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A la une / Vie de maman

Les coliques du nourrisson : les reconnaître et les apprivoiser

Aujourd’hui, nous allons parler d’un sujet qui concerne beaucoup de jeunes parents, surtout lorsqu’il s’agit de leur premier bébé (dixit le livre La première année de bébé pour les nuls) : les coliques du nourrisson.

Inattendues, déconcertantes… les coliques du nourrisson ne sont faciles à vivre ni pour bébé, ni pour nous les parents.

Quelques explications

Clairement, ce ne sont pas de vraies « coliques », comme lorsqu’on est malade. En fait, ce sont des douleurs intestinales, car l’intestin de bébé n’est pas mature à la naissance. Ces coliques peuvent avoir une cause physiologique, liée à l’immaturité de l’intestin, mais peuvent aussi être causées par ce que toi, la maman, tu manges lorsque tu allaites (comme le chou ou le jus d’orange, par exemple).

Mais, ce n’est pas tout ! En effet, les coliques seraient aussi corrélées aux angoisses du nourrisson. Toujours selon mon livre La première année de bébé pour les nuls, les coliques arriveraient davantage à un premier bébé, car les parents, plus angoissés à l’idée des pleurs du nourrisson, amplifieraient les coliques par leur inquiétude.

Très honnêtement, je ne suis pas à 100% convaincue, car je suis une maman plutôt zen (bon, le papa l’est un peu moins…). Bref, je ne sais pas trop pourquoi il en a eu, mais il en a eu !

Coliques du nourrisson

Crédits photo (creative commons) : Lisa Rosario Photography

Comment les reconnaître et quels sont leurs effets sur bébé ?

Les coliques du nourrisson apparaissent généralement dans le premier mois de vie et disparaissent lors du troisième mois. Pour notre petit bout, elles ont commencé lors de la troisième semaine de vie et ont totalement disparu vers la sixième ou septième semaine de vie.

Nous avons détecté les coliques de cette manière : notre bébé se tortillait dans tous les sens et pleurait de façon injustifiée… et bien sûr, il avait plein de gaz ! Les coliques revenaient de manière régulière : deux heures l’après-midi et deux heures le soir.

Conséquences : beaucoup de pleurs, un bébé qui dort très peu en journée, et qui n’arrive pas à s’endormir avant minuit/1h du matin… Je pense que ça a été les semaines les plus éprouvantes pour nous. Nous nous sommes sentis très impuissants.

Ceci dit, nous avons quand même eu quelques fous rires avec son papa. Entre les rots, les gaz… Eh oui, c’est pire qu’un adulte, parfois, un bébé !

Techniques de survie et disparition des coliques

Très honnêtement, il n’y a pas de remède universel. Le fameux médicament Calmosine n’a jamais fonctionné sur Petit Prince.

Nous alternions bercements et massages du ventre, qui avaient parfois une certaine efficacité pour soulager notre bébé. Mais tout ça ne prévient pas les crises de coliques. Comme j’allaitais, j’ai aussi changé mon alimentation. J’ai supprimé le jus d’orange, par exemple. Mais ça n’a, a priori, rien changé.

Bref, mon meilleur conseil, c’est de rester patiente et de rassurer ton bébé. Ça m’est arrivé d’être au bord des larmes plusieurs fois : j’avais tellement mal au cœur de le voir se tortiller dans tous les sens ! Mais je me suis vite reprise, pour lui. Certes, on se sent démunie, mais il faut passer outre, en se disant que ça va bien finir par s’arrêter.

Dans cette histoire, j’ai quand même trouvé un médicament plus ou moins « miracle », qui a atténué les coliques et les a fait passer progressivement. Mais peut-être aussi que le temps a joué en notre faveur, car nous avons eu ce médicament à 5 semaines de vie. Parallèlement, j’avais aussi changé de lait maternisé (pour rappel, j’étais en allaitement mixte).

Ce médicament, c’est le Babyfen, à base d’huile essentielle de carvi. Attention cependant : certains médecins sont méfiants, car ce médicament pourrait créer des allergies. Il faut donc l’utiliser le moins possible, même si les ingrédients sont naturels. Petit Prince, pour sa part, a très bien réagi. Il faut dire que nous ne le lui donnions pas systématiquement (uniquement pour les très grosses crises).

Bref, à 7 semaines, les coliques sont devenues un mauvais souvenir, et nous avons enfin découvert ce que nous percevions entre deux crises de coliques : un petit bébé heureux, plein de vie et très souriant. Bonus : la disparition des coliques a coïncidé avec les premières vraies nuits de six-sept heures d’affilée !

Comme quoi… les coliques sont peut-être anodines pour la santé de bébé, mais un vrai calvaire dans sa petite vie de nouveau-né.

Et toi ? Tu as connu les coliques du nourrisson ? Que faisais-tu pour les atténuer ? Comment as-tu vécu cette période ? Viens nous raconter…

A propos de l’auteur

Je suis la maman de Petit Prince né en 2015 et de Petit Poussin né au printemps 2019. Après deux grossesses bien surveillées, j'assume pleinement ma vie professionnelle avec le soutien sans faille de mon mari et beaucoup de flexibilité & d'organisation. Depuis un peu plus d'un an maintenant, nous avons quitté la région parisienne pour vivre dans l'Est de la France suite à une opportunité professionnelle. Bref beaucoup de changements pour notre famille en très peu de temps !