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A la une / Témoignage

Ma grossesse par don d’ovocyte : et si on essayait ailleurs ?

En août 2014, nous sommes mariés, avons fait un superbe voyage de noces, Monsieur Aragorn a créé son entreprise et la maison est construite. Il reste encore beaucoup de choses à y faire, mais l’essentiel est là : nous pouvons emménager. En somme, tous nos projets se sont concrétisés.

Tous, sauf un.

Regarder par la fenêtre

Crédits photo (creative commons) : Marina del Castell

Ça ne fait qu’un an que nous sommes inscrits sur les listes d’attente pour recevoir le précieux don. Il nous reste donc au minimum trois ans d’attente. Pourtant, dans une des chambres de la maison, un superbe parquet pour enfant nous nargue tous les jours (bon, on aurait pu ne pas mettre un parquet clairement enfantin dans une chambre, mais j’ai eu un tel coup de cœur qu’on a été obligés de l’acheter !).

Sur les forums que je fréquente, beaucoup de femmes parlent d’une solution alternative aux CECOS : l’étranger. J’avais éliminé cette option, car j’avais l’impression que ça rendrait notre démarche beaucoup plus commerciale, et ça me gênait. Mais je l’envisage à présent.

Pourquoi l’étranger ?

Les cliniques étrangères ont beaucoup de succès auprès des patientes françaises pour plusieurs raisons :

La législation :

Les pays européens respectent les mêmes règles que la France (don anonyme et non rémunéré). Ainsi, le don pratiqué dans ces pays est reconnu légalement en France.

Le temps d’attente :

Les pays étrangers ont bien plus de donneuses, et un temps d’attente réduit. Ça s’explique ainsi :

  • Si les donneuses ne sont pas rémunérées, elles reçoivent néanmoins un dédommagement financier pour leur temps et les désagréments des traitements.
  • De plus, à la différence des françaises, les donneuses étrangères n’ont pas l’obligation d’avoir déjà eu un enfant pour pouvoir donner.
  • Enfin, les cliniques communiquent plus sur les besoins, contrairement à ce qu’il se passe en France, où le don d’ovocytes n’est pas très médiatisé.

Les taux de réussite :

Ils sont bien meilleurs dans certains pays. En effet :

  • Les donneuses sont plus jeunes, car ils communiquent beaucoup dans les universités. Cette grande « réserve » d’étudiantes permet d’avoir des ovocytes de très bonne qualité. En France, étant donné que les donneuses sont obligées d’avoir eu un enfant au préalable, elles sont souvent un peu plus âgées.
  • Les méthodes utilisées sont différentes. Ça ne concerne pas tous les pays, mais certains ne transfèrent les embryons qu’au bout de cinq jours de culture. En France, ils sont transférés à J3. À ce stade, il y a plus d’embryons encore en développement, mais ceux-ci ont moins de chances de poursuivre leur évolution. Lorsque le transfert a lieu à J5, il y a moins d’embryons encore en développement, mais ce sont normalement les meilleurs.

Après avoir lu autant de témoignages, je craque et j’envoie une demande de devis à une clinique espagnole. On est alors fin août.

Pourquoi l’Espagne ?

Ce sont les cliniques dont on entend le plus parler sur internet. Elles ont pignon sur rue et affichent de beaux résultats.

Par contre, je lis d’autres commentaires plus nuancés : leur succès les transformerait peu à peu en usines à bébés, où les patientes ne sont que des chéquiers. Ce côté-là me gêne, même si je ne suis pas naïve et que je comprends bien que s’il y a de la demande, il est logique que l’offre y réponde.

Je reçois leur devis, qui avoisine les 8000€. C’est bien trop cher pour nous.

Je me dis que de toute manière, nous n’aurions pas sauté le pas, car je n’en avais pas du tout parlé à Monsieur Aragorn. Je faisais ces recherches dans mon coin, peut-être juste pour m’occuper l’esprit.

Et les autres pays ?

Il y a d’autres pays où l’on peut bénéficier d’un don d’ovocytes et qui sont moins chers que l’Espagne : la Crète, la République Tchèque, la Belgique, la Grèce…

Il me reste donc à me renseigner… et peut-être aussi à en parler à Monsieur Aragorn, non ?

Et toi, as-tu déjà songé à aller dans un autre pays pour avoir ton bébé ? Quels pays envisageais-tu ? Pourquoi ? Viens raconter ton expérience…

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

A propos de l’auteur

Mariée depuis octobre 2013 avec Monsieur Aragorn, nous savions depuis plusieurs mois que l'aventure de la parentalité ne serait pas simple pour nous. Une pointe d'attente et un gros soupçon de destin nous permettent aujourd'hui d'attendre un heureux évènement pour octobre 2015. Je te propose de plonger dans notre histoire, qui est surtout mon histoire et que Monsieur Aragorn a accepté de partager et de rester à mes côtés malgré les difficultés.