Menu
Événement / Récit d'accouchement

Ma seconde grossesse : mon accouchement rêvé et zen – Partie 2

Je t’ai laissé la dernière fois alors que je venais de demander et d’avoir la péridurale. Le temps me parait long et je n’arrive pas à me concentrer sur autre chose que sur l’arrivée imminente de ma seconde fille. J’essaye d’écouter de la musique, mais rien n’y fait, je n’arrive pas à profiter des courts moments de répit entre les contractions.

Au bout d’une heure, j’ai l’impression que les contractions s’espacent et que la position allongée ne favorise pas tellement la descente de ma fille. Je demande à mon mari (qui s’est réveillé de sa sieste) s’il peut sonner pour appeler la sage femme. Alors qu’il s’apprêtait à le faire, la voilà qui apparaît pour venir voir comment le travail avance. Je lui explique la situation et contrairement à ce que je pensais, me voilà à dilatation complète. Cela fait cinq petites heures que j’ai perdu les eaux et mon accouchement touche déjà à sa fin.

Crédit photo (creative commons) : SeppH

Laura me demande si je veux changer de position pour aider le bébé à s’engager. J’accepte et je quitte pour la première fois depuis que je suis arrivée, la table d’accouchement pour me mettre sur le ballon. Je fais des ronds avec mon bassin en discutant avec mon mari. Mais au bout d’une demie heure, je commence à me sentir bizarre et nauséeuse. Là encore Laura apparaît alors que j’allais demander à mon mari d’appuyer sur la sonnette. Elle pense immédiatement que je suis déshydratée. Il y a une chose que j’ai oublié de demander lors des cours de préparation, les modalités en salle de travail. Et donc, je ne savais pas que je pouvais boire, voilà, voilà ! Une poche de réhydratation et le contenu de ma bouteille plus tard, je me sens beaucoup mieux.

Ma sage femme me demande si je veux essayer de pousser, car elle trouve qu’il y a quelques anomalies du rythme chez le bébé (en réalité, je n’arrêtais pas de perdre le signal lors du monitoring). On se met donc en place, mais ma Petite Pousse n’est pas encore assez descendue. Elle me fait alors prendre une position allongée, la jambe gauche relevée presque sur le ventre afin d’accélérer l’engagement du bébé. Position top confort pour moi, qui m’a permis de faire une bonne demie heure de dodo. 

Comme je sens que cela pousse de plus en plus, on appelle Laura, mais il s’agit d’une autre sage femme qui arrive. Elle m’apprend que Laura a été appelé pour aider une femme qui risque d’accoucher dans sa voiture. Elle m’examine, mais pense qu’il y en a pour une bonne heure encore. A de moment là, je suis un peu dégoûtée à l’idée que ce ne soit pas Laura qui m’accouche.

Au bout d’une petite heure, alors que je venais une fois de plus de demander à mon mari d’appeler, Laura débarque de nouveau dans la salle. Je suis aux anges. Je lui explique que je me sens bien dans cette position. Elle me confirme que si je le souhaite, je peux accoucher en restant comme je suis installée. Malheureusement, au moment de pousser, je ne sens plus aucune contraction (je venais de recevoir une dose de la péridurale). Elle m’encourage et m’indique lorsque je peux pousser. Je pousse efficacement, mais ce n’est pas facile sans sentir la contraction. Au bout de quelques poussées, elle me demande si je veux essayer à genou en m’accrochant à la tête du lit. Elle m’explique qu’elle me fera passer le bébé par en dessous. 

Au moment des poussées, je ne sens toujours pas correctement les contractions. Mais Laura a la solution, elle me guide et me demande de concentrer mes efforts sur ses doigts, lorsque je ressens l’envie de pousser. 

Cette fois-ci, cela fonctionne très bien. Je sens la tête qui s’engage, puis qui sort. Mon bébé fait rapidement entendre sa voix et la sage femme me la passe par en dessous. A ce moment là, j’ai ressenti une vague d’émotion très intense. Je pleure d’émotion. La sage femme a attendu que le cordon s’arrête de battre avant de le couper. Comme mon mari ne souhaitait pas le faire, j’ai pu réalisé ce petit acte symbolique avant qu’on se mette en peau à peau. Laura me demande de pousser une fois de plus pour expulser le placenta avant de me faire un petit point à cause d’une petite déchirure.

Je garde une souvenir ému de mon accouchement qui s’est déroulé aussi bien et tranquillement que je le souhaitais. J’ai trouvé que tout avait été extrêmement doux et serein.

Pour la petite histoire, les professionnels de santé qui ont vu ma fille après sa naissance ont tous cru qu’il s’agissait d’un accouchement par césarienne car elle ne présentait absolument aucune marque.

Cette fois-ci, je peux le dire, je me suis sentie active et j’ai adoré accoucher. Je dois beaucoup à ma sage femme qui a été vraiment parfaite. Je lui en serais éternellement reconnaissante.

As tu aimé accoucher ? Est-ce que tu gardes un bon souvenir de ton accouchement ?

A propos de l’auteur

Je suis une jeune femme trentenaire, mariée qui vit à Paris par nécessité professionnelle. Depuis juin 2017, je suis la maman comblée d'une adorable petite fille. Je suis quelqu'un de dynamique (mais pas pour le sport). J'aime les séries télé surtout américaines (même les plus débiles), la lecture, les mangas, la musique sous toutes ses formes (et là encore même les plus débiles !) et les jeux de société.