Menu
A la une / Témoignage

Quand l’Homme rencontre l’Andrologue

À la suite du rendez-vous avec la Docteur Géniale, celle-ci nous a rédigé une lettre destinée à l’un de ses confrères andrologues. Un andrologue, c’est le gynécologue des messieurs. Autant te dire qu’ils ne le voient pas souvent dans leur vie.

Cette visite, évidemment, n’est pas très agréable pour Monsieur Loup. Il doit montrer son intimité à un vieux monsieur, le Docteur Poker. Il se fait tripoter à des endroits bizarres, on compare la taille de ses testicules à celles d’une espèce de chapelet, etc.

Puis le docteur lui donne quelques ordonnances : échographie de la prostate, bilan hormonal et caryotype. Le but de tout ceci : comprendre si le problème est mécanique, hormonal ou chromosomique.

Homme pensif

Crédits photo (creative commons) : Will Foster

Le résultat est sans appel : tout est absolument normal. Sauf le second spermogramme, obligatoire pour confirmer l’infertilité.

Il faut savoir que des spermogrammes peuvent varier radicalement de l’un à l’autre, sachant qu’ils doivent être espacés d’au moins un mois. Le premier, Monsieur Loup l’avait fait tranquillement à la maison, après trois jours d’abstinence, puis l’avait amené au labo à 30 mètres de la maison (la joie d’habiter à Paris). Par contre, pour le second, il a dû se rendre dans le labo spécialisé désigné par l’hôpital, après cinq jours sans câlins, pour effectuer le fameux « recueillement » dans tout le confort dont bénéficie ce genre de labo. Hum.

Enfin, aucune différence, c’est toujours le zéro absolu.

Le Docteur Poker est sceptique devant les résultats.

Vois-tu, il existe deux formes d’azoospermies : excrétoire et sécrétoire. Pour la première, il s’agit d’un problème mécanique, qui empêche les spermatozoïdes existants d’être expulsés. Pour la seconde, c’est un problème de fabrication. Les spermatozoïdes ne sont pas du tout produits, et c’est donc cette fois-ci une stérilité effective. Il faut alors avoir recours au don de sperme.

Pour le Docteur Poker, il y a un problème dans ces examens « normaux ». Les résultats du bilan hormonal et du caryotype sont indiscutables : ils sont chiffrés. Mais pour ce qui est de l’échographie, tout est une question d’interprétation de l’image. Et notre bon docteur, il n’est pas d’accord avec la conclusion de cet examen.

Pour lui, voilà les cas de figure :

  • soit l’échographiste a raison, et il s’agit alors d’un problème assez rare de fabrication, au vu du reste des résultats,
  • soit c’est LUI qui a raison et l’épididyme est enflé. Chose que son toucher confirme. Le problème serait alors excrétoire.

Il propose une chirurgie exploratrice, et nous annonce 60% de chances de trouver quelque chose. Pour moi, c’est une statistique balancée comme ça pour dire qu’il est quasi sûr de lui. Je le trouve un peu joueur…

Et toi, ton mari a eu à subir ce genre d’examens ? Tu connaissais l’existence des andrologues ? Tu savais qu’il existait différents types d’infertilités masculines ? Dis-nous !

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

A propos de l’auteur

Bretonne de cœur, Normande de racines, Parisienne d'adoption. Mariée à Monsieur Loup, mon prince Charmant, depuis juin 2012, et maman d'une petite Lueur depuis décembre 2015. Dessinatrice, fan de Disney, gamine dans l'âme, je suis une éternelle positive... et c'est pas toujours facile ! Tu peux désormais me retrouver sur www.bribesdevies.fr, et me suivre sur instagram @chaperonrouge_et_cie