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A la une / Récit de grossesse

« C’est une fille ou un garçon ? »


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Quand tes proches apprennent que tu es enceinte, la seule première chose qu’ils veulent savoir, c’est : « Alors, c’est une fille ou un garçon ? »

Tant que tu n’as pas atteint le stade ultime du cinquième mois (et donc le moment où normalement, tu sais), tu as droit à la variante : « Vous préféreriez quoi ? Vous saurez quand ? »

Mais une fois le cinquième mois passé, une fois que tu sais, tu as plusieurs possibilités :

  • tu l’annonces au monde entier,
  • tu l’annonces aux proches directement ou/puis aux personnes qui te demandent,
  • tu gardes le secret – au moins quelque temps. C’est ton moment : tu le sais, tu te caresses le ventre béatement, tu te projettes en bleu ou en rose (couleurs non contractuelles). Et ça embête bien tes proches qui ont hâte de savoir quelle couleur acheter.

Parfois, c’est un mélange de tout ça. Tu gardes le secret au sein du couple. Pendant quelque temps, tu souris (ou grimaces : on a le droit d’être déçue ou déroutée) en secret. Puis tu l’annonces progressivement, jusqu’à le crier au monde entier, à grand renfort de photos de chaussons bleus ou roses.

Parfois aussi, on ne sait pas. Bébé est mal placé, par exemple. Ou on ne souhaite pas savoir, justement. C’est notre cas. Et je vais te raconter tout ça !

En début de grossesse, on s’est posé LA question. Qu’est-ce qu’on préférerait ? Une petite fille ou un petit gars ? Pour l’amoureux, c’était clair et net : il adorerait avoir une petite princesse. (Je grimace à la mention du mot « princesse », mais passons.) Avoir une petite fille ne me dérangerait pas, loin de là : je sais comment fonctionne une petite fille (famille exclusivement de filles de mon côté), donc ce serait éventuellement plus facile. Mais je me dis qu’un petit garçon demande autant d’attention et de câlins qu’une petite fille.

Et comme je n’aime pas les éducations différenciées selon les sexes, ce n’est pas un problème ! Petite, je me souviens avoir commandé un garage de petites voitures au Père Noël, et avoir reçu une poupée à la place, sous prétexte que c’était un jouet pour mes cousins, pas pour moi. J’avais détesté ça, et je compte bien ne pas faire de stéréotypes (ou alors, pas sciemment) avec mes enfants. Bref, je m’égare.

Je n’ai donc aucune préférence, ni pour un petit garçon, ni pour une petite fille.

Toujours est-il qu’on a décidé au quatrième mois de ne pas demander à connaître le sexe du bébé. Techniquement, pendant l’écho du cinquième mois, après l’avoir annoncé à ma gynéco (que ça a étonné), j’ai juste eu à tourner la tête quand elle approchait de la « zone à risque ». Je n’ai donc rien su ce jour-là, mon amoureux non plus (il était absent), ni même ma gynéco (j’avais un bébé coopératif, qui refusait de décroiser les jambes).

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Crédits photo : Babyzoom

Et comment on gère la surprise, au fait ?

J’ai dû répéter à chaque examen que je ne savais pas le sexe et que je tenais à ne pas le savoir. Le corps médical a plus l’habitude des couples qui connaissent le sexe que des autres, donc ils peuvent faire des « gaffes » (dixit ma gynéco).

Mon sage-femme me motivait aussi (c’est le seul à connaître le sexe à l’heure où j’écris) et m’a même félicitée à la dernière écho d’un : « Et on ne connaît toujours pas le sexe ! Et puis, même si le jour de l’accouchement, vous ne voulez pas savoir, vous le saurez en changeant la couche ! » Oui, mais non, le jour J, je saurai ! Après tout, j’attends ma surprise depuis neuf mois !

Côté famille, la nouvelle a surpris, mais a été globalement bien prise. Ma mère a été un peu beaucoup embêtante embêtée et m’a fait quelques réflexions (« Je viens à ton écho, la gynéco me le dit, mais toi, tu ne sais pas ! », par exemple), mais ça n’a pas duré très longtemps, juste le temps qu’elle se rende compte qu’on ne lâcherait pas l’affaire.

La pilule a été plus difficile à avaler du côté de la famille de l’amoureux. Ils ont longtemps cru (le croient-ils encore ?) qu’on refusait seulement de le dire. Nous avons eu droit à de nombreuses tentatives de chantage, de prêche du faux pour savoir le vrai (comme le message de mon beau-frère il y a quinze jours : « Alors, il va bien, votre petit garçon ? »), de « Mais… c’est arriéré de ne pas vouloir savoir ! ».

