général sur ces cours remboursés si tu en fais, les autres étant en plus.
  • Pour mon premier, je n’ai presque rien payé : les cours théoriques étaient pris en charge.
  • Pour mon deuxième, si tu comptes bien, j’ai fait plus de sept séances ! Les cours de piscine étaient à 5€ de plus que le tarif sécu, et les cours de yoga et sophrologie 10€ hors nomenclature (donc non remboursés par les mutuelles en général).
  • L’ostéopathie me coûte 55€ par séance. Je suis remboursée à 50% par ma mutuelle (au maximum 30€/séance et 10 séances/an/personne). La mutuelle obligatoire de mon mari me rembourse le reste (oui, nous avons deux mutuelles familiales obligatoires, il faut bien que ça serve un peu ! La deuxième mutuelle peut tout à fait rembourser l’excédent non remboursé par la première, il suffit de lui envoyer le remboursement sécu s’il y en a un, ainsi que le remboursement de ta mutuelle). Donc ça ne me coûte rien.
  • L’acupuncture dans mon hôpital est pris en charge à 100% : je donne ma carte vitale et je ne paie jamais rien. Mais je suis dans un hôpital public, je ne sais pas du tout ce que ça coûte dans le privé.

Voilà, je viendrai te raconter si ces méthodes m’ont servi pour la naissance de mon deuxième !

Et toi ? Quelle(s) préparation(s) à la naissance as-tu choisie(s) ? En es-tu contente ? Que recommanderais-tu aux futures mamans ? Raconte !

A propos de l’auteur

Trentenaire, mariée, maman, propriétaire en campagne, cadre (pas trop) dynamique, sportive (à mes heures), coquette, gourmande..... et j'en passe! Je suis mariée depuis début 2013 et maman depuis début 2014 pour la première fois. J'adore manger, cuisiner, tricoter, lire, me promener, jouer du piano .... et les chats! Je jongle entre ma vie de femme et de maman, en incluant le boulot là dedans. Pas facile tous les jours mais quel bonheur :-) Au point que nous avons récidivé: nous avons accueilli notre deuxième fils tout récemment! Et je suis évidemment totalement folle de mes deux enfants :-)