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Mon rôle de tante

Tante, tata, tantine, tatie… Peu importe la façon dont on l’appelle, c’est souvent celle qui a le beau rôle. C’est un savant mélange de maman-copine-confidente.

Et moi j’ai la chance d’être la tata d’une jolie tribu : trois neveux et une nièce (du côté de Mari Barbu) et une autre nièce (de mon côté).

Alors comment je défini et occupe mon rôle de tata ? Et bien je peux te dire que cette place a beaucoup bougé au fil des années !

Avant d’être maman

Lorsque Mari Barbu et moi nous mettons en couple il y a treize ans de cela, sa plus jeune sœur est déjà maman d’un garçon de trois ans mais séparée du papa de son fils.

A cette époque, les enfants m’indiffèrent totalement. Je ne crée pas de relation particulière avec ce petit car j’ai à peine seize ans, et je ne sais pas si cette famille sera encore la mienne dans quelques mois.

Dans cette même année, l’autre sœur de Mari Barbu mettra au monde un petit garçon. Elle habite loin et ne revient dans la région que cinq à six fois par an, son bébé aura déjà six mois la première fois que je le verrais. L’année suivante, elle sera mutée et reviendra définitivement dans le coin.

Au fur et à mesure des années, je tisse des liens avec mes neveux. Pour le deuxième, le lien est plus facile car j’étais « déjà là » quand il est né. Pour autant, les deux m’appellent par mon prénom et non pas tata. Jusque-là cela ne m’a jamais vraiment gênée.

Mais je crois que mon rôle de tata a pris un tournant décisif trois ans après ma rencontre avec le premier. Un soir de vacances d’été, il dit qu’il veut me parler. Je m’attends à un petit secret de garçon de sept ans mais il s’assoit à côté de moi, baisse les yeux et me demande doucement : est-ce que je peux t’appeler tata ? Les larmes me sont montées aux yeux alors que je lui réponds par l’affirmative. Je me suis sentie officiellement adoptée dans le cœur de ce petit bonhomme !

Et comme mon premier neveu m’appelle tata à présent, le second fait de même par mimétisme !

Avec mes deux grands neveux, j’ai surtout le rôle de la tata-copine : ping-pong, football, puzzles, bataille d’eau… Quand les mamans veulent se reposer, je suis celle vers qui ils se tournent pour aller s’amuser dehors ou faire une partie de console.

Depuis qu’ils deviennent adolescents, j’ai progressivement pris le rôle de confidente. Ces grands bourrus ont parfois besoin de se confier même si Mari Barbu est largement préféré dans ce poste-là.

Puis l’année de mon mariage, un autre petit neveu est venu grossir les rangs. Avec ce petit bonhomme, qui est aussi mon filleul, la relation est plus difficile. Mais l’expérience de son grand frère et de son cousin me rassurent : le lien se mettra en place progressivement et je pense être plus à l’aise en tant que tante d’enfants plus grands !

crédit photo : 3643825

Depuis que je suis maman

Jusque-là, je ne jugeais pas l’éducation de mes neveux. Mais depuis que je suis maman, je ne peux m’empêcher de comparer avec mes propres enfants. Bien entendu, je ne le dis pas frontalement aux concernés, mais je fais un parallèle avec ma façon d’élever mes enfants.

Je suis malheureusement devenue moins disponible pour mes neveux. Je sais qu’ils ne m’en veulent pas parce que mon job de maman est très prenant. Mais malgré la proximité de toutes nos familles, on se voit de moins en moins souvent. Près des yeux, mais loin du cœur.

En fin d’année, ma sœur et ma belle-sœur ont chacune eut une petite fille. L’expérience de ma maternité m’a été très précieuse. Pendant leur grossesse, je prenais régulièrement de leur nouvelles, axant mes questions plus sur leur ressenti que sur le bébé. Cela fait du bien pour une future maman qu’on s’inquiète de son état.

Quand les petites sont nées, j’ai laissé le temps nécessaires aux mamans de se remettre de leur accouchement. Comme j’aurais souhaité qu’on le fasse pour moi. Je ne me suis jamais imposée mais je suis toujours disponible si elles ont besoin de moi.

Je me rappelle quand je suis allée voir ma sœur à la maternité, sa fille pleurait car elle avait la couche pleine. Ce que j’ai fais remarquer à ma sœur. Elle ne m’a pas répondu mais m’a regardé les yeux remplis de fatigue et je lui ai demandé si elle m’autorisait à la changer. Elle m’a fait un grand sourire de reconnaissance !

Je pense qu’être tata c’est avant tout être prévenante, pas envahissante et disponible (que ce soit pour les enfants ou les mamans). J’essaie d’être la tante pour mes neveux et nièces que j’aimerais que mes enfants aient. Je sais que l’expérience de la maternité et surtout de la parentalité est un vrai atout. Attention, je ne dis pas que les nullipares sont des mauvaises tata ! Mais je connais les difficultés de l’éducation et je sais que je serais moins regardante et critique maintenant.

Et finalement je pense que le rôle de tata est aussi de créer un lien entre les différents cousin-e-s pour qu’ils aient une vraie relation entre eux !

Et toi ? Es-tu tante ? As-tu des conseils ou des anecdotes de tata à raconter ? Dis-nous tout !

A propos de l’auteur

Salut moi c'est Doupiou ! Je suis mariée, maman d'une PetitePerle née à l'été 2015 et d'un petit Barbouille né peu avant le printemps 2018. Tatouée, motarde, fan de foot mais aussi très coquette, addict aux robes et aux talons : je suis pleine de contradictions ! Je viens ici te raconter mon quotidien avec mes deux enfants et mes expériences de la parentalité. J'essaie toujours de positiver !