À Noël, j’ai offert une carte (comme chaque année) à mes beaux-parents, et mon beau-père a été persuadé pendant trois minutes qu’on avait noté le sexe dedans : il tournait et retournait la carte, la relisait… Mais non. Rien. Heureusement, ma belle-sœur (enceinte elle aussi) lui a annoncé qu’il allait avoir une petite-fille, ce qui l’a réconforté !

Nos amis ont trouvé ça étrange, mais surtout très drôle. Chacun y allait de son petit commentaire et de son pronostic (je crois qu’on est actuellement à du 47% / 53%). Beaucoup nous ont demandé et redemandé si on le savait mais qu’on ne voulait pas le dire, ou si vraiment on ne savait rien.

Avant le septième mois, on avait surtout des remarques négatives ou d’incompréhension quant au fait de ne pas savoir (et de ne pas chercher à savoir). Les femmes enceintes ou déjà mamans me regardaient avec des yeux ronds : « Mais comment tu fais ? Je n’aurais pas pu survivre ! Dès que je suis tombée enceinte, j’ai voulu savoir ! » Mais plus tard, au fur et à mesure des semaines, on nous faisait plutôt des remarques positives (« C’est super ! C’est rare ! »), qui nous confortaient dans notre choix.

Je vais même te raconter une petite anecdote : quelques jours après avoir emménagé dans mon nouvel appartement, je me suis rendue à la boulangerie. J’ai papoté avec le boulanger, qui m’a demandé ce qu’il y avait dans mon bidou. Un peu beaucoup à l’ouest, j’ai répondu : « Un bébé. » Il a souri et m’a demandé le sexe, ce à quoi j’ai répondu que je l’ignorais. Il a pris un muffin sur son étal, me l’a tendu et a déclaré : « Vous êtes comme ce muffin, doux et sucré, et avec une surprise à l’intérieur ! » J’ai donc eu droit à un compliment ET à un muffin au cœur coulant chocolat en moins d’une minute. De quoi adorer mon nouveau boulanger !

Pour finir, je dois t’avouer quelque chose : ça embêtait l’amoureux au début. Il avait vraiment envie de savoir. Quand je lui demandais pourquoi, il n’en savait rien. Mais selon lui, puisqu’on avait la possibilité de savoir, pourquoi s’en priver ? (Est-ce que ça le frustrait ? L’empêchait de se projeter ?)

Au final, il a respecté mon envie, en se disant que de toute manière, il n’allait pas être présent à l’écho du cinquième mois (et qu’on pouvait toujours demander à savoir plus tard). Puis, au fil du temps, il s’est pris au jeu, et maintenant, il adore lui aussi « attendre la surprise ». Il me motive même les quelques fois où je me dis : « Ce serait quand même vachement plus simple si on savait, non ? » Parce que bon, on a attendu pendant huit mois, ce serait bête de craquer si proche du but, n’est-ce pas ?

Et puis, entre nous, ça a été de plus en plus facile. Les semaines passent, la deadline se rapproche. On sait qu’il y aura une fin, de plus en plus palpable. C’est un peu comme un super calendrier de l’Avent !

Les inconvénients à ne pas savoir le sexe de bébé

Il faut trouver au moins deux prénoms : un masculin et un féminin.

J’avoue, c’est deux fois plus de travail/de prises de tête. C’est même LA galère n°1, je dirais… On aimerait parfois connaître le sexe juste pour pouvoir se concentrer sur une seule des deux listes ! Autant, on a le prénom garçon presque depuis le début, autant on hésite toujours si c’est une fille.

On lui a quand même donné un surnom : Cookie. C’est comme ça qu’une amie l’a surnommé (par rapport à mon propre surnom, donné après une « glorieuse » soirée dont je tairai les détails…), et c’est resté. Après tout, ça va pour une fille comme pour un garçon. Et puis, comme mon bébé sera à coup sûr à croquer, c’est parfait !

Ça peut empêcher de se projeter dans la grossesse et dans la future vie de parents.

Pour nous, je ne pense pas que ça ait eu un vrai impact. Le fait de lui donner un surnom, de lui faire petit à petit une place dans nos vies, dans notre appartement, de meubler et de lui acheter quelques vêtements tout de même, ça nous permet de le « visualiser ».

Ça peut être compliqué pour meubler la chambre.

Pour la chambre, j’ai tout misé sur le neutre (ou pas, d’ailleurs). On y trouve du gris, du blanc, du vert, mais aussi du bleu ET du rose. Et toc ! On complétera (éventuellement) après la naissance, avec des objets plus personnalisés.

Ça peut être compliqué pour choisir ses vêtements.

