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A la une / Récit de grossesse

Ma seconde grossesse : un ressenti très différent

Je t’en ai un peu parlé dans mon précédent article, sans vraiment m’y attarder, mais cette grossesse à une résonance toute particulière pour moi.

Même en ayant eu la chance de pas subir la période souvent si compliquée des essais, j’ai finalement eu du mal à investir cette grossesse. Je suis bien évidemment ravie et heureuse d’être enceinte et que tout se déroule pour le mieux, mais cette grossesse n’est pas au centre de mon univers et même loin de là.

Crédit photo (creative commons) : geralt

Ma première grossesse

Bien qu’elle se soit parfaitement déroulée, j’ai l’impression d’avoir beaucoup stressé et angoissé tout le long. J’en garde un bon souvenir, mais avec la sensation de ne pas en avoir profité à sa juste valeur.

Le premier trimestre avait été compliqué entre fatigue liée à mon travail et peur que cette grossesse ne tienne pas ou qu’il se passe quelque chose. L’épanouissement tant attendu n’était venu qu’au deuxième trimestre pour ensuite faire place à de nouvelles angoisses à la fin de celui-ci et au cours du troisième.

La MAP de ma sœur, m’avait fortement marqué et j’avais énormément de mal à m’en détacher. J’ai fait plusieurs passages aux urgences de la maternité afin d’être rassurée. J’avais bénéficié d’un congé pathologique à 33 SA qui avait débuté par une nuit aux urgences à stopper des contractions. Après cela, je ne quittais notre appartement que pour les rendez-vous médicaux en prenant un anti-spasmodique trois fois par jour. Je passais la journée à stresser de ces contractions qui, si elles ne faisaient pas bouger mon col, avaient la fâcheuse tendance à être régulières.

Dans les dernières semaines et alors que la prématurité s’éloignait doucement, j’ai commencé à avoir d’autres angoisses. Comme Lin Li-Aï, malgré l’excellente vitalité de ma fille, j’avais le sentiment qu’elle serait beaucoup mieux hors de mon ventre. J’avais peur pour elle, je craignais de ne pas me rendre compte que quelque chose n’allait pas et je ne voulais pas porter cette responsabilité seule. J’étais également impatiente qu’elle soit avec nous et que je puisse retrouver mon corps pour moi seule.

Enfin, et je pense que ce doit être assez courant, j’appréhendais un peu l’accouchement. Je n’avais pas peur de la douleur, mais encore une fois de ce qui pourrait mal se passer durant celui-ci.

Une seconde grossesse sur les chapeaux de roue

Comme je l’écrivais dans l’introduction, si je suis très heureuse de cette grossesse, je n’ai pas du tout le temps de me regarder le nombril. Je suis très prise par mon travail et surtout beaucoup plus focalisée sur la petite fille pleine de vie qui nous occupe à plein temps. Ensuite il y a eu notre déménagement et tout un tas d’événements familiaux plus ou moins sympathiques, qui ont fait passer cette grossesse au second plan.

Un peu comme Onedaymaybe, je me raccroche aux rendez vous médicaux et aux grandes étapes, mais je n’ai tout simplement pas le loisir de me poser et d’investir totalement cette grossesse. J’ai l’impression qu’elle se déroule sans moi et si je suis tout à fait honnête, cela me fait un peu de peine pour ma seconde fille. J’ai l’impression que ce bébé qui grandit dans mon ventre, on le délaisse un peu et cela me fait vraiment culpabiliser. Coïncidence ou non, alors que ma première fille ne se manifestait que lorsque j’étais au calme, ma seconde fille se rappelle très souvent à moi tout au long de la journée.

Autre différence notable, je n’ai quasiment aucune angoisse. Tu l’as vu dans le précédent article, mais rien n’a ébranlé ma foi dans cette grossesse et dans le fait que tout allait bien se passer. J’en suis la première étonnée, mais je n’ai eu que très peu de moments compliqués tout au long de cette grossesse (et à 38 SA au moment où j’écris cet article, je peux te dire que cela n’a pas changé). Il faut quand même dire que j’ai fais un gros travail de développement personnel en amont et lors de ma première grossesse, en consultant un psychologue spécialiste en TTC. J’ai vraiment l’impression que cette thérapie m’a apaisé et permis de mieux gérer mes angoisses lors de cette seconde grossesse.

Du coup, même si je suis impatiente de rencontrer ma fille, je suis très sereine vis à vis de l’attente qui me reste. Je me dis qu’elle sortira quand elle sera prête et que je n’ai qu’à profiter de ces moments où je suis encore deux en un, d’autant que ce sera ma dernière grossesse (et physiquement mon corps m’en remercie).

As-tu eu une seconde grossesse moins stressante que la première ? Est-ce que toi aussi tu as trouvé difficile de t’y investir ?

A propos de l’auteur

Je suis une jeune femme trentenaire, mariée qui vit à Paris par nécessité professionnelle. Depuis juin 2017, je suis la maman comblée d'une adorable petite fille. Je suis quelqu'un de dynamique (mais pas pour le sport). J'aime les séries télé surtout américaines (même les plus débiles), la lecture, les mangas, la musique sous toutes ses formes (et là encore même les plus débiles !) et les jeux de société.