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Ma seconde grossesse : mon allaitement raté mais bien vécu


Publié le 18 mai 2020 par Madame Fleur

Lors de ma chronique sur le choix de la maternité, je t’avais indiqué vouloir mettre en place un allaitement mixte comme nous l’avions fait pour notre aînée. Pour Petit Bourgeon, les débuts avaient été très compliqués et nous avions rapidement mis en place l’allaitement mixte avec un objectif de sevrage.

Mais au final, j’étais restée en allaitement mixte jusqu’à ma reprise du travail car cette solution me convenait très bien, ainsi qu’à mon mari. Aucune raison de changer une méthode qui a fait ses preuves, mais je voulais que les débuts de l’allaitement se passent au mieux et je comptais beaucoup sur le personnel de la maternité pour m’aider sur ce point.

Des débuts normaux

Lors de la tétée d’accueil, quelque chose me chiffonnait un peu. Seulement, je n’arrivais pas à identifier ce que c’était. Avec le recul, je peux te le dire, bien qu’elle ait beaucoup pris le sein, mon bébé ne semblait pas s’apaiser pour autant.

J’étais bien mieux préparée pour les suites de couche et j’avais mis toutes les chances de mon côté. Mon mari est resté à la maternité la première nuit. Heureusement, car nous avons eu droit à la java du nourrisson cette nuit là. Je venais d’enchaîner une nuit blanche, donc entre deux tétées, mon mari s’est un peu baladé dans les couloirs afin que je puisse dormir un peu. Les nuits suivantes ont été plus calmes même si ma fille prenait beaucoup le sein (mais ce n’est pas un mal pour l’allaitement, bien au contraire), mais dormait finalement assez peu. Là encore forte de ma première expérience, j’ai cherché un moyen de dormir en cododo en sécurité afin de pouvoir me reposer un peu.

Et puis cela se complique

J’ai été un peu surprise de ne pas avoir ma montée de lait le jour qui a suivi la première nuit très compliquée. Je me suis dis que cela n’allait pas tarder. Et puis, comme la première fois, j’ai commencé à avoir très mal au moment des tétées. Avant de mettre des bouts de sein, j’ai profité du staff de la maternité pour faire vérifié ma position ainsi que celle de mon bébé. Après correction, j’avais toujours extrêmement mal, mais j’ai pensé que cela s’améliorerait dès que les crevasses auraient cicatrisées. 

Lors de la pesée du deuxième jour, la sage femme constate que Petite Pousse a perdu les 10% réglementaires. On m’explique alors que je ne pourrais pas rentrer le lendemain comme prévu. On me dit que ce n’est rien et qu’on va mettre en place un protocole pour que mon allaitement puisse se mettre en place et que ma fille prenne enfin du poids. Je dois tirer mon lait toutes les trois heures et ensuite complémenter mon bébé avec du lait artificiel à la seringue. Énorme douche froide pour moi. Je n’ai aucune envie de tirer mon lait et j’appréhende la nuit à venir à devoir nourrir ma fille toutes les 3 heures (en plus de tirer mon lait toutes les 4 heures) alors que je suis déjà très fatiguée. 

Lors de la visite de la pédiatre, elle me demande si elle me fait mal en lorsqu’elle prend le sein. Je répond par l’affirmative aussi, elle regarde d’un peu plus près comment cela se passe lors de la mise au sein. En fait, Petite Pousse prend bien le mamelon, tête très efficacement (voir un peu trop), mais elle retrousse ses lèvres. De ce fait, elle me pince et ne stimule pas la lactation comme il faudrait. Problème, il est très difficile de la corriger (on découvrira lors de la première visite chez mon pédiatre de ville qu’elle a en fait un frein de langue).

Pour moi la douleur est vraiment de pire en pire. Le soir, suite à une discussion avec mes copinautes, je prends la décision d’expliquer à l’infirmière de nuit mes angoisses. Elle voit tout de suite ma détresse face à la douleur. Je lui explique comment l’utilisation des bouts de sein a sauvé mon allaitement et elle me rassure en me disant d’essayer. Elle me dit également de ne pas m’inquiéter pour la nuit et de ne pas faire de tirages si je suis trop fatiguée, que je dois en priorité reprendre des forces. Cela me fait un bien fou d’être écoutée et j’attaque la nuit beaucoup plus sereine. Malheureusement, malgré les bouts de sein la douleur est insoutenable. A force de serrer les dents, je me déclenche une mauvaise migraine et un énorme mal de dos qui ne me quittera que quelques semaines plus tard.

Passage au biberon

Au milieu de la nuit, je n’y tiens plus. La douleur est terrible et ma fille ne fait que pleurer de faim. J’appelle la sage femme de nuit qui se montre hyper compréhensive et soutenante. Elle m’écoute, ne me juge pas et me demande ce que moi, je souhaite faire. Je lui explique qu’on souhaitait passer à un allaitement mixte dans quelques semaines et que l’allaitement n’est pas essentiel à mes yeux. Ma seule priorité reste ma fille et je sens bien qu’elle n’est pas sereine et qu’elle a faim. Elle va donc me chercher des tétines pour les biberons.

Ce premier biberon, je l’ai vécu avec un immense soulagement. J’ai senti la pression retomber d’un seul coup.

Crédit photo (creative commons) : Beeki

La journée du lendemain a été d’une facilité déconcertante. Dès le premier biberon, ma fille a totalement changé de comportement. Elle s’est apaisée, enfin nourrie à sa faim. J’ai choisi de ne pas tirer mon lait. Je trouvais que le ratio avantages/inconvénients n’était pas suffisant. J’ai eu une montée de lait très importante à cause des différents tirages, mais le fait de donner le biberon m’a permis de la vivre très sereinement.

Le lendemain, la nouvelle pesée a été très concluante et nous avons eu l’autorisation de quitter la maternité pour débuter notre nouvelle vie à quatre. Depuis, tout se passe extrêmement bien et je n’ai jamais regretté cette décision.

Comment s’est passé ton allaitement ? Est-ce que tu connaissais le frein de langue et les problèmes qu’il peut entraîner ?



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Commentaires

2   Commentaires Laisser un commentaire ?

Raphaelle

Du coup tu n’as pas mix-allaité en revenant à la maison c’est ça? ou mis au sein pour soulager ta montée de lait?

le 18/05/2020 à 11h05 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je n’ai rien fait du tout.
J’ai évité autant que possible de stimuler ma poitrine, j’ai mis beaucoup de froid et j’ai pris de l’ibuprofène pour soulager l’inflammation.

En une semaine, ça allait déjà beaucoup mieux 🙂

le 18/05/2020 à 14h45 | Répondre

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