Côté habillement, je l’ai pris comme un avantage : je n’aime pas vraiment les vêtements trop genrés (ou ceux qui ont TROP de couleurs et de motifs différents, mais c’est une autre histoire) et, le pire du pire, les bavoirs (ou autres) avec inscrit « Belle comme Maman » ou « Fort comme Papa ». Zut alors ! Si j’ai une fille, elle sera forte COMME MAMAN !

Plus sérieusement, les vêtements neutres (et beaux), au final, ce n’est pas si facile à trouver… Parfois, quand je croise, au détour d’un rayon, un pyjama trop mignon ou une robe trop chou, j’ai envie de l’acheter (surtout quand c’est en promo – ne nous le cachons pas), mais je résiste, et HOP, ça me fait des économies. On aura tout notre temps une fois bébé né(e) pour acheter des vêtements ou autres accessoires de déco !

En attendant, j’ai récupéré une tonne de vêtements qui appartenaient à mon neveu, et j’ai fait le tri : que ce soit une fille ou un garçon, les premiers mois, Cookie s’habillera donc de la même manière !

Ton entourage ne va pas apprécier.

Oui, le monde a BESOIN de savoir si tu portes la vie en rose ou en bleu ! Et c’est franchement plaisant de ne rien pouvoir dire ! Bon, après, si tu es toi-même une control-freak et que tu as besoin de savoir si ton petit ventre cache un garçon ou une fille, je le conçois !

Quelle que soit la tournure de ta phrase, les gens montent au créneau.

« Tu as dit il, c’est un garçon ! » Bah non, c’est un bébé…

Tu as droit à une multitude de devinettes et de superstitions.

Tu veux des exemples ?

  • « Tu manges plus salé ou plus sucré ? » (Apparemment, le sucré, c’est que pour les filles – mais moi, je ne suis pas fan des desserts, serais-je donc destinée à n’engendrer que des garçons ?)
  • « Tu vomis plutôt le matin ou le soir ? »
  • « Ton ventre est bas ? C’est donc un garçon ! » Ou une fille. Ça dépend des gens et des jours.
  • « Tu as des remontées acides ? C’est forcément une fille. »
  • « Ton ventre est pointu ? C’est une fille ! »
  • « Dans quelle position tu l’as conçu ? » (Euh ??? Quoi ?!)
  • Ou encore pire : « Tu as pris du plaisir quand tu l’as conçu ? » (Non, mais vous vous entendez ?!)

Sans compter le calendrier chinois, les phases de la lune, le pendule, les lignes de la main…

Les avantages à ne pas savoir le sexe de bébé

Savoir avant ne change pas son sexe.

Qu’on le sache à 5 mois ou plus tard, ça reste une « surprise » au final, sur laquelle on n’a aucune emprise.

On n’est pas déçus.

Bah oui, l’amoureux espère (plus ou moins secrètement) une fille. Si on lui dit pendant la grossesse que c’est un garçon, je sais qu’il sera déçu (ne serait-ce que pendant une minute). Alors que le jour de l’accouchement, il sera (normalement) tellement ému que fille ou garçon, bah… il s’en foutra !

Ça motive !

Je m’explique : on ne connaît le sexe qu’à l’accouchement, donc on a hâte d’y arriver ! Et hop, motivation ultime pour pousser jusqu’au bout !

C’est quand même une surprise magnifique.

Un bébé, c’est déjà un cadeau de la vie, un merveilleux cadeau. Je ne serais pas plus heureuse si je connaissais son sexe. J’ai tellement hâte d’avoir mon Cookie tout contre moi ! Fille ou garçon, s’il (bah oui, le bébé) est en bonne santé, ça suffira à mon bonheur.

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Crédits photo : Photo personnelle

Ce serait quoi, pour toi ?

En conclusion, connaître le sexe de son bébé, c’est surtout une affaire de couple : on veut ou on ne veut pas ! Et chacun fait comme il veut/peut. D’ailleurs, pour être honnête, je suis la première à demander à des futurs parents : « Et alors, c’est une petite fille ou un petit garçon ? »

Et toi ? Tu as voulu savoir le sexe de ton bébé ? Ou tu as préféré garder le secret ? Pourquoi ? Et quelles ont été les réactions de ton entourage ? Viens nous dire !

A propos de l’auteur

26 ans, mariée depuis quelques mois, en couple depuis six ans et maman d'un bébé chat et d'un bébé (plus si bébé) Cookie né en avril 2016, je suis prof de français pour migrants, optimiste, bordélique, passionnée de voyages, de contes, de cuisine et de tout ce que essayer de faire avec mes dix doigts, je fatigue (légèrement) mon entourage. Mais c'est souvent pour la bonne cause ! Pour me contacter : Instagram : @djawene Email : freesiabdv@gmail.com